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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 13:08

Écrire fait partie de ma vie depuis l’enfance. Ce n’est pas pour rien que j’ai commencé mon premier roman à l’âge de dix ans et publié ma première nouvelle alors que j’étais encore lycéen...

Après le bac, j’ai pourtant suivi des études juridiques plutôt que purement littéraires. Sans doute parce que les débouchés semblaient plus porteurs.

Faculté-de-droit-de-Rennes

Faculté-de-droit-de-Rennes

Je ne le regrette nullement. Le droit forme à une rigueur de raisonnement qui s’applique utilement dans tous les secteurs d’activité. Chaque mot compte, chaque construction de phrase compte revêt une importance particulière. Le droit prépare à tout.

Je vis pour écrire, et mieux l’écriture me fera vivre, plus je serai satisfait.

Comprendre l’âme humaine

L’écriture permet d’exprimer des ressentis, des émotions, des opinions, des messages, des conseils. Mais l’auteur, qu’il écrive des récits, des chroniques, des fictions ou des documents à la demande d’un client se pose avant tout en éponge du monde dans lequel il vit et travaille. Car écrire signifie percevoir les contraintes ainsi que  les finalités de personnes confrontées à des difficultés.

Ce constat se vérifie dans les études de lectorat des publications. Le lecteur, quel que soit le support qui recueille son agrément, cherche des réponses pratiques à ses problèmes et questionnements.

Question-de-droit

Question-de-droit

Le lecteur de chroniques ou fiches juridiques par exemple sait parfaitement qu’il ne va pas acquérir la connaissance d’un spécialiste en consacrant quelques minutes à un article de presse ou de site Internet. Il appréciera cependant les informations recueillies. Le chroniqueur lui rend un vrai service, il l’aide à réfléchir à sa situation, à réaliser qu’il n’est pas le seul à s’interroger sur un sujet... Nouvelle orientation de sa vie professionnelle (p. ex. envie de devenir indépendant), organisation (ou contestation) d’une succession, assurance des risques liés à ses activités, aides financières, retraite, permis de conduire, des thèmes qui concernent beaucoup de monde. La liste ne se prétend pas exhaustive, loin s’en faut. Autant de sujets que tous les médias ont intérêt à traiter avec des chroniqueurs capables de présenter une problématique a priori aride de manière synthétique et abordable. Le lecteur se montrera reconnaissant aux supports qui consentent cet effort. Souvent les informations pratiques dans ces domaines connaîtront un succès équivalent à celui des programmes de télévision et des meilleurs extraits de bandes dessinées.

Storytelling et la communication

Autre domaine d’intervention de celui qui aime – et sait – écrire des récits, le storytelling et la communication.

A titre d’exemple, pensons à une entreprise qui entend promouvoir sa marque auprès de la clientèle et des médias. Qui mieux qu’un auteur d’ouvrages peut mettre en place les scenarii qui séduiront la cible visée ?

Message-Vivia-Automobiles

Message-Vivia-Automobiles

Il pourra s’agir de scènes écrites, dessinées ou filmées mettant en scène le produit ou le service à promouvoir par le biais d’une histoire où les héros sont des personnages représentatifs de la cible visée par un fabricant, un distributeur ou un prestataire de services. Les héros utilisent ou désirent le produit (ou le service). Le contexte choisi intègre un événement ou un milieu qu’apprécie la cible. Les outils de communication cibleront les clients d’une entreprise, ses partenaires, ses forces de vente, et aussi  les journalistes qui ne lisent pas forcément les communiqués parce qu’ils en reçoivent trop pour les regarder tous avec attention et les traitent en fonction de critères difficiles à maîtriser (pur hasard, relations avec l’agence, budget publicitaire dans le média concerné, nature du produit présenté...).

Le mode docufiction retiendra l’attention parce que c’est un vecteur original. L’histoire sera policière, légère, humoristique, en fonction du produit promu et de la cible déterminée en écoutant attentivement les attentes du client.

Du particulier aux entreprises géantes en passant par les médias, tout le monde a intérêt à recourir aux services de spécialistes de l’écriture, écrivains publics, chroniqueurs, auteurs... Le principe vaut aussi dans la vie judiciaire où l’image des parties influencera leur avenir. Et c’est tant mieux car si la passion conduit à vivre écrire, il faut bien qu’écrire permette de vivre !

QUELQUES LIENS

Communication judiciaire : parce qu’un procès se gagne aussi grâce au storytelling écrit par les communicants  http://bit.ly/25y8wqW

La communication judiciaire débarque dans un album de Michel Vaillant http://bit.ly/2uqFAaQ

Baptiste Felgerolles, un pilote qui sait communiquer en racontant son histoire http://circuitmortel.com/?p=3724

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Et suivez-moi sur Twitter https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

Thierry Le Bras

 

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 15:49

« Les personnages de fiction vivent, non seulement dans l’esprit de leur créateur, mais aussi dans un monde parallèle où ils entraînent les lecteurs », écrivit Serge Dalens.

