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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:33

 

Le Tour de France, un feuilleton annuel plein de suspense qui revient chaque été et nous concerne tous.

 

Le Tour est né en 1903. Sa popularité a augmenté au fil des décennies grâce aux médias. S’il a contribué à faire vendre des exemplaires du journal L’Auto au début du XXème siècle, la radio puis la télévision l’ont promu au rang de feuilleton populaire tout aussi passionnant que les écrits de Dumas, Zévaco et autres spécialistes des rebondissements.

La saga du Tour de France

D’ailleurs chaque année, le tour offre son lot de surprises. Défaillances, incidents de course, pièges (bordures, chutes au mauvais moment, incidents techniques...), exploits, déjouent les pronostics et écrivent un scénario qui échappe aux spécialistes. Les auteurs de fiction affirment parfois que les personnages leur échappent et mènent l’histoire à leur gré en s’éloignant du schéma imaginé par leurs créateurs. Les rois de la route appliquent ce principe. Des personnages secondaires tentent de jouer les premiers rôles. D’anciens rois quittent la scène prématurément, des obstacles imprévus surgissent, la météo s’invite à l’écriture du script, des journalistes s’efforcent de dicter au public le choix du bon et du méchant (comme en matière de politique et d’affaires judiciaires). Tout le monde ne gagne pas. Nous ne sommes pas à L’école des fans au temps de Jacques Martin. L’épreuve honore tout de même plusieurs vainqueurs, le maillot jaune, le maillot vert, le maillot à pois, le maillot blanc ainsi que le premier de chaque étape. De nombreux coureurs s’inscrivent au Tableau d’honneur de la Grande boucle.

Tous concernés

 

Existe-t-il un seul Français que le Tour de France laisse indifférent ? Qui n’a pas suivi une étape à la radio ou à la télévision ? Quand il était gamin, au temps des vacances scolaires ou plus tard, voire quotidiennement en fonction de ses obligations professionnelles.

La saga du Tour de France

Dans ma mémoire, les premiers souvenirs de l’épreuve s’associent aux vacances au camping de Larmor Plage. Il y eut l’arrivée des étapes que nous écoutions sur un transistor avec de bons copains. Et aussi le passage du Tour près de Languidic. J’étais au bord de la route avec mes parents. La caravane publicitaire défilait avant les coureurs. Je crois bien qu’Yvette Horner jouait de l’accordéon sur un camion. Les collaborateurs des annonceurs jetaient des objets publicitaires que les enfants (moi comme les autres) attrapaient, très fiers de ramener un souvenir.

La saga du Tour de France

Une ambiance de fête, des véhicules originaux qui assuraient la promotion des marques d’apéritifs et autres produits de grande consommation. Puis les coureurs arrivaient. Je les ai vus passer en peloton, très vite, plus que je l’avais imaginé à l’époque.  Beaucoup plus que moi quand un de mes copains, plus âgé, m’apprenait à rouler avec  son vélo de grand et que je m’efforçais de me montrer digne de son amitié. Un peloton qui roule produit un bruit mécanique particulier. Rien à voir avec les vrombissements de voitures de course, mais un son particulier, mécanique, mélange des frottements des chaînes, engrenages, pneus. Une atmosphère qui rappelle que le Tour est un sport de haut niveau, une affaire de géants et de forçats.

Partisans et supporters

 

Qui n’a pas souhaité ardemment la victoire d’un concurrent ? De tous temps, les duels de champions ont enflammé les passions. Au temps de mon enfance, la France se divisait en supporters de Poulidor et partisans d’Anquetil.

La saga du Tour de France

Je faisais partie de la seconde catégorie. Sans hostilité contre son sympathique adversaire d’ailleurs. Mais ma préférence en faveur d’Anquetil s’est encore affirmée quand j’ai appris que le Normand aimait la course automobile (mon sport préféré) et disputerait le Rallye de Monte-Carlo au volant d’une Ford Mustang. En outre, je m’indignais de l’attitude de certains poulidoristes. En 1964, la lutte en tête de course était acharnée. Certains supporters n’hésitaient à faire des bras d’honneur à Jacques Anquetil, voire à cracher en sa direction.

La saga du Tour de France

De nos jours, les spectateurs continuent à se déchaîner autour des candidats à la victoire. Les commentaires très durs que je lis parfois sur les réseaux sociaux au sujet de certains candidats à la victoire m’incitent à penser qu’ils doivent correspondre au soutien forcené d’un autre coureur... Pour ma part, je suis moins intéressé par le classement général aujourd’hui. Je préfère cependant voir Froome l’emporter qu’un type dont des journalistes parlent tout le temps – même quand il ne court pas - mais qui a déjà été convaincu de dopage. Je ne suis que vaguement l’évolution du général depuis qu’Andy Schleck a arrêté la compétition. Avant, les victoires d’Indurain m’ont fait plaisir. Puis j’ai vivement  souhaité  voir Richard Virenque et Jan Ullrich en jaune sur les Champs. Je ne revendique pas l’objectivité. Il m’est arrivé d’éteindre la télévision avant la remise du maillot jaune à un coureur (un seul et il n'est pas américain).

La saga du Tour de France

Maintenant, mon spectacle préféré dans le Tour, ce sont les arrivées d’étapes au sprint. Et mon scénario favori se réalise lorsque Marcel Kittel gagne ! J’espère que ça arrivera souvent en 2017. Peut-être que je viens de perdre des lecteurs, supporters inconditionnels d’un autre sprinter (humour) ?

Le Tour, un univers romanesque qui fascine les écrivains et les communicants

 

Du suspense, de l’angoisse, des personnages dotés de caractères forts, parfois quelques tricheurs, autant dire tous les ingrédients d’une recette de roman. L’édition 2017 offrira certainement l’occasion à des auteurs de promouvoir leurs romans ou récits. Tant mieux ! Un écrivain met beaucoup de lui dans ses livres. La rencontre entre le lecteur et l’histoire racontée relève  d’éléments subjectifs. La magie opère toujours auprès de certains lecteurs. Une satisfaction intense chez celui qui raconte et chez celui qui tourne les pages avec un mélange de bonheur et d’angoisse d’atteindre la fin. Je me rappelle un livre découvert quand j’avais onze ou douze ans. Trois collégiens d’une même classe rêvaient de gagner la Grande boucle. Les années passaient. Ils arrivaient tous à y participer. Naturellement, deux se révélaient gentils et restaient de grands amis tandis que le troisième jouait le rôle du méchant sans scrupule qui attaquait quand d’autres connaissaient un incident mécanique, provoquait des chutes lors des sprints, se conduisait en voyou. Le cadre de la fiction jeunesse publiée par un éditeur honorable se terminait logiquement par l’exclusion du méchant et la victoire d’un des gentils.

La saga du Tour de France

Une fin forcément un peu naïve. Les dénouements positifs plaisent toujours, même aux grands. Un enfant sommeille chez chaque adulte. Il y préserve une part d’espérance, de joie de vivre, de résistance à la routine, de refus des compromis indignes. Le Tour de France fait partie des événements récurrents qui conservent une part d’enfance et de bonheur chez les adultes qui vieillissent. Tout simplement parce qu’il invite chaque année à la visite d’une des salles du musée des bons moments, des joies simples partagées avec les copains de jeunesse que nous n’oublions pas.

La saga du Tour de France

Bien qu’animés par le souci de booster les ventes plus que par leurs souvenirs, les communicants qui travaillent avec les constructeurs automobiles associent également des story-tellling  à la Grande boucle. Ce fut souvent le cas de Peugeot. J’écrirais volontiers une fiction « publicitaire » intégrant course cycliste et automobile. Par exemple une histoire vintage avec un gentleman driver d’hier évoquant le passé d’un marque automobile présente  au Tour de France. J’ai déjà envisagé l’idée (cf http://bit.ly/2o9SLqt ). J’ai travaillé le personnage pressenti dans des nouvelles illustrées avant, peut-être, de le développer en BD si un dessinateur se joint au projet (cf http://bit.ly/2bAFnbr )

La saga du Tour de France

Récemment, c’est un autre tour, le Tour de France automobile, inspiré du tour cycliste, qui a excité ma plume, ou plutôt mon clavier ainsi que les objectifs de mes appareils photographiques : 1) http://bit.ly/2pluS0e - 2) http://bit.ly/2qjls5F - 3) http://bit.ly/2r1DkSW - 4) http://bit.ly/2rsXSXz  - 5) http://bit.ly/2r2Q0fG

La saga du Tour de France

En tout état de cause, automobile et cyclisme suivent des trajectoires parallèles. Le champion cycliste et le pilote automobile poursuivent les mêmes objectifs, vitesse, victoire. Ils travaillent assidument les trajectoires, la pénétration dans l’air, tandis que leurs ingénieurs chassent le poids inutile et optimisent la machine de course avec les matériaux présentant le meilleur rapport poids – rigidité. Une motivation de plus pour s’intéresser aux performances des cyclistes quand on aime la course automobile !

