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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:34

        Des pilotes déchaînés, une belle fille, une empoignade dans le premier tour, des bolides, le souvenir de pilotes qui firent vibrer les foules… Une nouvelle pour les lecteurs de 11 à 111 ans et plus.

 

« Nous étions sur la ligne de départ, concentrés à l’extrême », se souvient Éric Trélor, ami d’enfance du pilote. Le circuit commençait par un virage à droite à fond absolu suivi d’un gauche 90. L’important pour chaque pilote était de réussir un départ canon pour rentrer le premier dans le gauche. Après, le tracé était si sinueux et si étroit qu’il serait très difficile de doubler avant le retour sur la ligne droite du départ. A mon emplacement, le bitume était parfait. Pas de poussière, pas de terre, pas de graviers, pas de risque qu’un pneu cire à l’accélération ».   DEPART.jpg

   Tous les pilotes connaissent la tension des dernières secondes avant le départ, l’instant où le peloton va bondir vers le premier virage. Gare aux accrochages, gare aux empoignades.

 

La pression du départ

 

- Le rythme cardiaque s’accélère, reprend Éric. Parfois, ton regard croise celui d’un autre pilote. Ou tu l’ignores comme si tu ne faisais même pas attention à lui, ou tes yeux expriment le défi que tu lances à l’adversaire, au rival à qui tu veux montrer ta supériorité. Mes yeux croisèrent ceux de Ronan deux mètres à ma droite. Qui de nous deux voulait le plus gagner ? Lequel s’imposerait devant la belle Sarah, une fille superbe pour la préférence de laquelle nous étions des rivaux acharnés. Elle était si belle, Sarah avec ses yeux vert d’une douceur infinie, ses longs cheveux bruns qui flottaient sur ses épaules, son sourire d’ange, ses formes parfaites qui valaient bien celles de Gina Lollobrigida, au moins dans nos esprits…  

DRAPEAU DEPART

    Éric marque une courte pause avant de reprendre son récit.

 

- Plus que 30 secondes, plus que 15 secondes, plus que 5 secondes. Le drapeau bleu, blanc, rouge s’abaissa et nous nous ruâmes vers le premier droite. Nous étions quinze à participer à cette course sauvage organisée par mon grand-père Victor dans des ruelles et sentiers de Lanester. C’était en 1964, l’année où Jean Guichet et Nino Vaccarella remportèrent les 24 Heures du Mans sur une Ferrari 275 SP, où John Surtees devint Champion du monde de F1, où Paddy Hopkirk et Henry Liddon gagnèrent le Rallye de Monte-Carlo avec une Cooper S. J’appuyais sur les pédales de toutes mes forces. Je savais que j’avais très peu de chances de gagner. En toute logique, je devais finir 5ème ou 6ème. La victoire devrait se jouer entre Freddy et André. Freddy avait douze ans, André, Ronan et Dominique onze, et moi seulement dix. A cet âge, quelques mois de différence comptent. Freddy était déjà au lycée, mais comme c’était mon meilleur ami, il se mêlait toujours à nos activités le jeudi.

 

La brune compte pas pour des prunes

 

A ce stade, le lecteur se demande sûrement qui était la belle Sarah ? Il serait inhumain de faire durer le suspense plus longtemps. Sarah, c’était une vieille de 22 ans qui travaillait comme vendeuse à la boulangerie. Elle plaisait beaucoup à Éric et à Ronan, même si la différence d’âge rendait toute relation sérieuse impossible, d’autant que la belle était déjà mariée avec un type de l’Aéronavale affecté à Lann Bihoué, un détail qui n’empêchait guère Éric et Ronan de faire les jolis cœurs et de rivaliser de charme à la boulangerie, chacun aspirant au rang de préféré de la jolie Sarah. Comme la course commençait à 14 heures et que Sarah ne reprenait son travail qu’à 15 heures 30, elle était venue apporter son soutien à ses deux plus jeunes admirateurs.   COUREURS CYCLISTES 1 opt