Pilote automobile le week-end, avocat durant la semaine, héros de romans policiers et de nouvelles, David Sarel a un passé, un présent et, j’espère, un avenir. Comme vous, comme moi, comme tout être humain. Il vit dans une autre dimension, c’est tout.

Qu’est-ce qu’un auteur sinon le biographe de ses personnages ? David m’a confié cette mission. Il m’a accordé sa confiance de telle sorte que je suis habilité à raconter sa vie. Je connais sa famille, ses amis, ses ennemis. Je suis tous les événements professionnels, sportifs et privés qui jalonnent son existence. Je prends des notes pour ne rien oublier.

homard flambé au whisky

homard flambé au whisky

David est un partenaire facile à vivre. Plus que Holmes avec Watson. Il ne me reproche pas de le négliger quelquefois pour mettre en valeur d’autres héros, notamment Philippe Georjan, acteur principal d’un polar vintage et gourmand et de quelques nouvelles, et d’autres encore qui me demandent de raconter des temps forts de leurs existences. 

Qu’est-ce qu’un auteur sinon le biographe de ses personnages ?

David Sarel, un fin gourmet !

Ceux qui le connaissent déjà l’auront remarqué. David Sarel aime bien manger. Gourmet, voire gourmand, il s’avoue amateur de bons restaurants.

foie gras de canard

foie gras de canard

Pas un scénario sans quelques bonnes tables, qu’elles soient réelles ou issues de l’imagination de l’auteur.  De La Manivelle au Relais des Arcandiers, de la Ferme Auberge de Lohéac à La Gibecière ou au Vieux Fox, de La Crêperie du vieux port (Vannes) au Restaurant des Mouettes (Larmor Plage), au Corsaire (Ploemeur) et au Bistrot des marins (La Trinité sur mer), du Restaurant Goldenberg (Paris), à la Brasserie de Maître Kanter (Le Mans) et au Pêcheur gourmand (Larmor Plage), de L’Auto Passion Café (Porte d’orléans) à La Maison du Danemark (Champs Élysées) - la liste n’est pas exhaustive -, David et ses proches font partager quelques repas succulents aux invités qui les accompagnent dans leurs aventures. Sans oublier les références à la convivialité du réceptif du Team Vivia aux 24 Heures du Mans où la restauration se révèle particulièrement soignée.

cocktail au champagne

cocktail au champagne

Arielle, l’épouse de David, est une grande spécialiste des cocktails à base de Champagne. Les préférés de notre héros sont le Champagne orange (avec de l’orange pressée) et le mélange Champagne, liqueur de poire et curaçao. L’avocat – pilote aime aussi les cocktails de son ami Nick, notamment la vodka rallongée au jus de pamplemousse et au curaçao. A défaut, il ne dédaigne pas un bon whisky ou un Américano.

magret de canard fourré au foie gras

magret de canard fourré au foie gras

En bon Breton, David est un grand amateur de fruits de mer et de crustacés. Quoi de meilleur que de bonnes huîtres, de succulentes praires crues, des moules à la crème, un plat de langoustines, un plateau de fruits de mer, si ce n’est un magnifique homard ? Côté plats de résistance, les goûts de David sont éclectiques. Quoiqu’adorant la gastronomie, il n’a jamais vraiment appris à cuisiner de telle sorte qu’il se cantonne à des plats simples lorsqu’il ne fréquente pas les restaurants. Ses invités réguliers pourraient le confirmer. Ils ont de grandes chances de se voir proposer une grillade, surtout l’été. Arielle ne passe pas beaucoup de temps à la cuisine non plus. Si les Sarel servent un plat cuisiné (ragoût de Saint-Jacques par exemple), c’est qu’ils l’ont commandé au Pêcheur gourmand puis réchauffé chez eux. A moins que leurs amis Nick et Vanessa Varesky (qui passent quasiment tous les week-ends à la propriété de Ploemeur) se soient mis au fourneau. Le meilleur ami de David et son épouse se lancent quelquefois dans de subtiles préparations. Leur magret de canard fourré au foie gras ne laisse personne indifférent, pas plus que leur flan de langoustines ni leur filet de bœuf en croûte…

morue sauce piquante

morue sauce piquante

Bien que ce soit davantage la spécialité de Philippe, David sait aussi accommoder le vocabulaire gourmand à la sauce au piment. Surtout quand il évoque sa marâtre, mieux connue sous le sobriquet de morue sauce piquante. Il entend lui faire payer l’addition de ses méfaits. Il a réuni les ingrédients de la déconfiture de l’ennemie honnie, mijote sa préparation à petit feu et affirme que la morue finira  cuite à point. Peu importe le temps, la vengeance est un plat qui se mange froid. Le duel  entre les deux protagonistes ne finira qu’avec l’incarcération ou la mort du vaincu.

Un nouveau plat à la carte ?

J’annonçais dans la note précédente que j’avais terminé un recueil de nouvelles qui raconte les rapports d’avocats avec leurs clients. Naturellement, David Sarel intervient dans ce livre.