 

Permettez-moi, chers lecteurs, de conclure cette note par un appel au respect des cyclistes. Ces derniers mois, trop de cyclistes ont été renversés par des conducteurs peu attentifs ou indifférents à ceux qui roulent sans carrosserie protectrice. N’oublions jamais qu’une chute peut provoquer  des conséquences graves. Le cycliste qu’un automobiliste renverse pourrait être votre champion préféré au cours d’un entraînement, le fils de vos meilleurs amis. Sans doute un inconnu, penserez-vous. Et alors ? Cette personne a sa vie, des parents et des proches qui l’aiment. Qui qu’elle soit, elle mérite de rentrer chez elle en bonne santé après sa promenade à vélo. Respectez la, faites attention à elle. Vous ne roulez peut-être plus jamais à vélo. Mais si vous êtes au volant d’une voiture, d’un camping-car ou d’un véhicule utilitaire aujourd’hui, c’est un peu parce que quand vous étiez un enfant qui faisait du vélo auprès de chez lui, des adultes qui se sentaient à l’abri dans leur auto ou leur camion ont fait attention à vous.

QUELQUES LIENS

 

Ambiance vacances d’avant : plage, Tour de France, rêves de jeunesse http://bit.ly/1iY1Yfh

 

Ronnie tenta de gagner une course cycliste avant de devenir pilote automobile http://bit.ly/1TPtP0s

 

La jaguar Type F Sky sur le Tour de France 2015 présentée par Designmoteur http://www.designmoteur.com/2015/07/jaguar-f-pace-tour-de-france/

 

Retour dans le passé automobile avec des modèles qui ont couru le Tour Auto et, pour certaines, les 24 Heures du Mans http://bit.ly/2sjCEZU

 

« Il était une fois Anquetil », une biographie de Jacques Anquetil écrite par Raphaël Geminiani et Jean-Marc Millanvoye  http://amzn.to/2uaX0VR

 

Thierry Le Bras

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:28

Après les BD, les films ! Et toujours trois vedettes cabochardes, le cocker au caractère... de chien... et la 2cv rouge !

 

Reste-t-il un seul Français qui ne connaîtrait pas Boule et Bill ? Boule, c’est le petit garçon aux cheveux roux. Bill, c’est le cocker au poil roux. Ne vous inquiétez pas, tous les jeunes lecteurs ou spectateurs pensent que c’est l’inverse avant de découvrir la première histoire.

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

Boule et Bill sont nés en 1959. Leur apparence reste intangible dans les BD, mais auprès des médias comme du public, ils ont grandi dans les années 60 et continué à muscler leur aura lors des décennies suivantes.

De Spirou aux journaux de programmes télé...

 

Les journaux de BD se portaient bien dans les sixties. Ce sera la chance de Boule et Bill qui commenceront leur carrière dans Spirou, un des leaders sur le marché avec Tintin et Pilote.

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

Une des particularités de Boule et Bill réside dans le formatage des histoires. Ici, pas de découpage en « feuilleton » d’un album de 48 à 62 pages. Les auteurs initiaux préféraient des gags qui tenaient sur une planche. Cela n’a pas nui à la publication d’albums. Simplement, chacun rassemble une quantité de petites histoires du cocker coquin et de son jeune maître avec la participation de personnages secondaires, le père, la mère, Pouf, le meilleur copain, Caroline la Tortue et souvent la fameuse 2cv rouge. A part toutefois Globe-trotters, une histoire complète qui dure tout un album.

 

Boule et Bill ont poursuivi leur carrière dans des magazines annonçant les programmes télévisés et des quotidiens. Je me suis laissé dire que dans un magazine télé, une enquête de lectorat révéla que Boule et Bill luttaient pour le leadership des pages hors programmes TV avec la rubrique juridique qui présentait l’avantage d’aborder ce qui intéresse le plus les lecteurs, eux-mêmes, leurs petites histoires, ou leurs vrais problèmes...

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

A l’époque des débuts de Boule et Bill, la 2cv représente bien plus qu’une voiture. Elle fait partie des véhicules abordables qui mettent l’automobile à la portée des Français moyens, leur offrent la liberté, les week-ends à la campagne ou au bord de la mer, les vacances loin de la ville. La 2cv, un phénomène de société, un symbole d’une époque où les politiques souhaitaient que leurs concitoyens vivent de mieux en mieux et trouvent le bonheur. Je sais, ça, c’était avant, quand le peuple français était au cœur des préoccupations des candidats. Un passé dépassé...

 

Mais au bon vieux temps vintage, celui de l’optimisme et de la confiance en l’avenir, rien d’étonnant à ce que la petite famille de Boule et Bill se rassemble dans une 2cv. La sympathique petite Citroên contribue à l’identification. Le jeune lecteur se transporte volontiers dans l’univers parallèle de Boule et Bill. Il connaît forcément quelqu’un de positif qui roule en 2cv. Son père, celui d’un copain, un oncle, l’instituteur, le docteur, le curé... La 2cv fait partie de sa vie. Un choix judicieux !

Maintenant, les films !

 

Deux films mettent désormais en scène Boule, Bill, Caroline, les parents, Pouf, la 2cv et les autres personnages de l’univers de la série BD.

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

Naturellement, la 2cv tient sa place. Rouge, la couleur préférée des enfants. Un joli contraste avec les couleurs ternes et neutres des boites de conserves d’aujourd’hui auxquelles des constructeurs généralistes donnent encore le nom d’automobiles... Des trucs pleins d’électronique dont toujours prêts à tomber en panne et à générer des coûts de maintenance. Des objets sans joie, sans fantaisie, sans odeur ni saveur, si éloignés du monde de Boule et Bill et de la 2cv... En visionnant les films de Boule et Bill, le rire est garanti. Un plaisir à ne pas manquer dans ce monde qui donne si souvent envie de pleurer.

QUELQUES LIENS

 

Puisque nous parlons de 2cv... Vous rappelez-vous, Bolo, le bandit en 2cv ? http://bit.ly/1NHCOOV

 

Un personnage que je voudrais adapter en BD, Ronan : ici contre la mère Poupoune et sa 2cv http://0z.fr/SBfWH

 

Autre phénomène de société vintage, Le Club des 5 ! Que sont-ils devenus à votre avis ? http://bit.ly/2fLTRHU

 

Des voitures dans la ville, dont une Ami 6, petite sœur de la 2cv http://bit.ly/2nLO44O

 

L’automobile, c’était vraiment mieux avant http://bit.ly/2lkbnSk

 

Thierry Le Bras

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 16:19

Les pilotes des années 50 et 60 étaient de vrais personnages de romans.

 

Le danger et le mystère qui entouraient la course automobile contribuaient à ce statut. En 1964, pas d’Internet, peu de reportages télévisés et radiophoniques. Seuls les authentiques passionnés réussissaient à recueillir des informations complètes sur leurs pilotes préférés.

Le blouson vert de Ronan

Parmi cette catégorie, les jeunes Éric Trélor et Ronan Le Mat (dit plus tard Ronnie), personnages secondaires de l’univers de David Sarel, un des premiers rôles récurrents de mes univers de fiction (c.à.d. romans, nouvelles et feuilletons).

Même pas peur

 

L’action se situe en 1964. Éric et Ronan usent encore leurs pantalons sur les bancs de l’école primaire. Plus tard, ils pratiqueront la course automobile, c’est sûr. Avant, Ronan deviendra champion olympique de lutte. Le petit costaud n’en doute pas. Son tempérament bagarreur allié à un physique solide lui permettra forcément de réaliser ce premier rêve.

Le blouson vert de Ronan

Après, il se consacrera à la course automobile et ressemblera aux pilotes qui le fascinent. Trop jeune pour conduire légalement un engin à moteur, il cherche des sensations de vitesse à vélo. La classe de Jacques Anquetil le fascine. Il suit les performances des rouleurs, des descendeurs, des sprinteurs, des meilleurs contre la montre.

Le blouson vert de Ronan

Il s’engagera peut-être dans quelques courses cyclistes en attendant d’obtenir le diplôme qui lui tient le plus à cœur, le sésame du bonheur, le permis de conduire. Le grand-père d’Éric leur a raconté que Pedro et Ricardo Rodriguez ont remporté des courses cyclistes au temps de leur enfance. Ronan réalise que la course automobile coûte cher. Ses parents ne l’aideront pas. Ils préfèrent ses frères, il en est convaincu. Ronan est trop honnête pour devenir escroc ou braqueur. Il faudra se débrouiller autrement.

Le blouson vert de Ronan

Alors, s’il faut gagner des sous rapidement afin d’acheter la voiture avec laquelle il se fera remarquer, une Cooper S ou une Ford Cortina Lotus, il a pensé à une solution, la boxe. Il paraît qu’on y gagne vite de grosses sommes. Il boxera juste un an ou deux, le temps de mettre assez d’argent de côté pour devenir pilote. Il n’est pas grand mais costaud, le plus fort de la classe. L’été à la plage, il se confronte à d’autres copains. Seul Nicolas réussit à le dominer. Ronan est sûr de retourner la situation et de le vaincre bientôt. Il n’imagine pas trouver son maître dans un sport de combat. De toute façon, il n’a peur de rien.