    - Ronan a réussi un départ canon, rapporte Éric. Il est sorti du droite en tête. C’était un costaud, de taille moyenne, mais bien charpenté, un blond qui portait les cheveux courts à l’époque, avec quelques taches de rousseur qui lui donnaient l’air un peu espiègle quand il souriait. J’étais plus grand que lui mais moins costaud. Je m’étais pas mal débrouillé au départ et je crois que j’étais deuxième. Dans la ligne droite d’un peu moins de cent de mètres avant le gauche, André et Freddy m’ont doublé et ils sont aussi passés devant Ronan. Le gauche approchait. Dominique, un autre costaud qui se distinguait surtout au foot mais avait des cuisses comme disent les commentateurs de courses cyclistes m’a débordé aussi. Je n’ai pas insisté, je me suis déporté tout à gauche, et quand il a freiné pour tourner, je me suis infiltré à la corde en m’appuyant sur lui. De l’autre côté de la piste, un drame se jouait. Vexé de s’être fait remonter par André et Freddy, Ronan a tenté le tout pour le tout. II a voulu revenir à leur niveau au freinage et les tasser pour tourner. La manœuvre était osée, car c’est très délicat de s’imposer en faisant l’extérieur. La première phase de la tentative s’est bien déroulée. Mais au moment de freiner, Ronan s’est trouvé sur une plaque de graviers. Il a tiré tout droit dans une espèce de grange où était garée la Peugeot 404 injection gris métallisé toute neuve d’un jeune marin pêcheur heureusement parti quelques jours en mer. Le choc était inévitable. Ronan a heurté l’aile arrière de la 404. Nous étions en short et maillots à manches courtes, comme dans une course cycliste officielle. Bilan, le genou gauche et le coude gauche bien écorchés plus un gros hématome sur l’extérieur de la cuisse droite pour Ronan et une rayure de 75 centimètres sur l’aile arrière gauche de la 404…

 

The Race must go on

 

La course se poursuivit pourtant. Comme the show, the race must go on. Elle ne durait que deux tours d’un peu plus d’un kilomètre dans les ruelles et sentiers du quartier, donc pas très longtemps de toute façon.   BLESSURES-DE-GUERRE.jpg

    - J’ai fini 3èmeraconte Éric. Freddy a battu André parce qu’il avait un meilleur sens des trajectoires que lui. Moi, j’ai bénéficié de l’incident de course du premier virage avec Dominique. Lorsque nous nous sommes accrochés, je lui ai involontairement donné un coup de pédale dans le mollet. Il saignait un peu, il avait mal, et il ne pouvait plus m’attaquer. En plus, comme il a passé le reste de la course à fermer la porte à Charles, un grand très sportif qui espérait jouer le podium, il m’a protégé de son retour et de ses attaques. Après l’arrivée, je me suis excusé auprès de Dominique. Je voulais juste m’imposer en force au freinage, pas le blesser. Dom a toujours été un gars extraordinairement sympa. Il ne m’a même pas reproché la brutalité de mon attaque et il s’est contenté de lancer un « c’est la course ». De toute façon, on ne grandit pas sans se faire mal.  Sarah a amené les deux blessés - Ronan et Dom - chez elle pour soigner leurs plaies et ecchymoses. Je les ai accompagnés. Malgré notre amitié, Ronan et moi  étions rivaux dans le cœur de Sarah. Quant à Dom, il risquait de devenir un concurrent supplémentaire. Les filles sont sensibles aux types qui souffrent. Pas question de laisser Ronan et Dom profiter de leurs blessures pour marquer des points auprès de ma jolie Sarah.   PEUGEOT-404.jpg