Originalité du concept, chaque nouvelle reçoit un titre synthétisant le fond de l’affaire judiciaire traitée et un sous-titre désignant la recette d’avocat qu’elle inspire. Une suite d’assiettes sur un même thème qui constituent un menu de lecture.

irrésistible recette de crème d'avocat

irrésistible recette de crème d'avocat

Les avocats ont le vent en poupe dans les médias et univers de fiction. Maître Dupond-Moretti, une des stars de la profession, monte actuellement sur scène au théâtre de la Madeleine. Les séries télévisées mettant en scène des plaideurs réalisent des audiences enviables. De bon augure au moment de finaliser mon projet ? J’en suis convaincu ! Le restaurant du livre – entendez l’éditeur - avec qui je conclurai finira étoilé !!!

QUELQUES LIENS

Flash-back sur  la jeunesse de David. Des salades avec une marâtre qui aimait trop le blé et la galette Avec une marâtre qui aime trop le blé et la galette http://bit.ly/1SRX3i4

Autre retour dans le passé de David, avant qu’il devienne avocat. Un feuilleton mijoté à base d’humour cynique et parfois culinaire en utilisant des recettes étonnantes, très étonnantes...

ÉPISODE 1 – http://bit.ly/2e0YfRs

ÉPISODE 2 – http://bit.ly/2ePhjjM

ÉPISODE 3 – http://bit.ly/2er5yQk

ÉPISODE 4 – http://bit.ly/2enAsLR

ÉPISODE 5 – http://bit.ly/2f8pzM9

Enchantements au Rallye de La Baule avec des mets de rois, une passante envoûtante, une Porsche au tempérament de feu, Gainsbourg et Birkin, 1969… http://bit.ly/26SOPvm

Thierry Le Bras

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 14:48

« Dans la cohue du temps qui passe, les souvenirs les plus tenaces, ce sont trois notes de musique, entraînantes ou mélancoliques », chanta Michel Sardou. Ou des livres aussi dans lesquels l’auteur a donné beaucoup de lui-même...

Écrire, c’est créer  des univers parallèles où vivent des personnages qui deviennent réels dans l’esprit d’un écrivain puis de ses lecteurs.

Interview de Thierry Le Bras

Interview de Thierry Le Bras

Au moment de la publication de 7 nouvelles pimentées. Cécile Boudet-Lessard, alors journaliste au Pays Malouin, m’avait interviewé. Elle relève au sujet de mes personnages que « Thierry Le Bras en parle comme des amis ou des membres de sa famille ». Normal, j’ai vécu avec eux pendant des mois avant la publication, voire des années lorsqu’il s’agit de héros récurrents tels David Sarel ou Philippe Georjan. Ils font partie intégrante de mon existence.

Un livre préféré ?

Je répondrai tous. Sinon, je ne les aurais pas commencés, ou en tout cas pas terminés. Car qu’il s’agisse d’un récit, d’une biographie ou d’une fiction, l’écriture exige des efforts, de la sueur, des doutes et... des sacrifices.

Thierry Le Bras et Olivier Panis à la présentation de la bio officielle du pilote de F1

Thierry Le Bras et Olivier Panis à la présentation de la bio officielle du pilote de F1

La biographie d’Olivier Panis représentait la réalisation d’un rêve, écrire un ouvrage dans l’univers des sports mécaniques. Le bon accueil des médias m’a réjoui. Réécrirai-je une bio de pilote ? C’est un travail énorme, passionnant mais très long. Je ne sais pas. Raconter le storytelling de pilotes talentueux que je connais bien me plairait. Je serai ravi si l’opportunité se présente. J‘y crois. La bio d’un pilote disparu m’intéresse aussi. Là, il faudrait trouver l’angle qui apporterait quelque chose de nouveau par rapport à ce qui a été publié jusqu’à présent, puis convaincre un éditeur du succès commercial.

Couverture Chicanes et dérapages de Lorient au Mans

Couverture Chicanes et dérapages de Lorient au Mans

Avouerai-je tout de même un faible pour CHICANES ET DÉRAPAGES de Lorient au Mans ? J’adore ce roman, comme mes autres livres. J’y ai placé ma passion de la course auto et installé l’action dans des sites que j‘apprécie particulièrement. Un roman n’est pas autobiographique. Pas les miens en tout cas. Mais comment nier qu’un auteur traite volontiers ce qui l’intéresse le plus, tant au plan positif que négatif ? Des thématiques qui me tiennent à cœur s’imposent naturellement dans le scénario. Mais c’est également vrai dans VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES et toutes mes autres fictions. Je ne peux décidément pas choisir parmi mes livres qui sont un peu mes enfants.

Les pires moments de la vie d’auteur ?