Le blouson vert de Ronan

A la limite, si percer en boxe professionnelle prend trop de temps, il pourrait se faire des tunes dans le catch. Roger Couderc le transformerait en vedette de la télé et sa notoriété l’aiderait à entrer dans une bonne écurie. Il hausse les épaules quand ses potes Éric, Feddy et Dom essaient vainement de le dissuader. Ils n’ont pas de souci à se faire. Ils ont vu comment, à chaque fois, il allonge le plus grand de l’école qui le dépasse d’une demi-tête. Il empruntera une trajectoire un peu semblable à celle de Lino Ventura, lutteur puis acteur. Lui sera lutteur amateur (indispensable s’il veut aller aux J.O.), boxeur ou catcheur professionnel, et enfin pilote. Il adore Ventura, surtout quand il distribue les baffes, par exemple dans Les Tontons flingueurs. Avec ses épaules carrées et son aptitude à la bagarre, Ronan paraîtra crédible dans le rôle du costaud. Au pire, si les sports de combat ne payent pas assez et qu’il ne parvient pas à acheter une bonne voiture, il commencera par la moto. Du moment qu’il s’agisse de vitesse avec un engin qui offre des sensations fortes, tout lui convient. Une fois champion sur deux roues, il trouvera bien un volant.

Mike Hawthorn, premier héros de Ronnie

 

En 1964, le pilote préféré de Ronan s’appelle Mike Hawthorn. Les plus connaisseurs en matière de sports mécaniques se rappellent que Mike est décédé dans un accident de la circulation le 22 janvier 1959 après avoir notamment remporté le titre de Champion du monde de F1 1958 et les 24 Heures du Mans 1955. Ronan a découvert le champion anglais d’une manière originale. Le jeune garçon est né le dimanche 5 juillet 1953 et il s’est demandé si cette date correspondait à un événement notable dans le monde de la course automobile.

Le blouson vert de Ronan

Alors, un jeudi matin, le grand-père d’Éric a amené les deux gamins aux archives municipales de Lorient consulter les journaux d’époque. Le petit groupe a trouvé ce qu’il cherchait. Il s’était bien passé quelque chose de particulier ce jour-là. C’était le Grand-Prix de France 1953, une course qui donna lieu à un final ahurissant. A cinq tours de l’arrivée, Hawthorn sur Ferrari et Fangio sur Maserati étaient roues dans roues. Ils se livrèrent un duel acharné, se doublant et se redoublant sans cesse. A l’amorce du dernier tour, ils passèrent devant les tribunes côte à côte. Qui allait l’emporter ? Fangio sembla prendre un instant l’avantage, mais l’épingle du circuit lui fut fatale. Gêné par une première qui ne passait plus, il perdit du temps à la sortie du virage le plus serré et franchit la ligne d’arrivée 36 mètres derrière Hawthorn. En Anglais soucieux de son apparence, Mike Hawthorn s’était présenté au départ vêtu d’un blouson en daim vert et d’un nœud papillon. Ce détail impressionna beaucoup Ronan qui trouvait qu’il ressemblait un peu à Mike Hawthorn.

Le blouson vert de Ronan

Le jeudi suivant, il fait le tour de toutes les boutiques de Lorient avec sa mère afin de trouver un blouson de toile vert qui ressemble le plus possible à celui que portait Mike au Grand-Prix de France 1953. Il trouve un vêtement qui lui convient. A l’école comme sur son vélo le jeudi, il portera fièrement le blouson d’un champion, défendra les couleurs de son héros, se mettra dans la peau du pilote qu’il deviendra un jour. Plus les semaines passent, plus il se sent certain de ressembler à Mike. Son destin sera peut-être dramatique, tel celui de Mike. Dramatique mais glorieux. Toute sa vie, il comptera des blousons verts dans sa garde-robe et portera le nœud papillon lors des soirées habillées...

QUELQUES LIENS

Les personnages de fiction vivent dans un univers parallèle où ils existent vraiment, considérait Serge Dalens. Je partage cette conviction. Nos personnages de fiction ont donc un présent, un passé, un avenir. Voici donc quelques épisodes de la vie de Ronan. Par rapport à l’achat de son premier blouson vert, ils représentent l’avenir. un futur devenu antérieur à la période contemporaine. Au moment de leur déroulement, ils coïncidèrent brièvement avec le présent.

 

Et Ronnie freina trop tard… Une aventure d’un pilote né pour devenir héros de BD ! http://bit.ly/1TPtP0s

 

Ronnie joue et gagne contre la Ferrari http://bit.ly/1BmWlxQ

 

Quand Ronan affrontait la mère Poupoune et sa 2cv http://0z.fr/SBfWH

 

Le blouson vert de Ronan

Ronan et des Dauphine qui ne sont pas les loseuses au concours de Miss France http://0z.fr/r8RvN

 

Le temps a passé. Les sixties ont laissé place aux seventies. Qu’est devenu Ronnie ? Pas ce qu’il voulait, mais au moins, il pilote http://bit.ly/2bAFnbr

 

Jour de gloire pour Ronnie http://0z.fr/DwoeM

 

Thierry Le Bras

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 14:13

Flash-back à la fin des années 60. Philippe est encore lycéen. Alors qu’il veut aider Noémie, une amie, il est victime d’une agression sauvage.

 

Noémie souffrait d’une intoxication alimentaire après avoir mangé une brandade de morue – une préparation facilement toxique - plus tout à fait comestible vendue par l’amère Mullet, une épicière vorace d’oseille. La petite commerçante cupide nageait en eau trouble et écoulait sans scrupule des plats préparés à base d’ingrédients avariés.

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

Après un bref passage à l’hôpital, Noémie, dernière victime en date de la sorcière, se voyait contrainte de passer quelques jours de convalescence chez elle avant de reprendre les cours. Repos, bouillons de légumes et plats faciles à digérer au menu. Philippe et son cousin Laurent se relayaient pour lui rendre visite. Noémie souhaitait que sa famille déménage car elle ne sentait pas à l’aise dans le pavillon de la rue des Perdrix dans lequel elle habitait à Paramé. La plupart des voisins étaient plutôt gentils, mais aux dires de la jeune fille, « d’autres n’étaient vraiment pas de la crème. Pas le haut du panier, des vrais fruits pourris. »

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

Philippe constata un mercredi après-midi que ces nouveaux Paraméens-là n’avaient pas les qualités des succulents gâteaux sortis de la meilleure pâtisserie du quartier. Sortant de chez son amie, il enfourchait sa mobylette Peugeot aux allures de moto lorsqu’un bras dodu le saisit par derrière. Le gars à qui appartenait le jambon plein de gras profita de son déséquilibre pour le faire tomber par terre. Malgré son apparence policée et bien élevée, Philippe était à peu près aussi doux et inoffensif qu’un régiment de chars blindés. Il pratiquait assidument le judo ainsi que l’escrime et s’entraînait quasi quotidiennement à la lutte en chahutant avec son cousin. L’agresseur n’eut pas le temps de le plaquer au sol comme il le prévoyait. Au moment où il se sentit déséquilibré, Philippe se jeta en arrière. L’autre recula, déséquilibré à son tour et surpris par la manœuvre. Philippe poursuivit un mouvement de retournement arrière. Son pied droit frappa l’arête du nez et l’œil de son agresseur. Philippe se félicita d’avoir choisi le matin de porter des chaussures de ville aux semelles protégées par des fers plutôt que des tennis aux semelles souples. Le gros lard saignait comme un porc. Sous sa pommette en marmelade, une étrange mixture ressemblait à la chair à saucisse qui garnit une paupiette. Philippe n’avait pas eu le temps de profiter de sa victoire éclair. Un gibier de potence ressemblant au premier voyou avec juste quelques centimètres de moins l’avait cueilli par surprise en lui balançant une tarte dans la poire. Une grosse châtaigne. Le nouvel attaquant crut que Philippe était cuit. Il paraissait sonné et se laissa tomber en avant sur lui. Il le repoussa et ne comprit pas ce qui lui arrivait. Philippe se projeta un arrière en exécutant un Sumi gaeshi qui fit voler l’autre dans les airs avant un écrasement sur le macadam qui lui pela les mains, le menton et les genoux avec la sauvagerie d’une râpe à gruyer. Eh oui, rue des perdrix, le perdreau de six semaines s’était fait rouler dans la farine. Encore un peu tendre pour un plat de résistance. Au moment des coups de pieds dans le ventre, le foie de veau du type se recroquevilla comme dans le beurre brûlant d’une poêle à frire.

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

Philippe avait neutralisé les deux voyous en deux coups de cuiller à pot. Le dernier combattant ne se relèverait pas avant plusieurs minutes. Le premier paraissait tout blette aussi. Après avoir ajusté ses vêtements et remis ses cheveux en ordre, Philippe lui posa cependant une question.

 

- Pourquoi tu as voulu m’aplatir, gros lard ? T’as de la chance que je sois bonne pâte. J’aurais pu t’attendrir la couenne plus longtemps.

 

- Simple, avait rétorqué le plat de nouilles couleur sauce tomates. Je ne t’aime pas.