    La 404 aussi bénéficia de soins attentifs. Très ennuyé par l’incident que le propriétaire de la voiture et des parents des gamins de la petite bande risquaient de lui reprocher, le grand-père Victor répara les dégâts. Il était carrossier et vint nuitamment avec un de ses ouvriers maquiller la rayure de la 404. Le maquillage aurait-il tenu aussi longtemps que le reste de la peinture ? Pas sûr. Mais il arrive que le hasard fasse bien les choses. Trois semaines plus tard, le propriétaire de la 404 rata un virage à droite sur la route de Plouhinec. La 404 fit une excursion dans le fossé avant de partir en tonneau dans le champ derrière. Par chance, ni le conducteur ni sa fiancée qui l’accompagnait ne furent blessés. Et le lendemain, la voiture fut amenée à l’atelier de carrosserie du grand-père Victor. Il fallait la passer au marbre et refaire toute la peinture. Personne ne découvrirait jamais plus les menus dégâts causés pas Ronan. GTZ-ROUGE-4-copie-2.jpg

    Quelques années après, Ronan recevrait le surnom de Ronnie à cause de son admiration pour Ronnie Peterson, un des plus grands attaquants de toute l’histoire de la Formule 1. Freddy, Éric et Ronnie feraient tous de la course automobile. André deviendrait skipper. Freddy Vivien accéderait au plus niveau, la F1. Éric Trélor deviendrait un gentleman driver qui piloterait dans de nombreuses disciplines, de la course de côte à l’endurance en passant par le rallye. Des sorties de piste, Ronnie en connaîtrait d’autres. De toute façon, un pilote qui ne sort jamais n’est pas un super bon, car il ne va pas au bout de ses possibilités. Ronnie réaliserait aussi de belles performances. Il ferait même équipe avec  Éric dans des épreuves de véhicules de collection, mais ça, c’est une autre histoire…

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Le temps a passé depuis l’enfance de Ronnie, Éric, Dom et les autres. Je vous propose une autre fiction dans laquelle apparaissent  André et Freddy, bien des années plus tard. Le personnage principal en est David Sarel, un des héros récurrents de mes romans. David est le filleul d’Éric. Les personnages de fiction vivent dans leur univers. Ils évoluent, comme les vrais gens et traversent de nouvelles aventures.

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/06/12/pneu-importe-le-choix-pourvu-qu-on-ait-la-vitesse.html

 

Les vacances au temps de l’enfance de Ronnie, Éric Dom et les autres. Une ballade illustrée sur les plages à l’époque tourbillonnante des sixties

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/07/index.html  

    COUV GARE A LA MAIN DU DIABLE

    Et bien sûr, n’hésitez pas à lire les notes précédentes relatives à mon dernier roman, GARE A LA MAIN DU DIABLE, un thriller jeunesse teinté de fantastique dont l’action se déroule dans l’univers de la course au large, un livre que vous pouvez aussi découvrir sur :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/07/30/gare-a-la-main-du-diable.html  

    COUV CHICANES ET DERAPAGES opt

CHICANES ET DÉRAPAGES DE LORIENT AU MANS, un thriller où Éric et Freddy, devenus adultes, jouent des rôles importants  

http://www.endurance-info.com/article.php?sid=2844

    DS21.jpg

Je vous invite enfin à découvrir un autre univers de fiction dont des adolescents gourmands, amateurs de DS et de Cooper sont les héros

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/11/06/le-retour-de-la-ds-citroen.html

 

Thierry Le Bras  

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 14:13

Comme je l’ai déjà annoncé dans la note précédente, GARE A LA MAIN DU DIABLE est disponible chez votre libraire ou sur commande à l’éditeur.  

   CATA.jpg

 

Le départ de la première Transat Saint-Malo – Newport approche. Un grand moment pour Florian Manach, l’espoir malouin de la course au large, tout comme pour Sébastien Ménier, l’adolescent fou de cata devenu son plus grand supporter.

 

Une histoire qui commence bien

 

Florian, le skipper, Sébastien, le fan aspirant journaliste, Sabine, la belle attachée de presse, Lucia, la star d’une émission de télé-réalité, Jules, le vieux marin plein de sagesse, tous jouent un rôle au début de l’histoire. Retrouvez les gratuitement dans les premières pages du roman. Un cadeau de l’éditeur aux lecteurs. Il vous suffit de cliquer sur :

http://www.monpetitediteur.com/librairie/images/364d.pdf

 

Tout le monde est heureux en ce jour de baptême du trimaran Océans sauvages. Enfin, heureux jusqu’à ce que…

 

Comment finira la Transat Saint-Malo - Newport ?