Jamais l’angoisse de la page blanche. Pas jusqu’à présent en tout cas. Au contraire, ma souffrance, c’est de couper, d’éliminer des passages qui ne sont pas indispensables ou ralentiraient le rythme du récit. Je dois me contraindre à laisser dans l’ombre des moments de la vie de mes héros. Quelle tristesse, surtout quand l’obligation ne résulte pas de la conviction qu’il faut accélérer la cadence des événements rapportés afin de tenir le lecteur en haleine mais d’une contrainte de format, pas plus de tant de pages, pas plus de tant de signes...

La dictature des chiffres

La dictature des chiffres

Et aussi la démarche vis-à-vis des éditeurs. Qu’attend le monde de l’édition des auteurs français ? Une histoire, bien sûr, mais aussi un genre, une orientation, une tendance qui correspond à une mode, à la bien-pensance de quelques médias. Faut-il écrire pour plaire et entrer dans un cadre marketing ou tenter de partager ses ressentis avec les lecteurs en espérant convaincre un éditeur performant ? Comme un écrivain ne peut donner le meilleur de lui-même qu’en étant sincère, je crois qu’il faut rester fidèle à ses fondamentaux. Et tant pis si ça ne passe pas toujours. La vérité paye aussi.

Le prochain ?

Un recueil de nouvelles (terminé) qui raconte les rapports d’avocats avec leurs clients. Les histoires de professionnels du monde judiciaire fascinent le public. Mais j’ai adopté un angle différent. Dans mon menu de lecture, les scènes sont considérées du point de vue des avocats. Que pensent-ils de leurs clients ? Certains leur semblent de bonne foi et très honorables, mais pas tous...

La balance de la justice

La balance de la justice

D’autres projets ? Bien sûr, mais il est un peu tôt pour en parler... A part tout de même un livre sur la défense des héritiers des premiers lits piratés par une marâtre dans les familles recomposées. Sous quelle forme, essai ou fiction féroce ? Le fond étant défini, la forme finale dépend de l’opportunité avec un éditeur. Tout est possible !

Ma bibliographie

Elle comprend des récits, une biographie, des romans et nouvelles, la participation à des collectifs :

Navigateurs solitaires autour du monde *

Vendée Globe, les joies, les suspenses, les drames *

20 ans d’aventures transatlantiques de Saint-Malo à Pointe à Pitre *

Olivier Panis, passion F1

Circuit mortel à Lohéac

Faits d’enfer à Carnac

Chicanes et dérapages de Lorient au Mans

Gare à la main du diable

7 nouvelles pimentées

Le pacte du tricheur

Vengeance glacée au coulis de sixties

Circuit mortel (réédition)

Couverture 15 Histoires de moto

Couverture 15 Histoires de moto

Sans oublier la participation à des collectifs :

15 Histoires de moto (quand j’étais encore lycéen), ni beaucoup plus tard Breizh Rose où je suis l’auteur du texte La naissance de désir (un peu excitant mais très correct et de bon goût, je vous rassure).

Je suis également tenté de rappeler le magazine spécial Vendée Globe 2000/2001dont j’ai assumé la direction de la rédaction et écrit personnellement de nombreux textes.

(NDLR : les livres dont les titres sont suivis de * ont été publiés sous le pseudonyme Thierry Georjan).

Je vous parlerai un autre jour des ouvrages à l’illustration photographique desquels j’ai concouru.

Au plaisir de vous compter prochainement parmi les lecteurs si ce n’est déjà fait !

QUELQUES LIENS

Quelques nouvelles en lien avec les sports mécaniques accessibles gratuitement http://circuitmortel.com/cat/fiction/

Série de meurtres à court terme ? Une histoire d’avocats dans une situation cynique... https://bit.ly/2QpFCai

Auteur, chroniqueur, consultant, ma vie en fait http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-thierry-le-bras-auteur-et-chroniqueur-80508329.html

Thierry Le Bras

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 16:28

Connue pour ses liens avec de grandes manifestations mettant les voiliers à l’honneur, la Cité corsaire est aussi une terre de pilotes sur deux ou quatre roues.

Berceau de fameux corsaires, site de rassemblement de grands voiliers, port de départ ou d’arrivée de courses hauturières, Saint-Malo s’enorgueillit de pages glorieuses dans l’histoire des aventures maritimes.

Baptiste-Felgerolles - 2018- 1

Baptiste-Felgerolles - 2018- 1

Mais la commune s’associe aussi aux performances de pilotes moto et auto. Parmi leurs auteurs, le jeune motard Baptiste Felgerolles, pilote d’une Yamaha R6 en Coupe de France Promosport 600 cc. Le Malouin se révèle digne de sa ville qui compte plusieurs cordes à son arc.

Clin d’œil à l’histoire des sports mécaniques

Dès l’invention de l’automobile, des constructeurs et des pilotes eurent l’idée de confronter leurs performances. Avant  la construction de circuits et la définition d’une réglementation des rallyes, les premières courses se disputèrent de ville à ville. C’était à la fin du 19ème siècle.