 

- Ah bon ? On ne se connaît même pas.

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

- Mais moi, je sais qui tu es. Je sais ce que font tes parents. Je sais que ton père a une Taunus 20 M et que ton oncle roule en DS 21. Je sais qu’un jour, il pleuvra sur ton écuelle. Mon frère et moi, on s’en fout que nos parents ne puissent jamais changer leur Ami 6 pour une Peugeot 204 ou même une 404. Ce qui nous ferait plaisir, ce serait que ton père et ton oncle, ils perdent leur Taunus et leur DS. Pour voir ça, j’accepterais volontiers que nous n’ayons plus qu’une 2cv, une vieille 4cv, et même plus de bagnole du tout. C’est pas grave que tu m’ais pété la gueule aujourd’hui. Un jour, un président nous permettra de te pendre à un lampadaire, ou mieux, de te couper tes noyaux d’olives. Tu voulais savoir pourquoi nous nous en sommes pris à toi ? On a vu ton polo Lacoste quand tu es entré chez Noémie. On avait l’intention de le mettre en pièces et de te tabasser jusqu’à ce que tu nous supplies de te laisser partir en rampant.

 

- Raté, avait rigolé Philippe. Toi et ton frangin, vous avez du jus de navet dans les veines. Si j’avais voulu, je vous aurais mis en miettes. Compte pas trop m’envoyer sucrer les fraises, minable. Je ne suis pas un lapin de six semaines et un jour, c’est peut-être moi qui te logerai un pruneau dans le buffet.

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

Philippe avait observé dans le rétroviseur de sa mob que son visage rougissait à l’endroit où il avait pris un marron. Sa peau le brûlait et sa paupière le gênait. De retour dans la maison familiale à Saint-Servan, son cousin Laurent l’avait soigné avec le contenu du frigo en appliquant un vieux remède. D’abord l’application de glaçons placés dans un torchon. Puis une tranche de viande de la taille d’une escalope découpée dans un rôti de veau. Le soir, la marque de coup était atténuée. Le vendredi matin, jour de retour au collège, elle n’était pas décelable, à moins d’avoir eu connaissance de ce qui était arrivé à Philippe. Le bon usage des glaçons et de l’escalope avaient évité au patient de se faire mettre sur le grill par les questions saignantes de petits carnivores comme Brice, toujours prêt à appuyer là où ça faisait mal.

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

Ou encore des vannes épicées de Gabriel, qui contrairement ce que son prénom aurait pu laisser penser, n’avait rien d’un ange. Un jaloux pathologique et sadique, malheureusement très costaud malgré son apparence filiforme. Un type qui valait à lui seul deux paires de crapules paraméennes. Il s’amusait à tordre ses condisciples et faisait durer les matchs de catch qu’il provoquait sous prétexte de rigoler. Malgré sa capacité à se défendre, Philippe s’était fait piéger par Gabriel, comme à peu près tous les copains de leur classe d’âge. Il avait vraiment dégusté. L’autre, qui voulait faire mal, gardait toujours une fraction de seconde d’avance et bloquait toutes ses prises. Il l’avait empêché de respirer jusqu’à ce que plaqué au sol, vexé, au bord de l’asphyxie, il s’avoue vaincu. Des minutes très pénibles qui, alors que Philippe était bien moins en danger qu’au moment de l’agression subie rue des perdrix, lui laissait un souvenir très sombre. Un cauchemar qu’il n’arrivait pas à effacer de sa mémoire. En vérité, Gabriel se vengeait cruellement de ceux qu’il jalousait, les plus aisés, les premiers de classe, les plus doués dans un autre sport que la lutte... Ceux qui, comme Philippe, appartenaient aux trois catégories, auraient fini pendus au bout d’une corde sans la peur du gendarme qui garantit la sagesse des plus mauvais et la sécurité de leurs proies potentielles. Gabriel extériorisait sa haine de tous ceux à qui il supposait quelque chose qu’il n’avait pas, argent, intelligence, élégance, don pour un sport, pouvoir de séduction... Il n’aurait pas intérêt à se présenter aux élections de chef de classe à la prochaine rentrée. Quoique... Les gens votent-ils pour celui qui défendra leurs intérêts ? Pas sûr... Beaucoup préfèrent désigner quelqu’un dont ils savent qu’il leur nuira mais qu’ils espèrent voir léser davantage encore le voisin qu’ils détestent, jalousent, vouent aux flammes de l’enfer parce qu’ils l’imaginent plus heureux qu’eux...

Jalousie, haine et riposte, les piliers de la société ?

Noémie reprit les cours très vite. Il ne serait pas utile dans l’immédiat d’organiser une brigade pour aller la voir en toute sécurité…

 

QELQUES LIENS

Ce texte est extrait d’un feuilleton dont je suis l’auteur. Son titre, UN PLAT SAIGNANT ET UNE ADDITION SALÉE, un feuilleton gastronomique qui décrypte le menu de lecture d’une cuisine automobile, fiscale et sociétale amère :

ENTRÉE http://bit.ly/1rlBhnh

PLAT http://bit.ly/1yuTHIC

DESSERT http://bit.ly/1vouydO

 

DE TROP A NOËL, un autre feuilleton avec Philippe et Laurent dans les rôles principaux http://bit.ly/1OxKWG1

 

Des voitures dans la ville http://bit.ly/2nLO44O

 

Thierry Le Bras

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:58

« La course, c’est la vie. Avant et après, il n’y a que l’attente », affirme Steve McQueen dans le film Le Mans.

 

La course pousse le pilote et chaque membre de son équipe à donner le meilleur de lui-même. Elle exacerbe les passions, celles des concurrents, des supporters, de tous ceux qui ont investi sur ses résultats. Le danger rôde. La jalousie se cache sous les sourires de façade. Considéré comme le but ultime, un simple moyen, une obsession maladive selon les personnalités des acteurs, l’argent s’invite au programme. Le suspense surfe naturellement sur les sommets de l’angoisse.

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Existe-t-il quelque chose d’aussi fort que les émotions que procure un bolide mené à l’extrême limite de l’adhérence ? Je ne le pense pas. Auprès de la satisfaction d’un pilote qui a réussi la performance parfaite, qui se convainc que personne au monde n’aurait pu faire mieux avec son matériel, tout paraît fade, insipide, sans intérêt réel.

 

C’est pour cette raison que je choisis la course automobile comme cadre de romans et nouvelles. D’ailleurs, même quand je n’inscris pas les sports mécaniques au menu de mon scénario, j’y fais discrètement allusion avec une voiture ou une moto qui épice la personnalité de tel ou tel personnage. Je ne suis pas le seul à observer cet accord parfait entre sport automobile et fictions. D’autres romanciers et nouvellistes ont ouvert la piste, à diverses époques, en invitant différentes générations de lecteurs à s’identifier à leurs personnages. Trois exemples aujourd’hui.

« Court-circuit en Malaisie - 6 Histoires d’automobiles »

Barbara Castello et Pascal Deloche – Emmanuel Viau – Pascale Védère d’Auria – Patrick Capelli – Julie Got – Xavier Mauméjan.

Éditions Fleurus

 

Humour, sentiments, policier, faits divers, fantastique, science-fiction, tels sont les genres auxquels correspondent les histoires courtes réunies dans cet ouvrage destiné principalement à un lectorat jeunesse. Précisons cependant que tout lecteur de 10 à 90 ans et plus dévorera ce recueil rédigé par des maîtres du suspense.

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Car aucun adulte ne saurait résister au complot qui menace un pilote de F 1, aux rebondissements d’un rallye sur des routes enneigées, à une course vitale contre des extra-terrestres féroces. Sans parler des dangers d’une poursuite aux US, d’une enfant meurtrie par la passion que son père voue aux voitures anciennes ou de la vengeance post mortem d’un pilote.

« Le Ciel n’a pas de préférés »

Érich Maria Remarque

Édité chez : Club femmes – Éditions Rombaldi – Presses de la Cité – Presses Pocket

 

Coureur automobile habitué à une vie brillante et trépidante, Clerfayt se trouve hospitalisé dans un sanatorium suisse. Il y fait la connaissance d’une jeune femme charmante, frappée comme lui par la maladie.

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Retrouvera-t-il un jour sa place dans le cockpit d’une voiture de course ? L’histoire d’amour qu’il commence connaîtra-t-elle un dénouement heureux ?

 

Une histoire poignante où le luxe des sites et des décors ne fait pas oublier le désespoir et l’angoisse de la mort. Car comme l’annonce l’auteur, le Ciel n’a pas de préférés …

« Derniers essais avant le Grand Prix »

J.P. Domescq

Gallimard Jeunesse (Folio Junior)

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Grâce à ses résultats scolaires, Cédric est autorisé à aller au Grand Prix de France de Formule 1.