 

Florian et ses amis vont vite perdre le sourire. Car soudain, un événement  inquiétant  plombe l’ambiance. Je ne vous en dévoilerai pas plus. Il va vous falloir lire le premier chapitre, puis  acheter le livre afin de découvrir la suite. C’est la règle du jeu. Mais je peux déjà vous confier que la course ne sera pas de tout repos pour Florian et qu’à terre, Sébastien va souffrir aussi.  

    TRI-A-QUAI.jpg

 

D’autant que nos héros ne savent pas s’ils ont affaire à des malfaiteurs ordinaires ou à une malédiction résulant d’une terrifiante superstition maritime.

 

La plus belle citation

 

Ma citation préférée, c’est une phrase de Serge Dalens, auteur notamment de la saga du Prince Éric et de son ami Christian d’Ancourt. Des livres que je vous conseille de découvrir, que dis-je, de dévorer, si ce n’est déjà fait.   PRINCE-ERIC.jpg

    « Les personnages de fiction vivent, non seulement dans l’esprit de leur créateur, mais aussi dans un monde parallèle où ils entraînent les lecteurs », écrivit Serge Dalens. Sébastien possède une personnalité très attachante. Il vivra non seulement donc dans mon univers, mais aussi dans le vôtre. Il le mérite car il possède une telle force de caractère qu’il m’a forcé à modifier le déroulement du scénario au cours de la rédaction.  Car dans un roman comme dans la vraie vie, rien en se passe jamais selon le scénario prévu au départ, et c’est tant mieux !

 

Vous vivrez de bons moments avec Sébastien et sa bande, des sorties en cata, des moments de détente à la plage. Vous partagerez aussi ses angoisses, ses moments de doute, sans oublier de graves périls.

 

DEUX LIENS A SUIVRE :

 

La présentation de GARE A LA MAIN DU DIABLE sur le site Le Mag'Auto que je remercie de son intérêt :

http://www.lemagauto.fr/GARE-A-LA-MAIN-DU-DIABLE-Malfaiteurs-et-malefices-sur-la-Transat-Saint-Malo-Newport_a6582.html

 

Une superstition maritime est au cœur du scénario de GARE A LA MAIN DU DIABLE. Une autre histoire de superstition un autre univers tout aussi réceptif aux croyances, celui de la course automobile :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/07/07/7-impair-et-gagne.html

 

Thierry Le Bras  

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 12:18

GARE À LA MAIN DU DIABLE,

Malfaiteurs et maléfices sur la Transat Saint-Malo – Newport,

Un roman de Thierry Le Bras    COUV-GARE-A-LA-MAIN-DU-DIABLE.jpg

Terreur sur la nouvelle course transatlantique en solitaire Saint-Malo – Newport qui s’élance la Cité corsaire au début de l’été. Incidents et accidents s’abattent sur le jeune skipper malouin Florian Manach, engagé sur le trimaran Océans sauvages. Le jour du baptême du voilier, sa marraine, vedette d’une émission de téléréalité, n’a pas réussi à casser la traditionnelle bouteille de champagne à la première tentative. Pour les vieux marins, c’est un sinistre présage annonciateur de catastrophes et de naufrage. Des malfaiteurs ont-ils saboté le multicoque ? Ou l’inquiétante légende maritime expliquerait-elle les fortunes de mer qui s’acharnent sur Florian ?

 

Sébastien, Romain et Tatiana, trois adolescents inséparables qui sont les amis du skipper tentent de comprendre les mystères qui planent autour du bateau de course afin de le sauver.