Antony - Mors - 1899 - Paris-Saint-Malo

Antony - Mors - 1899 - Paris-Saint-Malo

Une des premières compétitions automobiles arriva justement sur la Côte d’Émeraude. Elle se déroula entre Paris et Saint-Malo. C’était en juillet 1899. Elle fut remportée par Antony sur une Mors. Trop dangereuses, les courses de ville à ville furent abandonnées au début du 20ème siècle. 

 

Le sport automobile a évolué. Des spécialités sont apparues. Certains constructeurs ont privilégié les épreuves d’endurance, d’autres les affrontements de monoplaces, d’autres encore la confrontation de voitures de tourisme (ou dites telles) sur circuit. Sans oublier les rallyes, avec des secteurs chronométrés fermés à la circulation et un parcours routier où les concurrents doivent respecter le code de la route. 

BMW-30-CSL - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

BMW-30-CSL - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

Et il y eut le Tour Auto, une épreuve fascinante, tant par son histoire que sa durée et l’enchaînement d’épreuves très différentes. Spéciales de rallye, épreuves en circuit et ES empruntant des tracés de courses de côtes se succédaient à un rythme effréné. Un truc pour pilotes éclectiques, complets, endurants. Le Tour Auto réunissait des véhicules très différents, des machines de tourisme de série aux plus belles voitures de grand-tourisme, voire certaines années aux protos.

Le Tour Auto est désormais réservé aux véhicules historiques. Il fournit l’occasion de voir rouler de belles machines conçues à une époque où l’automobile n’était pas la bête noire des politiques et prétendus écologistes obsédés par la punition des  conducteurs.

En 2017 justement, le Tour de France Auto fit étape à Saint-Malo. Des voitures magiques stationnant sur un site sublime avant de repartir dévorer le bitume de routes et pistes emblématiques du sport automobile, un rêve !

Des pilotes à Saint-Malo

Un de mes polars automobiles démarre à Saint-Malo en février 1966. Il met en scène Philippe et sa bande de copains. L’adolescent, élève au Collège Jean Charcot, rêve du jour où il prendra le volant d’une voiture de course dans une épreuve officielle. Avec son cousin et des copains, il découvre fortuitement un cadavre au Fort National. L’homme a été assassiné... Philippe, son cousin et leurs amis sont-ils en danger ? Le début d’aventures insolites dont le dénouement interviendra quelques mois plus tard au bord de la piste des 24 Heures du Mans. Un délice pour amateurs de sensations fortes, de bolides et aussi de bonne chère car l’humour culinaire fait passer quelques saveurs amères (voir liens en fin de note).

Porsche-911-RS-3.0 l - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

Porsche-911-RS-3.0 l - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

Philippe et son cousin apparaîtront dans d’autres fictions, automobiles ou non. Certaines sont déjà écrites, d’autres viendront, dont un roman qui commencera cinq décennies plus tard lors du passage du Tour Auto à Saint-Malo en 2017. Une nouvelle histoire policière, des retours dans le passé jusqu’au temps de Collège Jean Charcot, des moteurs vrombissants... Patience... Saint-Malo sera au cœur d’une aventure où la course automobile jouera à nouveau un rôle important.

Thierry-Le-Bras - VW-Golf-GTI - 1977- Victoire-de-classe-à-Saumur-Saint-Hilaire

Thierry-Le-Bras - VW-Golf-GTI - 1977- Victoire-de-classe-à-Saumur-Saint-Hilaire

J’habite Saint-Malo aujourd’hui. Et si mes activités liées aux sports mécaniques se limitent à les raconter et à tenter d’y amener des partenaires, j’en fus un véritable acteur. Je suis donc quelque part un pilote, ou plutôt ex-pilote malouin. Car à une époque, j’ai roulé régulièrement en compétition et remporté des victoires dans ma catégorie. Ça, c’était avant, comme dit la pub. Mais ça a tout de même existé. L’aboutissement d’une passion absolue qui ne s’est jamais démentie. Sûrement cette conviction que les sports mécaniques offrent des émotions uniques oriente-t-elle mon activité de chroniqueur, d’auteur, ainsi que ma volonté d’aider des pilotes contemporains qui le méritent lorsque l’opportunité m’en est offerte. M’étant sanglé dans un baquet, ayant connu les joies formidables et les mauvais moments dans ce sport, j’ose prétendre que je peux en parler avec pertinence et légitimité. Je sais ce que représente le verdict impitoyable du chronomètre. « La boxe ne ment jamais », affirmait Joe Frazier. Les sports mécaniques non plus. Comme les boxeurs et tous ceux qui se donnent à fond, les pilotes méritent le respect.

Baptiste-Felgerolles - 2018 - 2

Baptiste-Felgerolles - 2018 - 2

Quittons maintenant l’univers parallèle des fictions et le temps passé pour revenir au présent et nous projeter dans le futur. La Cité corsaire compte parmi ses habitants un authentique talent du sport motocycliste. Un vrai Malouin, le jeune Baptiste Felgerolles, roule en Coupe de France Promosport 600 cc avec une Yamaha R6. Il prépare sa saison 2019 avec enthousiasme et détermination.