 

Il est subjugué par les bolides alors que sa copine Marion qui l’accompagne préfère les sciences naturelles. Les essais se déroulent bien lorsque, catastrophe, l’aileron d’une voiture s’envole…

 

Des univers différents, mais toujours la course en fil conducteur... Envie de vous immerger dans le monde de la course ? Grâce à la lecture, vous y parviendrez sans vous exposer aux dangers de la vitesse, sans consentir les sacrifices financiers qu’exigent la compétition, sans les contraintes des voyages autour du monde, mais avec l’excitation et les poussées d’adrénaline qu’offrent les sports mécaniques. QUELQUES LIENS A SUIVRE pour partager l’existence hors normes des pilotes :

 

D’autres chroniques sur des romans, BD, albums et récits traitant de course automobile http://circuitmortel.com/cat/critique/

 

Un polar dans l’univers du Rallycross http://bit.ly/1XEpx1J

 

Jour de gloire pour Ronnie, une nouvelle illustrée accessible gratuitement sur ce blog http://0z.fr/DwoeM

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Ronnie, pilote courageux qui vit la course comme un sport de combat et accepte tous les défis, même s’il doit souffrir http://bit.ly/2bAFnbr

 

Un polar jeunesse teinté de fantastique dont l’action se déroule pendant un rallye en Auvergne http://amzn.to/1jAhsoF

 

Thierry Le Bras

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:30

Ce jour-là, le vainqueur du 3ème Vendée Globe rentrait aux Sables d’Olonne.

 

Christophe Auguin inscrivait son nom au palmarès d’une épreuve mythique, un tour du monde en solitaire, sans escales, sans assistance. Autant dire un exploit, une aventure authentique.

17 février 1997, 20 ans déjà...

Une épreuve difficile pour moi aussi. Car si je n’avais pas risqué ma vie sur les mers du globe, si j’étais resté bien au sec chez, moi, attablé à mon bureau, je m’étais enfermé pendant cinq semaines pour raconter la course au jour le jour d’après les communiqués des skippers, les interviews qu’ils accordaient, leurs vacations avec le PC course de Philippe Jeantot. Cette couse avait été marquée par des moments incroyables, des angoisses, et un drame. Si plusieurs skippers naufragés furent secourus, l’un des coureurs au large ne reviendrait pas. Gerry Roufs ne donnerait plus de nouvelle après le 7 janvier.

Un coup médiatique

 

L’objectif serait atteint, un livre prêt à sortir le jour de l’arrivée, un coup médiatique organisé par mon éditeur sur ce projet, Gérard de Villiers, plus connu il est vrai pour sa mission de biographe du Prince Malko Linge, son altesse sérénissime, SAS !

17 février 1997, 20 ans déjà...

Gérard de Villiers avait décidé de clore la narration quelques jours avant l’arrivée. Christophe Auguin était largement en tête. Sauf incident, rien ne pouvait l’empêcher de remporter la victoire. Les choses se passeraient comme prévu. Christophe Auguin franchirait la ligne d’arrivée en vainqueur le lundi matin 17 février. Depuis, les bateaux ont évolué et les derniers vainqueurs ont pulvérisé les performances de cette époque pourtant pas si lointaine.

 

J’étais en mer sur une vedette. Avec mon appareil photo naturellement. Un moment d’émotion avant d’affronter les obligations de la journée, à commencer par une interview avec les journalistes de Capital (M6) qui préparaient une émission sur le monde de l’édition avec le goût de la démolition qui les caractérise. Leurs trucs favoris, filmer en gros plan dans le but de gêner l’interviewé, se montrer agressifs, critiques, désagréables... Mais je les attendais de pied ferme. Après une première séquence tournée à Saint-Malo quinze jours plus tôt, je savais à quoi m’attendre de leur part et j’étais bien décidé à ne pas me laisser faire. Curieusement, ils n’ont retenu qu’une réplique de cette seconde séance de tournage dans le montage final...

17 février 1997, 20 ans déjà...

Le deuxième temps fort résultait des conseils de mon attachée de presse. Elle tenait à ce que j’offre un exemplaire du livre à Christophe Auguin à la fin de sa conférence de presse, avant que les caméras de télévision s’arrêtent de tourner. Le livre suscitait quelques polémiques. D’une part, en raison de l’éditeur, suspecté a priori de mercantilisme. D’autre part, parce que je n’appartenais pas au sérail de la presse nautique (spécialiste des chroniques juridiques et de la course automobile), Ensuite, la date de sortie prêtait le flan à des critiques sournoises, alors que j’avais de toute façon retranscrit avec le plus grand respect la biographie et les motivations de chaque skipper. Enfin et surtout, parce que deux journalistes travaillant pour de grands médias sortaient un ouvrage concurrent – au point de sélectionner la même photo pour leur couverture – et qu’ils mobilisaient le ban et l’arrière ban de leurs relations afin de promouvoir leur produit aux dépens du mien. Publicité légitime, mais critiques assez basses et peu honorables. Ajoutez à cela qu’à l’époque, je signais tout ce qui n’était pas chroniques juridiques sous le pseudonyme Thierry Georjan. L’écriture sous pseudonyme aurait fait présumer je ne sais quel complot ou intention inavouable. Au moins, personne ne pourra plus me reprocher cela maintenant. J’écris sous mon paronyme, y compris quand je décide d’émettre des opinions dont je me doute qu’elles ne seront pas consensuelles !

Des coups encaissés, mais des retombées tout de même

 

J’avais une accréditation. J’assistais donc à la conférence de presse d’arrivée dans les meilleures conditions. Après avoir offert un exemplaire de l’ouvrage au sympathique Raphaël Dinelli – le naufragé de Noël cette année-là –, je me suis installé auprès de Philippe de Villiers et de Philippe Jeantot, organisateur de l’épreuve et auteur de la préface de mon livre.

17 février 1997, 20 ans déjà...

Grand marin, organisateur d’une des plus belles courses du monde, Philippe Jeantot avait apprécié mon travail et accordé sa préface. Alors, les critiques de quelques esprits mesquins animés par la jalousie ou la volonté d’écarter d’autres auteurs ne m’arrêteraient pas. J’ai bien offert un exemplaire de l’ouvrage à Christophe Auguin devant les caméras et la séquences a été diffusée en prime time. Je dois avouer que l’hostilité de certains journalistes m’a décidé à oser cette action qui ne me séduisait pas au départ.

 

La promotion du livre ne fut pas toujours facile. Quelques bons copains de mes concurrents n’hésitèrent pas à publier des critiques acerbes et franchement malhonnêtes sur mon ouvrage. SI certains médias indélicats montrent toute leur vilénie et leur compromission depuis 2007, certains petits arrangements entre copains trouvent leurs sources bien avant cette date à partir de laquelle leur partialité ne connut plus aucun frein.

17 février 1997, 20 ans déjà...

Mais si elle ne tue pas, l’hostilité galvanise. Le livre s’est bien vendu. En matière de communication, le dénigrement systématique ne nuit pas forcément. le pire aurait été l’indifférence. Là, les amis de mes concurrents ont contribué à ma publicité sans le vouloir... Les critiques ne m’ont pas empêché de travailler par la suite. Pas même sur le Vendée Globe. A ‘édition suivante, j’assurais la direction de la rédaction d’un magazine spécial réalisé en partenariat avec l’organisateur de l’épreuve, Philippe Jeantot. Une très belle expérience, un travail passionnant réalisé avec Philippe, un des hommes les plus remarquables avec qui il m’ait été donné de collaborer. Un job passionnant mené dans l’enthousiasme avec toute l’équipe de l’éditeur, FDE (France Développement Éditions), des femmes et des hommes aussi compétents que conviviaux et solidaires.

 

Parmi mes prochains projets figurent des ouvrages qui ne plairont pas à tout le monde. Notamment un essai sur les détournements d’héritages au profit des dernières épouses dans les familles recomposées et un roman abordant la problématique des préjugés des médias ainsi que leur partialité insupportable sur des sujets qui fâchent vraiment. Des promotions qui ne seront pas de tout repos s’annoncent. Pas grave, j’ai une carapace très dure, je suis à peu près « autant sans défense qu’un régiment de chars blindés », et je ne suis pas du genre à me taire par crainte de la contradiction !

 

QUELQUES LIENS

 

Portrait d’un vainqueur de Vendée Globe, François Gabart http://0z.fr/D5cfJ

 

Quand un coureur au large assiste une écurie automobile dans ses choix de pneus http://bit.ly/25TaV2X

 

Marâtres, détournements et petits meurtres http://0z.fr/1sjFz

 

Thierry Le Bas

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 17:28

Les deux termes jurent de s’accoupler. Et pourtant...

Bon et méchant, des ennemis inévitables. Des concepts opposés et complémentaires. Les ingrédients indispensables de toute fiction policière captivante, les bases du suspense qui tiendra le lecteur ou spectateur en haleine.

Le bon méchant dans les fictions...

Mais dans la vie de tous les jours, dans la politique, dans l’appréciation de la religion, de l’histoire, de la culture, le bon et le méchant existent également. L’auteur de fiction inspiré par les problématiques de la société s’attache à rendre le méchant crédible en l’humanisant. A l’inverse, les grands médias sous contrôle conditionnent le public à aimer leurs favoris même s’ils présentent des dangers. Et aussi à détester ceux que rejette la gauchosphère, petite classe bobo-politico-médiatique aux aspirations sournoises et inquiétantes. Tant pis pour nos amis historiques, nos véritables intérêts, la volonté des Français...