TRIMARAN-LACOSTE.jpg

GARE À LA MAIN DU DIABLE est un thriller cross-age teinté de fantastique. Il passionnera les adolescents qui s’identifieront aux héros. Il captivera les lecteurs de tous âges curieux des traditions maritimes et des phénomènes que l’état actuel de la science ne parvient pas à expliquer. Il surprendra les habitants de Saint-Malo ainsi que tous ceux qui connaissent cette ville car ils se rendront compte que les sites qu’ils fréquentent ont servi de théâtre à des événements extraordinaires.

 

Le roman est suivi de véritables histoires de superstitions maritimes rapportées par Thierry Le Bras. Des anecdotes hallucinantes, angoissantes et parfois pleines d’humour.

    COUV-MAG-VG.jpg 

L’auteur

 

Thierry Le Bras écrit des récits, des biographies et des romans policiers. Il a en outre dirigé la rédaction du magazine spécial Vendée Globe 2000 – 2001 édité par FDE en partenariat avec Philippe Jeantot, créateur de l’épreuve.   redacteur.jpg

Il connaît parfaitement les superstitions qui hantent le milieu de la voile. Thierry entend partager sa passion du suspense et faire vivre aux lecteurs les mécanismes psychologiques qui guident les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Il a été un adolescent turbulent, comme ses lecteurs, Aussi a-t-il choisi une photo du temps où il fréquentait le lycée pour illustrer la quatrième page de couverture de son roman GARE À LA MAIN DU DIABLE. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à naviguer sur ce blog ainsi que sur l’autre blog de l’auteur

http://circuitmortel.hautetfort.com

 

GARE À LA MAIN DU DIABLE y est d’ailleurs évoqué :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/07/30/gare-a-la-main-du-diable.html

 

Ce livre est édité par les Éditions MPE (Mon Petit Éditeur). Il est disponible en librairie au prix de 16 Euros ou en format numérique sur le site  au prix de 8,49 €.

http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748364736

 

Et pour vous distraire quelques minutes avant de trouver GARE À LA MAIN DU DIABLE chez votre libraire préféré ou de le recevoir dans votre boite aux lettres, un lien vers une nouvelle cross-age (courte fiction illustrée) disponible gratuitement sur le Net. Il ne s’agit pas d’une histoire policière ni fantastique, mais elle amusera les enfants comme les adultes qui ont su garder une âme d’enfant :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-36659346.html

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 11:13

 

« Conduire dans Paris, c’est une question de vocabulaire », écrivit Michel Audiard pour les besoins du film Mannequins de Paris. Cette phrase culte a marqué plusieurs générations.

 

Au cinéma ou dans un roman, quelques mots du dialogue plantent le décor mieux qu’une description de quinze pages. Pourquoi ? Parce qu’ils sont décalés et qu’ils plongent instantanément le spectateur ou le lecteur dans l’ambiance particulière de l’histoire. Un jeu de mots dès le titre, c’est sympa.

 

COUV CHICANES ET DERAPAGES opt 

Des chicanes et des dérapages comme dans le polar ci-dessus (un de mes livres) par exemple, tout un programme pour un héros qui exerce le métier d’avocat et qui participe aussi à des courses automobiles.

 

Trouver les mots qui frappent fort, c’est la mission de celui qui raconte des histoires, c’est-à-dire l’auteur, le romancier, le nouvelliste ou... l’original qui vit dans ses mondes à lui, ceux où il crée ses personnages, le plus loin possible des contingences du monde réel. Ces petites phrases traversent l’esprit à n’importe quel moment. Sur la route, au restaurant, pendant une réunion de travail, à la plage, au milieu de la nuit… Il faut les noter sur le champ avant qu’elles ne s’envolent.

 

Parmi les expressions imagées sorties d’autres contextes, j’avoue un faible pour celles issues de la cuisine et des affrontements sportifs.