Baptiste vit pour devenir pilote moto depuis l’âge de 9 ans. Il a obtenu le diplôme de meilleur apprenti moto de Bretagne en 2014 puis le titre de lauréat du Prix de l’espérance de la Fondation Bleustein-Blanchet en 2015. Volonté d’apprendre, sincérité absolue dans sa passion, condition physique, force de travail, Baptiste possède toutes les qualités d’un grand. Il a déjà signé de très belles performances. Un jour prochain, il fera partie des prétendants aux podiums en Grand-Prix ou/et aux 24 Heures du Mans. J’en suis convaincu et je sais que mon avis est partagé par de nombreuses personnes dont des spécialistes du sport motocycliste. La ville de Saint-Malo sera de plus en plus fière de lui, comme le sont déjà sa famille, ses partenaires, ses amis. Il mérite d’être encouragé, soutenu, aidé. Vous pourrez découvrir son portrait parmi les liens ci-dessous. Go Baptiste, pilote moto malouin ! Tu vas montrer à tous que Saint-Malo est  bien une terre de pilotes !!!

QUELQUES LIENS

Baptiste Felgerolles, un motard malouin sur la bonne trajectoire http://circuitmortel.com/?p=3500

Thierry Le Bras, l’apprentissage de la course avant de la raconter https://bit.ly/2F3Jc8Y

Le Tour de France Auto à Saint-Malo avec BMW http://bit.ly/2qjls5F

Vengeance glacée au coulis de sixties, un polar auto qui commence à Saint-Malo http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-un-polar-pour-fans-absolus-des-sixties-124431461.html

Une Triumph Spitfire à Saint-Malo avec une jolie fille et de futurs pilotes http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/2018/06/la-triumph-spitfire-de-christina.html

Thierry Le Bras

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 12:39

« La Route du Rhum a lieu tous les quatre ans, rappelait Laurent Bourgnon dans la préface du livre ‘’20 ans d’aventures transatlantiques de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre’’. Pour nous coureurs au large, elle représente nos Jeux Olympiques... »

« Rien n’excite autant l’esprit de compétition que la voile », affirmait sir Francis Chichester », vainqueur de la première Transat anglaise en 1960. Je pense pour ma part que l’excitation de la compétition vaut pour toutes les disciplines où un être humain recherche la vitesse maximale avec une machine. La voile en fait partie, au même titre que la course auto et moto.

Des histoires de Rhum !

A l’heure où j‘écris ces lignes, la onzième Route du Rhum s’est élancée. L’épreuve, née la même année que le Paris – Dakar, fête son quarantième anniversaire. Un seul skipper l’a gagné deux fois, Laurent Bourgnon.

La Route du Rhum représente quelque chose de particulier. Elle est avec le Vendée Globe la course au large qui apporte le plus de retombées aux partenaires du vainqueur. Elle procure des émotions intenses aux participants, aux spectateurs, aux visiteurs qui se pressent le long des bassins et de la Côte d’Émeraude au moment du départ. Elle représente le rêve de skippers de tous les âges, du futur champion aux amateurs désireux de faire une fois la course de leur vie.

Quelques souvenirs illustrés...

Veillées d’armes

Parmi mes souvenirs les plus forts de la Route du Rhum, je citerai les victoires de Laurent Bourgnon.

Des histoires de Rhum !

A l’approche du départ, la tension monte. J’ai pris cette photo vers 6 heures 30, le samedi précédant le départ de la Route du Rhum 1994. Devant Harris Wilson, Primagaz, le trimaran de Laurent Bourgnon. Chronique d’une victoire annoncée, ai-je titré le chapitre consacré à la première victoire de Laurent dans « 20 ans d’aventures transatlantiques de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre ». Favori, le Suisse installé tout près de La Trinité-sur-Mer allait tout de même devoir déjouer tous les pièges et vaincre ses rivaux. Il le fera. Du départ en tête où Laurent navigue spectaculairement  sur une coque à l’arrivée en Guadeloupe où il gratifie les téléspectateurs de quelques acrobaties avant de franchir la ligne d’arrivée, Laurent aura signé la course parfaite ! Un grand marin, un grand monsieur, et en plus un homme sympathique, simple, abordable.

Des histoires de Rhum !

Comme l’orage crée une atmosphère propice aux intrigues policières, une météo sombre et pluvieuse contribue à suggérer les difficultés qu’affronteront les skippers. Ellen Mac Arthur navigue « A donf ». C’était écrit sur son monocoque au départ du Vendée Globe 2000 – 2001. Il y a vingt ans, en 1998, la jeune anglaise s’était imposée dans la classe 2 des monocoques à bord de l’ancien bateau de Pete Goss (le sauveur de Raphaël Dinelli au Vendée Globe 1996 – 1997). La voici à Saint-Malo sur son Kingfisher lors des ultimes préparatifs de la Route du Rhum 2002. Une course difficile s’annonce. Ellen remportera la classe IMOCA (monocoques de 60 pieds).