Le bon méchant dans les fictions

 

Parfois, les spectateurs ou lecteurs croient que les scénaristes et écrivains en rajoutent pour pimenter leurs histoires. Le méchant serait alors dépeint sous des traits plus noirs que dans la réalité afin d’accroître la peur de celui qui s’est attaché au héros, au gentil chargé de démasquer un coupable ou de l’empêcher de nuire s’il est déjà identifié.

Le bon méchant dans les fictions...

Dans une de mes séries de polars et nouvelles, mon personnage récurrent David Sarel se trouve ainsi confronté à une marâtre cupide et malveillante surnommée La morue qui, ayant ensorcelé son père, n’aura de cesse de souhaiter – parfois très activement – la mort du fils du premier lit. Pourquoi ? Mais afin d’hériter toute seule de sa cible le moment venu bien sûr. Improbable ? Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur toutes les familles recomposées. Ceux qui connaissent des familles recomposées dans leur entourage auront peut-être constaté cependant l’acharnement malsain de marâtres à éloigner les enfants des premiers lits de la nouvelle famille. Avantages au profit de leur propre progéniture, non-paiement des pensions alimentaires, mesquineries au moment des cadeaux d’anniversaire et de Noël, préparations de captations d’héritages, prétextes pour provoquer la rupture du papa avec ses premiers enfants font partie de la réalité et relèvent de l’imagination de marâtres intéressées, pas de celle d’auteurs de fictions. La belle-mère ne constitua-t-elle pas la méchante favorite des contes populaires ? Rappelez-vous Cendrillon, Blanche Neige et toutes ces histoires de votre enfance...

 

Les nouvelles et romans mettant en scène David Sarel exagèrent-ils la vilénie de son ennemi ? Sûrement pas. J’ai observé des situations similaires, recueilli des témoignages, écouté des personnes témoins de scènes comparables. Et j’ai conclu qu’il ne fallait pas forcer le trait mais plutôt adoucir « la morue » et la mijoter avec une sauce humoristique afin de la rendre présentable. Je suis convaincu que mes confrères procèdent de la même manière quand ils dressent le portrait d’un méchant (ou d’une méchante) liée à un phénomène de société qu’ils dénoncent.

La réalité et la politique encore plus cyniques que n’importe quelle fiction

 

Mais il serait dommage de limiter notre propos à un seul contexte. La vie professionnelle, le voisinage, la convoitise de ce que possède l’autre, la détestation de son mode de vie génèrent également quantité de crimes et délits. Avant que Monsieur Valls, encore premier ministre, raconte qu’il fallait s’habituer à vivre avec le terrorisme, quel auteur aurait osé imaginer qu’un assassin obéissant aux préceptes d’interprètes d’une religion louerait un camion afin d’écraser le plus possible de personnes un soir de feu d’artifice ? Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a causé un carnage le 14 juillet 2016 (86 morts). Il n’appartient pas à un univers parallèle. Il n’a pas frappé au milieu d’un roman mais au cœur de Nice.

Le bon méchant dans les fictions...

Plus incroyable encore, ce drame qui a bouleversé les Français aura bénéficié à un l’un d’entre eux. Qui ? vous interrogez-vous. Réponse, le locataire du Palais empêtré dans l’affaire de son coiffeur personnel payé 9.895 € par mois, soit 593.000 € sur la durée du mandat présidentiel. Au plus bas dans les sondages, minable lors de son allocution du 14 juillet, vilipendé par des députés de son propre parti dont certains signaient sans complexe un projet de motion de censure contre son gouvernement, Le triste sire se demandait certainement s’il réussirait à survivre sous les ors de la République jusqu’au terme de son mandat. Une fois de plus, comme après Charlie, comme après le Bataclan, le malheur des Français allait le sauver. Un drame détournait le peuple de la colère contre sa nullité, son indifférence à leur sort, son incapacité à assurer leur sécurité (pour ne pas évoquer un laxisme coupable, un manque de volonté réelle, une popularité du président indexée sur le nombre de morts par attentats qui restera à mon sens un des plus grands scandales des années 2000). Voilà un scénario d’un cynisme que seul un auteur de films d’horreur aurait éventuellement pu concevoir. Et encore... Ses producteurs ou éditeurs auraient vraisemblablement exigé que le gouvernement démissionne, que le président organise de nouvelles élections ou se démette. Aucun n’aurait accepté d’investir sur une histoire où la côte de popularité du président et son équipe grimpe en surfant sur le sang du peuple.

 

Oui, la réalité se révèle bien plus féroce, terrifiante que la fiction. La crédibilité d’un roman, d’un film, d’une BD, exige d’adoucir les méchants, pas de les rendre plus mauvais que les acteurs des problématiques abordées. Alors, lorsqu’un personnage négatif vous surprendra dans un film ou un roman, ne pensez-pas que l’auteur l’a noirci. Au contraire, il l’a probablement policé par rapport à des faits qu’il a étudiés au moment de construire ou d’étoffer son scénario.

Le bon méchant dans les fictions...

Dans ma prochaine note, j’évoquerai « le bon méchant » dans un autre univers, celui que crée les médias qui, petit doigt sur la couture du pantalon, nous racontent un monde de fiction dans le but de vous faire voter pour les politiques dont ils sont impunément les lobbyistes.

 

QUELQUES LIENS

 

LA FRANCE BIG BROTHER – Laurent Obertone – Èditions Ring

http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/la-france-big-brother

 

MARÂTRES, DÉTOURNEMENTS ET PETITS MEURTRES http://bit.ly/1LmtFfa

 

Thierry Le Bras

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 19:22

Et j’ai intégré certains félins dans mes romans et nouvelles...

 

Le chat, un animal plein de mystères. Un peu sauvage, indépendant, affectueux, égoïste, joueur, attachant... Après avoir été pendant des décennies les vedettes des calendriers délivrés par les facteurs, les chatons deviennent les stars du web. Ils recueillent quotidiennement des millions de mentions favorables sur les réseaux sociaux.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Grâce à Felix ? Peut-être un peu. Le petit chat noir et blanc de la publicité ferait craquer les cœurs les plus endurcis. Tom, frère ennemi de Jerry dans les cartoons, présente des aspects attachants. En outre, il chasse une souris, fléau des maisons qu’attaquent les rongeurs. Qui n’a pas rêvé de voir Tom gagner à la fin d’un dessin animé, d’une image où Jerry s’enfuirait avec son balluchon sur une épaule, l’autre bras en écharpe et la tête d’un boxeur démoli par Mike Tyson ? Par contre, Tom se montre volontiers ingrat envers les humains qui l’hébergent... Ne parlons pas de Sylvestre, le gros-minet dont l’obsession se limite à dévorer le petit Titi, adorable oiseau aux grands yeux irrésistibles. Je pense sincèrement que les dessins animés de la Warner montrant le méchant gros-minet poursuivant le pauvre petit oiseau ont gravement nui à l’image des chats dans le monde. Mignon, malicieux, doté d’un éternel sourire engageant, Félix nous réconcilie heureusement avec tous les chats. Jamais il ne chasse un oiseau, jamais il n’embête un chien, jamais il ne griffe un humain.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Un vrai petit ange qui donne envie d’adopter un de ses congénères. Ou plutôt de laisser un chat nous adopter. Car ne nous faisons pas d’illusions, dans la relation entre le félin et l’humain, c’est le cousin du roi des animaux qui choisit et qui commande. Les chats se lient aisément aux enfants et aux adultes... dont la maturité s’accommode de l’indépendance de leurs amis à quatre pattes.

Un charisme inné

 

N’appelez pas les messieurs en une blouse blanche avec une ambulance qui m’amèneraient sans ménagements dans une chambre capitonnée. Ils ne me laisseraient vraisemblablement pas écrire mes voyages dans des univers parallèles, ceux de mes romans, de mes nouvelles, de mes chroniques, des mondes qui existent vraiment, c’est-à-dire dans mon imagination et, j’espère, celles des lecteurs. Je me promène toujours – ou presque – avec un petit appareil photo à portée de main. Parmi mes sujets préférés, les animaux et les automobiles. Alors, quand je vois un chat que je ne connais pas encore, je le salue et je m’efforce de me montrer aimable, de lui donner envie de nouer une relation avec moi.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Certains chats refusent tout dialogue, montrent ostensiblement que je les dérange. Je ne saurais leur en tenir rigueur. Ils ont leurs soucis, comme tout être vivant. Ils revendiquent légitimement le droit à une vie privée à l’abri des paparazzis. Je peux comprendre.

J’ai croisé chats de toutes sortes

D’autres affichent une méfiance a priori mais acceptent tout de même d’entamer le dialogue. La curiosité l’emporte sur la froideur. Au fil des rencontres, Ils finiront par devenir franchement amicaux. Ils ne parlent pas à n’importe qui. La patience construira une relation.