 

Sans faire de salades

 

Souvenez-vous des cours de récréation de votre enfance. Les insultes fusaient entre gamins. Patate, grande asperge, grosse truffe... Un dur à cuire menaçait de réduire les plus faibles en bouillie. La moutarde montait au nez de l’institutrice, celle qui avait une tête à manger des gâteaux secs. Elle mettait son grain de sel partout. Pas question de faire le cake avec elle. Elle était soupe au lait, vous traitait de gibier de potence. Si vous lui répondiez, elle convoquait vos parents et c’était la fin des haricots.   RADIS.jpg

En grandissant, la cuisine et ses ingrédients sont restés des références. Certes, vous avez appris à marcher sur des œufs dans certaines circonstances exigeant de la diplomatie. Mais il arrive encore que vous mettiez les pieds dans le plat et que les choses tournent au vinaigre. Qui n’a jamais subi un dîner où l’on servait la soupe à la grimace ? Sans compter les fins de mois où vous n’avez plus un radis, ni les fois où vous avez l’impression de vous faire rouler dans la farine !

 

Du sport à la guerre des mots

 

Quand un coureur au large dit qu’à l’endroit où navigue son voilier, c’est la guerre, ses interlocuteurs comprennent qu’il affronte une terrible tempête. Il se bat contre les éléments. L’usage d’un vocabulaire guerrier imprime la scène dans les imaginations.  La course automobile est aussi un univers rude. Au début de sa carrière, Nico Rosberg qualifia le monde la F1 de parc de requins. Felipe Massa compare les trois phases de la séance qualificative d’un Grand Prix à des rounds de boxe. L’idée ne manque pas de pertinence. Un championnat se gagne aux points, comme un combat de boxe, à moins qu’un concurrent domine tellement ses adversaires qu’il leur inflige un KO. Suspense, violence, affrontements impitoyables, héros de tragédies, le sport offre des pages dignes des scenarii mijotés par les maîtres de l’angoisse.  

    CATCH 1 BIS opt

Les comptes rendus des combats les plus violents empruntent d’ailleurs au vocabulaire culinaire. Je m’y suis amusé  dans quelques nouvelles disponibles gratuitement sur le Net. Ronnie, le personnage principal est une tête de lard. Un type sympa, au cœur énorme, que la vie n’épargne pas. Ses mésaventures commencent dès l’enfance. Les hasards de la vie scolaire ont fait pousser dans sa classe une grande brute nommée Hyppolite Guémené. Comme la terreur n’a rien dans le citron, elle se fera surnommer l’andouille. Trop tentant avec un patronyme pareil. Quoique costaud et amateur de lutte, Ronnie se trouve exposé comme une dinde de Noël quand l’andouille s’en prend à lui. A la fin des combats, il sera cuit, rouge comme une écrevisse, en marmelade. A moins que le match se déroule sur la plage. Là, son vainqueur lui fera boire la tasse, le ligotera, le laissera saucissonné en attendant que des camarades charitables le détachent. Dès que l’andouille lui saisit les bras ou le soulève sur ses épaules, Ronnie sait que les carottes sont cuites. Lui, d’ordinaire ultra-combatif, se défend à peine. Inutile de chauffer l’andouille, de prendre un marron dans la poire ou de se retrouver avec l’œil au beurre noir après une tarte. L’andouille se moque et lui reproche d’avoir du jus de navet dans les veines. Ronnie sait que quoi qu’il tente, l’autre le mettra en miettes en deux coups de cuiller à pot. Il rêve de lui coller un pruneau dans le buffet.   GALETTE-ANDOUILLE.jpg

Mais comme il ne veut pas moisir au placard pendant des années, il réprime son envie d’envoyer l’andouille sucrer les fraises. Entre Ronnie et l’andouille, la mayonnaise ne prendra jamais. La grosse brute deviendra catcheur et choisira un nom de guerre révélateur, l’Ankou breton. Et Ronnie attendra avec impatience le jour où un autre catcheur aplatira son bourreau farci dé tunes (à défaut d’avoir été formé à Béthune)  comme une galette… à l’andouille de Guémené bien sûr !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Ronnie freine trop tard et sort de la piste http://circuitmortel.com/2016/01/ronnie-freina-trop-tard/  

 