Un Rhum, on sait que ce sera dur. Un skipper seul avec sa machine face aux éléments. Pas de confort, pas de sommeil, la recherche de la performance absolue dans un univers qui n’est pas naturel pour l’homme. Des efforts physiques intenses, la solitude, les caprices d’Éole et Neptune, des dieux pas toujours commodes. A part un loup de mer, qui peut imaginer des vents qui cognent aussi fort qu’un boxeur poids lourd et des vagues hautes comme des immeubles de trois étages ? Ceux qui se sont intéressés à la vie des skippers en imaginant leurs épreuves.

Des histoires de Rhum !

« Les sportifs qui m’étonnent le plus, ce sont les navigateurs, confie Olivier Panis. Ils pratiquent leur sport, leur métier, mais ils sont exposés à tellement de choses incontrôlables malgré leur connaissance de la mer et de la météo qu’ils m’impressionnent mentalement. Je pense qu’après avoir fait une Route du Rhum ou un tour du monde, rien ne peut plus arriver de pire au plan psychologique. On doit en sortir beaucoup plus fort, car c’est monstrueux. L’imprévu qu’ils doivent affronter en permanence, c’est affreux. » (1)

Olivier fut le parrain du trimaran La Trinitaine avec lequel Marc Guillemot participa à la Route du Rhum 1998.

Je vous sers un demi ?

J’ai eu la chance d’assister au départ de la première édition de la Route du Rhum en 1978. Je me suis naturellement intéressé aux suivantes. Mon goût de l’écriture m’a inscrit sur la trajectoire de rédaction d’ouvrages et des concours de circonstances m’ont incité à réaliser des récits de course au large avant de me consacrer plus spécifiquement aux sports mécaniques ainsi qu’aux fictions. D’abord une histoire de tours du monde en solitaire, puis un Vendée Globe en direct (préfacé par Philippe Jeantot) publié aux Éditions Gérard de Villiers. J’avais signé ces ouvrages sous le pseudonyme Thierry Georjan.

Des histoires de Rhum !

Comment ne pas poursuivre par une histoire de la Route du Rhum ? J’aurais eu l’impression de laisser un travail inachevé. Mon histoire de la Route du Rhum s’intitule « 20 ans d’aventures transatlantiques de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre ». Elle s’achève en 1998, avec la seconde victoire de Laurent Bourgnon qui a eu la gentillesse d’accepter de préfacer le livre.

A chaque édition de la Route du Rhum, les souvenirs de ce livre reviennent. Certains douloureux cette année. Comment oublier que Laurent Bourgnon et Florence Arthaud qui ont tant marqué l’histoire de la course nous ont quittés ?

Une idée plus légère m’est par contre venue à l’esprit. La Route du Rhum a 40 ans. Mon livre raconte 20 ans d’histoire de la course. Donc, quand j’évoque cet ouvrage, je sers un demi (20 ans sur les 40 de l’histoire) !

Cap vers la Guadeloupe

L’histoire continue. Avec cent-vingt-trois engagés et une foule immense à Saint-Malo, l’édition 2018 sera forcément un succès. L’ouverture de la course à de nombreuses catégories dont les Classe 40 rappelle un peu le début de l’aventure en 1978 avec des bateaux très différents au départ.

Des histoires de Rhum !

Un champion olympique a disputé sa première Route du Rhum en 2014, Jean Galfione ! Il revient cette année. Le Champion Olympique de saut à la perche 1996 a entamé une nouvelle vie. « Prends un bateau et pars », lui avait conseillé Laurent Bourgnon. Conseil suivi. Jean apprend  son nouveau sport où il reste un compétiteur. Il travaille avec humilité, progresse. Pas une star, un marin parmi les autres qui profite pleinement de chaque instant à bord.

Des histoires de Rhum !

La technologie et la taille des voiliers de la Classe Ultime autorisent des vitesses hallucinantes de l’ordre de 40 nœuds (à peu près 80 km/heure) dans les conditions optimales. Un nouveau record de la traversée est probable. Un temps de cinq jours et demi a été évoqué par les plus optimistes. Nul doute en tout cas que la Route du Rhum 2018 écrira de belles pages retraçant des exploits humains.

La bonne humeur régnait parmi les spectateurs à ‘l’approche du départ.

— Les bateaux, ils vont revenir avec du Rhum ? demande un gamin à son père qui admire les plus grands multicoques engagés en 2018.

— Non, ce n’est pas tout à fait ça, répond un homme surpris par la logique implacable de la question.

Pourquoi pas après tout ? D’autant que la Route du Rhum fournit l’occasion de déguster de délicieuses recettes de Punch planteur. Je me suis laissé tenter, comme beaucoup d’autres.