J’ai croisé chats de toutes sortes

D’autres encore, businesscats avisés, cherchent à tirer profit de notre rencontre. Après la photo, il m’a demandé si je le photographiais pour un casting, quel serait le cachet, s’il serait en haut du générique et avec qui il jouerait. A moins que j’ai mal interprété son miaou curieux…

J’ai croisé chats de toutes sortes

Beaucoup font preuve de dignité et de sympathie nonobstant leurs peines et épreuves. Ce matin-là Kid Cat sortait d’un combat difficile. Il avait perdu sa ceinture de champion. Quatre pattes de cuir et soudain... « Cette fois, le jeune puncheur a gagné, témoigna Kid Cat... Mais ce n’est pas grave. Je prendrai ma revanche, et j’aurai son sourire, poing final de mes papattes, même si dans les coins, Boxe, Boxe, j’y vois encore luire, quatre pattes de cuir... » Des caresses le réconforteraient, à condition de faire attention à ses plaies.

Des chats jouent un rôle dans mes fictions

 

Tout chat naît pour devenir une star. Le félin inspire forcément l’écrivain !

J’ai croisé chats de toutes sortes

Encore quelques mois et ce p’tit minet pourra jouer le rôle de Tom dans une adaptation ciné ou télé de « CHICANES ET DÉRAPAGES DE LORIENT AU MANS ». Dans ce roman, Tom est le chat de Benjamin Boden, un ami de David Sarel, un de mes personnages récurrents (cf p. ex. http://bit.ly/1lEpd2a ). David adore les animaux et s’entend bien avec Tom. Le félin va pourtant lui causer une sacrée frayeur dans le scénario. Il faut dire qu’à cet instant, David, menacé de mort et planqué par Benjamin est particulièrement sensible à tous les signes de danger. Au fait, si vous êtes producteur et que vous souhaitez adapter un de mes romans au cinéma, pas de problème, nous pouvons discuter !!!

J’ai croisé chats de toutes sortes

Je vous présente ci-dessus Miss Tigri, la chatte dont Jocelyn, héros de prochains polars, est l'humain. Le jeune homme vit dans le but de devenir un grand rallyman. La chatte n’essaie pas de l’en dissuader. Il ne lui reproche pas ses escapades. Quand elle rentre, il la laisse s’installer sur son lit ou dans tout autre lieu qu’elle choisit. Elle s’éclipse poliment quand la copine de son humain vient dormir à la maison. L'adorable chatte blanche et Jocelyn entretiennent une relation sans tâche.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Le chat noir n’est pas très bien vu en sport automobile. Dans LE PACTE DU TRICHEUR, David rencontre quelques ennuis avec celui d’un sorcier… L’histoire se passe bien avant celle évoquée plus haut, lorsqu’il était encore adolescent... Un incident qui ne troublera nullement ses relations ultérieures avec la gent féline !

QUELQUES LIENS

 

DESIGNMOTEUR présente une Jaguar, fauve d’exception, féline de charme http://www.designmoteur.com/2016/05/jaguar-project-7-by-svo/

 

Le 13 en sport automobile ! http://urlz.fr/2GpM

 

David affronte un chat menaçant http://bit.ly/1o8MWb5

 

Thierry Le Bras

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:29

« Nous étions en 1968, se souvient Philipe Georjan. Un rallye incroyable se disputait entre Londres et Sydney. Mon  ami Xavier Ferrant, pilote professionnel, avait hésité à y participer. Il aurait aimé partir avec une Ford Cortina Lotus ou une Porsche 911. Mais il avait renoncé car Mathieu Daramon, - le patron du Team UTP qui le faisait courir - n’était pas chaud ».

Les souvenirs épiques de Philippe Georjan (16 ans en 1968)

« Monsieur Daramon préférait consacrer son budget compétition à l’acquisition d’une Porsche 908 pour la saison d’endurance 1969 ainsi qu’à de nouveaux châssis pour faire courir Xavier et son équipier Dany et F1 dans de bonnes conditions. Xavier aurait sans doute pu trouver un sponsor ponctuel pour cette course. Mais son patron semblait craindre un accident et des problèmes divers sur cette course un peu folle. En outre, il ne souhaitait pas voir ses pilotes s’y engager sous d’autres couleurs. Xavier s’était donc abstenu. Dany, l’autre pilote du team UTP  aussi. L’équipier de Xavier en endurance s’était investi dans un programme Rallye de Monte-Carlo avec une Alfa Romeo. Une épreuve qu’acceptait mieux le patron du Team d’autant que le sponsor était un de ses gros clients. Quant à Xavier, qui s’apprêtait à passer le début de l’hiver à la maison, il s’était finalement vu proposer le volant d’une DS 21 pour un rallye qui se déroulait en Finlande la dernière semaine de décembre. Monsieur Daramon avait donné son aval sans difficulté car il visait des marchés dans les pays nordiques.

Les souvenirs épiques de Philippe Georjan (16 ans en 1968)

« Mon cousin Laurent adorait les DS 21. C’était la voiture de son père et Laurent considérait alors que rien ne valait une DS. Moi, j’avais un faible pour les Cooper S, les Porsche 911 et les Cortina Lotus. J’avais essayé l’année précédente de convaincre mon père de troquer sa Ford 20 M TS pour une Cortina Lotus. En vain. Il avait trouvé le modèle qui me faisait rêver inconfortable, trop brutal et trop cher. Il lui avait préféré une Opel Rekord certes plus civilisée, mais moins enthousiasmante.

Les souvenirs épiques de Philippe Georjan (16 ans en 1968)

« Notre pote Christian, fils de garagiste, ne jurait que par la Mustang et grosse Ford Falcon. Quant à Brice, un autre copain qui voulait courir plus tard lui-aussi, il supportait inconditionnellement un équipage privé irlandais qui prenait le départ avec une 404 Injection. Atavisme familial sans nul doute. Son père et son grand-père roulaient en Peugeot…

 

« Nous fûmes tous déçus de l’accident de Lucien Bianchi. C’était si cruel d’être éliminé de la course si près du but.

Les souvenirs épiques de Philippe Georjan (16 ans en 1968)

« Je rêvais naturellement déjà de courir plus tard. Et je m’imaginais volontiers au départ d’un futur Londres-Sydney en 1978. Je ne réalisais pas encore que les amateurs qui gagnent leur vie dans l’exercice d’un autre métier peuvent difficilement participer à des courses aussi longues et aussi dures. Je faisais aussi l’impasse sur mes carences en mécanique – j’étais en première littéraire - et je ne m’inquiétais pas du fait que Laurent, qui suivait la même filière et serait mon futur navigateur en rallye, n’était pas plus bricoleur ni dépanneur que moi. L’optimisme de la jeunesse nous plongeait agréablement dans le rêve en nous préservant des basses contingences que nous découvririons bien assez tôt. Pour l’heure, à nous les projets de grands espaces avalés à des vitesses infernales dans l’excitation des sauts sur les bosses, des dérapages sur la terre battue et des vrombissements de moteurs rageurs ! Les autres n’avaient qu’à bien se tenir. Ils ne verraient que les nuages de poussière soulevés par les roues arrière de notre bolide.

Les souvenirs épiques de Philippe Georjan (16 ans en 1968)

En attendant, la date du rallye disputé en Finlande tombait bien puisqu’elles correspondaient aux vacances de Noël. Laurent et moi eûmes la chance d’y accompagner Laurent et son équipe. Une aventure exceptionnelle. Contrairement à ce que nous redoutions, le froid ne fut pas notre pire problème. Par contre, des espions venus de l’Est s’invitèrent sur l’épreuve. Les temps changent. De nos jours, les Russes sont les meilleurs alliés de l’occident dans la lutte contre notre principal ennemi, l’État islamique. A l’époque, fin 1968, le bloc communiste était encore très fort, entreprenant et inquiétant. Ce rallye disputé dans la neige face au souffle glacial mérite d’être raconté. Dès que je parviens à cadrer un moment avec mon biographe, Thierry Le Bras, nous nous attelons à cette tâche. Il vous faudra encore patienter un peu. D’autres travaux nous attendent avant...