Une histoire automobile, gourmande et sensuelle à La Baule http://circuitmortel.com/2016/05/navigateur-au-rallye-de-la-baule-1969/  

 

Richard Grieco, l’espion en Lotus ! http://circuitmortel.com/2016/04/richard-grieco-une-histoire-de-trajectoires/  

 

CIRCUIT MORTEL muscle son contenu http://bit.ly/21PfIuS  

 

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Thierry Le Bras  

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 07:05

Thierry_LE_BRAS_3_opt.jpg

Qu’arrive-t-il lorsque des personnages dotés de caractères bien trempés se trouvent plongés dans des situations anormales, éprouvantes, extrêmes ? Ils ne réagissent pas conformément aux conventions censées régir l’harmonie de la société ni à la morale traditionnelle. Quoi de plus passionnant que le pilotage du lecteur sur la piste sinueuse des mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses ? C’est pour embarquer les lecteurs à ses côtés dans cette aventure que Thierry Le Bras prend la plume, ou plutôt le clavier.

 

Les comportements des acteurs de ses scénarios frappent et font mal. Parfois, ils provoquent des ripostes cinglantes, inattendues, violentes. Aucun milieu n’offre la sécurité. Car si les univers judiciaires, professionnels et sportifs paraissent aussi cruels qu’un parc de requins, la famille se révèle encore plus bien rancunière et machiavélique. Le lecteur ne terminera pas ses histoires intact. Le confort de ses certitudes sera ébranlé. Certains évènements de sa vie prendront une autre dimension. Il réalisera toute la signification et toute la portée de ce qu’on lui a fait… ou de ce qu’il a fait… Il doutera, il s’interrogera, il se convertira au cynisme… Avec une pointe d’espoir toutefois. Car face aux trahisons et aux dangers, les personnages positifs de Thierry Le Bras peuvent parfois compter sur la solidarité et l’amitié des membres de la famille de cœur qu’ils ont su rassembler.    

TL 1977 5

L’auteur collabore à divers magazines et sites économiques et sportifs. Ses fonctions et sa formation originelle de juriste d’affaires l’ont amené à travailler régulièrement avec des entreprises, des consultants et des clients exigeants. Il est aussi un participant actif à des opérations liées au sport automobile qu’il a pratiqué. Il exerce d’ailleurs des missions de conseiller en communication liées au sport. Il se passionne pour la communication judiciaire dans laquelle il a décidé  de s'investir. Il connaît parfaitement les univers particulièrement concurrentiels ou dangereux ainsi que les situations dans lesquelles il est indispensable de se fabriquer une carapace pour survivre. Son  domaine de prédilection, les thrillers sur fond d'affaires judiciaires, de course automobile, de guerre financière ou de course au large. Mais il écrit aussi des nouvelles, des biographies de pilotes automobiles, des récits d’exploits sportifs et prépare un essai sur les malversations trop souvent  mises en œuvre aux dépens de certains héritiers, principalement les enfants des premiers lits. 

 

Sur ce blog, vous trouverez des présentations des ouvrages de Thierry Le Bras, d’autres livres qu’il a aimés, ses coups de cœur en matière de littérature et de cinéma, ainsi que des courtes fictions offertes gratuitement aux lecteurs.

PRUNEAUX-N-ET-B.jpg

Un lien pour ouvrir votre appétit de lecture aux récits  de Thierry Le Bras  ? Il s’agit d’une nouvelle cynique non dénuée d’humour intitulée La marâtre aimait trop la galette  http://bit.ly/1SRX3i4  

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Ainsi que sur mon autre blog en lien direct avec le sport automobile, le vintage et la culture automobile : http://circuitmortel.com/ 

Toute chronique, toute fiction, tout récit, toute image, tout message de communication se construit sur les fondations d’un principe simple et absolu : raconter une histoire captivante. C’est ce que s’efforce de réaliser Thierry Le Bras dans ses activités qui se révèlent complémentaires.

 

Thierry Le Bras

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 17:14

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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