DES LIENS A SUIVRE

 

Des fictions automobiles dans les univers de Philippe Georjan et de David Sarel sont déjà en ligne (en accès gratuit). Retrouvez les ICI http://circuitmortel.com/cat/fiction/

 

Quelques années plus tard, Philiippe prendra le volant en compétition et affrontera un rival à l’âme ignoble http://0z.fr/110Cx

 

Un polar (en eBook) dont Philippe Georjan et Xavier Ferrant sont les héros.  Vous y  doublerez une Alpine aux 24 Heures du Mans  1966  http://amzn.to/1nCwZYd

 

Quand les pilotes tendent leurs trajectoires vers les horizons lointains http://bit.ly/2g6fimT

 

Philippe Georjan

(propos recueillis par Thierry Le Bras – Vous êtes surpris qu’un personnage de fiction s’exprime et signe ? Vous avez tort, les personnages de fiction vivent dans un univers parallèle où ils entraînent leur créateur et les lecteurs de leurs aventures. Pourquoi ne s’exprimeraient-ils pas ? C’est la magie de la fiction, chers lecteurs. En tant qu’auteur, je ne suis que le biographe de mes personnages; Je leur suis reconnaissant de m’accepter dans leur monde et d’obtenir d’eux l’autorisation de rapporter les temps forts de leurs existences)

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:32

Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que devenaient les héros des romans de votre enfance ? Des personnages comme ceux du Club des 5 ou Michel ont le même âge que le jeune lecteur qui s’identifie à eux. Donc, pour moi, Mick, mon préféré parmi les cinq, est né vers le milieu des années 50. En 2007, après une conversation avec une amie elle-même ancienne lectrice de la série, j’ai eu l’idée de raconter ce que les cinq étaient devenus dans mon esprit. Voici ma version que j’ai plaisir à partager aujourd’hui. Elle n’engage que moi. Chaque adulte qui a lu les fictions d’’Enid Blyton possède quelque part dans son imagination SA suite de la vie des cinq

Les enfants finissent toujours par grandir. Au grand désespoir de Maria ainsi que de madame Dorsel et des parents Gauthier, François, Mick, Claude et Annie sont devenus des adultes. Le père de Claude, quant à lui, a éprouvé un réel soulagement lorsque la petite bande est entrée dans la vie active.

Fanfiction avec le Club des cinq !

Seul disparu, le pauvre Dagobert. La nature n’offre pas la même longévité aux chiens qu’aux êtres humains. Terrible injustice. Car un grand homme disait, « n’amenez pas votre chien avec vous lorsque vous vous présenterez devant Saint-Pierre. Il entrerait au Paradis tandis que vous seriez rejeté dans les flammes de l’enfer ». Dagobert a rendu son dernier soupir un samedi de printemps, la tête sur les genoux de Claude. La vieillesse l’a emporté, heureux puisqu’il était à côté de sa maîtresse. Claude avait 22 ans. Elle s’est cachée dans sa chambre pour pleurer.

 

A la période de leurs aventures rapportées par Enid Blyton, les quatre cousins jouissaient déjà de caractères bien définis. Ils partageaient une relation très forte qui a résisté aux tempêtes de l’existence. Toujours calme et sérieux, François a suivi des études de médecine. Il s’est spécialisé en ORL et a épousé à la fin de ses études une jeune femme inscrite dans la même filière. Ils sont installés à Grenoble, tout près de leur ville d’origine puisque les enfants Gauthier sont nés à Lyon. Outre les consultations au cabinet, François effectue des interventions dans une clinique privée. Son épouse consulte au cabinet mais n’opère pas. Ils ont trois enfants, deux garçons et une fille.

 

D’un caractère plus aventureux, Mick a fait des études de sciences éco. Intuitif, il a senti le boom de l’informatique à sa sortie de fac. Il a d’abord travaillé dans une entreprise conceptrice de progiciels basée à Orly. Puis il a monté avec son frère une SA spécialisée dans la conception de logiciels destinés aux cliniques privées. Le siège fut fixé à Evry. Ils ont vendu cette société à une entité satellite du groupe IBM en 1992 avec une belle plus-value. Mick est venu s’installer à Grenoble et il a constitué une nouvelle SSII avec François. Leur entreprise a commercialisé des logiciels destinés aux médecins. Après un bon démarrage, ils l’ont cédée à un groupe national en réalisant une nouvelle plus-value. Seul problème, Mick, qui restait directeur commercial pour le quart Sud-Est de la France, a été licencié au moment d’une restructuration consécutive à la reprise du groupe par un géant américain. Après un an de chômage, il a monté une nouvelle S.A.S. avec François autour de deux activités : un réseau de « dépanneurs volants en informatique » et un site Internet pratique sur la santé. Bien que très fonceur, Mick n’imagine pas monter une société sans son grand frère. La présence de François le rassure et le motive bien que l’aîné, très pris par son métier de médecin spécialiste, joue avant tout un rôle de conseiller dans leurs entreprises.

Fanfiction avec le Club des cinq !

Au plan privé, Mick a connu une vie moins paisible que François. Harcelé par Jo (la gitane qui avait partagé certaines de leurs aventures), il a cédé à ses avances et l’a épousée à l’époque où il arrivait en région parisienne. Le tempérament volcanique de Jo s’accommodant mal d’une vie de couple, ils ont divorcé deux ans après. Jo, devenue entretemps manager de groupes de rock, reste en contact avec Annie qui n’a pas le cœur de mettre des distances avec elle. Elle n’entretient par contre plus aucune relation avec Claude qui ne l’a jamais aimée, ni avec François qui ne lui pardonne pas la façon dont elle a traité Mick. Bien que témoin de son frère au mariage, François fut toujours hostile à cette union. Jo espère secrètement récupérer son ex-mari un jour. C’est fort peu probable car ce dernier s’est remarié en 1990 avec son assistante qui l’a suivi dans l’Isère et enseigne désormais la programmation informatique aux élèves des classes BTS d’un établissement privé. Ils ont un fils dont François est le parrain. Un vrai petit diable qui ressemble beaucoup à son père !

 

D’une santé plus fragile que ses frères, Annie a suivi des études plus courtes : IUT de compta et gestion. Elle s’est mariée à vingt ans avec ami de François et Mick qui suivait des études de pharmacie. Annie et son mari vivent à Grenoble. Ils ont deux filles, moins douces que leur mère mais tout de même très attachantes. Après une période totalement consacrée à ses enfants, Annie a commencé à s’ennuyer à la maison et à se lasser de son rôle de fée du logis. Elle ne voulait pas travailler avec son mari. Elle ne souhaitait pas mélanger vie conjugale et obligations professionnelles, d’autant qu’elle craignait d’être mal acceptée à la pharmacie puisqu’elle n’était ni préparatrice ni pharmacienne.

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Elle s’occupe avec beaucoup de sérieux de la comptabilité de ses frères et attire régulièrement l’attention de Mick sur la gestion de ses comptes. Car si François se montre très prévoyant, Mick a plutôt tendance à jouer les « paniers percés ». A titre d’exemple, François roule en Renault Espace gris métal alors que Mick, parti chez un concessionnaire changer son Alfa Roméo 166 essence contre une 156 Turbo diesel, s’est laissé séduire par le flamboyant coupé GTV 3 litres rouge avec intérieur cuir et jantes en alliage qui trônait au milieu du hall d’exposition (le respect de la vérité nous conduira tout de même à révéler que François le lui emprunte de temps en temps).

 

A l’adolescence, Claude a accepté d’être une fille. Elle est d’ailleurs devenue une belle femme, élégante, même si son caractère énergique lui fait préférer les pantalons et les tailleurs stricts aux robes du soir. Claude ne veut toujours pas qu’on l’appelle Claudine. Elle préfère le diminutif à son véritable prénom. Son tempérament très entier ne lui a pas facilité la vie. Claude vit depuis quelques années avec un skipper rencontré dans le cadre de ses activités professionnelles. Car Claude adore la mer et les bateaux. Elle n’aurait pas pu vivre dans une grande ville. Elle a suivi des études d’architecte naval et reste pour l’heure la seule femme à s’imposer dans ce milieu très macho.

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Claude dessine des bateaux de course et de plaisance. Elle s’est installée aux Mouettes et travaille dans le fameux bureau du Professeur Dorsel. Ses parents ont choisi de déménager dans une maison de plain-pied. Claude a un fils au tempérament rebelle. Elle en est très fière.

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Elle s’est décidée à prendre un Terre-Neuve lorsque son fils a atteint l’âge de six ans. Surtout pour lui. Car elle ne pouvait pas accepter l’idée d’adopter un autre compagnon que Dagobert. Pourtant, elle s’est attachée à leur nouvel ami à quatre pattes. Elle a volontairement choisi un chien à l’aspect très différent de Dagobert afin d’éviter les comparaisons. Claude s’est juré de disputer une Route du Rhum et une Transat anglaise lorsque son fils sera plus grand. Et elle n’exclut pas de participer à un Vendée Globe sur un bateau de sa conception. Son compagnon préférerait qu’elle ne s’expose pas à de tels périls. Mais il ne s’oppose pas à son projet, conscient qu’un contradicteur ne ferait que renforcer la détermination de Claude.

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Elle reste très liée à ses cousins qui viennent en Bretagne plusieurs fois par an. D’ailleurs, François et Mick ont consacré une grande partie de la plus-value réalisée lors de la cession de leur première société à l’acquisition d’une maison de vacances située à cent cinquante mètres de la Villa des Mouettes. Et bien que n’ayant pas participé à l’acquisition de cette propriété, leur sœur y est une invitée permanente.

QUELQUES LIENS

 

Quand le Rallye des Corsaires rappelle l’atmosphère automobile du Club des cinq et d’autres  romans d’avant  http://bit.ly/2dN78Mk

 

Une p’tite MG, d’autres voitures d’avant, des chansons, des fictions, des souvenirs... http://bit.ly/2dwa5V2

 

Flash-back : l’adolescence à 14 ans et une auto-école différente, en Lotus http://bit.ly/1Q5ghzu

 

Thierry Le Bras

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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