La Route du Rhum nourrit des rêves, des projets, des envies. Elle fournit un terrain de jeu aux amateurs de sensations, de pilotage de machines extrêmes. Chacun est fait comme il est, Chacun prend feu comme il peut, Chacun va son chemin, Jusqu'à l'endroit du destin... Vous rappelez-vous ces paroles ? Elles sont issues du magnifique duo de Pierre Bachelet et Florence Arthaud enregistré quelques mois avant la victoire de la petite fiancée de l’Atlantique. Oui, chacun possède sa personnalité, ses rêves, ses envies. Les plus audacieux s’efforcent de les transformer en destin...

(1) OLIVIER PANIS, Passion F1, page 177  (par Thierry Le Bras – 2003 – Hêtre Éditions – Préface de Mika Häkkinen, Champion du monde F1 1998 et 1999

(2) « 20 ans d’aventures transatlantiques de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre »(par Thierry Georjan – 2000 – Presses du Midi – Préface de Laurent Bourgnon)

QUELQUES LIENS

Parallèles entre la Route du Rhum et le Dakar http://www.designmoteur.com/2015/01/dakar-route-du-rhum/

Route du Rhum, l’occasion de se rappeler les pilotes sur terre et sur mer qui se sont intéressé  aux horizons lointains http://bit.ly/2g6fimT

GARE A LA MAIN DU DIABLE, un roman cross-age de Thierry Le Bras sur fond de de course au large. Toujours disponible chez Amazon (cf https://www.amazon.fr/Gare-%C3%A0-main-du-Diable/dp/2748364732 , premières pages consultables gratuitement)

Parmi les favoris de la Route du Rhum 2018, François Gabart,  vainqueur du Vendée Globe 2012 – 2013  http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-francois-gabart-la-tete-et-les-bras-114857711.html

Pierre Bachelet et Florence Arthaud chantent Flo https://www.youtube.com/watch?v=_iEqyQ_GCcU

Thierry Le Bras

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 17:45

Juillet 2018. Vague de panique chez les retraités. Déjà maltraités par un pouvoir qui s’en prend à leur pouvoir d’achat, les seniors craignent désormais pour les pensions de réversion. Certains pensent au suicide. D’autres se disent qu’un petit meurtre pourrait les sauver. Enfin, tant qu’il est encore temps...

 

Mercredi 25 juillet, 12 heures 40... Plus que trois jours avant les vacances.

 

- Madame Farcy voudra te voir à la rentrée, Dan. Elle prévoit d’entreprendre une nouvelle activité, la suppression expresse de retraités afin que les réversions des retraites de leurs conjoints ne puissent  pas être remises en cause par le futur régime des retraites.

 

Quelques heures plus tôt, Maître Richard Grandel, avocat au Havre, imaginait naïvement qu’il ne restait que quelques dossiers classiques à boucler avant de déguster le premier plateau de fruits de mer du séjour morbihannais avec sa femme et les amis qui partageraient leur villégiature. Il avait hâte de charger les bagages dans son Alfa Romeo Stelvio bleu métal et de prendre la route, direction Le Magouër, en face d’Étel. Pas la peine de descendre jusqu’à la Méditerranée cet été. Le beau temps généralisé transformait la Bretagne en paradis. Il se sentait porté par une vague d’insouciance en attendant celles de la côte atlantique.

Meurtres en réversion...

Dan, pour les clients maître Daniel Meunier, fait partie de ses plus vieux amis. Inséparables depuis le collège, ils ont suivi les mêmes études, pratiqué les mêmes sports. A la fin de leurs années de droit, Richard a choisi de devenir avocat. Dan est entré dans un cabinet de conseillers fiscaux. Au moment de la fusion des professions juridiques en 1992, ils se sont associés, rationnalisant ainsi l’équipe complémentaire dans laquelle ils avaient entraîné leurs cabinets respectifs. Négociation de contrats, ventes, fusions de sociétés, contentieux, infractions routières ou autres, optimisation fiscale, gestion des différends avec l’administration, destruction des montages sournois destinés à spolier des héritiers légitimes, Richard, Dan et leurs associés savent répondre à tous les besoins des clients. Presque tous...

 

Le problème de madame Hermeline Farcy, le premier rendez-vous de la journée,  ne poserait pas de grosses difficultés techniques. La restauratrice cuisine des recettes exclusivement à base d’andouille dans un petit local du centre-ville. Madame Farcy a reçu une offre d’achat intéressante de son voisin qui souhaite agrandir la boutique franchisée dans laquelle il vend du chocolat. Elle souhaite s’en entretenir avec son conseiller. A bientôt soixante-dix ans, l’avocat ne s’attendait pas à se trouver confronté à un de ces scenarii où la réalité dépasse la fiction, une affaire qui laissait redouter la commission  prochaine d’une multitude de crimes.

 

***

Madame Hermeline Farcy avait  rendez-vous à neuf heures trente. Elle arriva à l’heure et aborda très vite le cœur du problème.

 

— Mon fonds ne rapporte pas grand-chose. Je survis parce que je touche une petite prestation compensatoire de mon ex-mari. Mais qu’est-ce que j'vais faire après ? Et qu’est-ce que j'vais devenir à la retraite ?

Meurtres en réversion...

Richard connaît la situation de sa cliente. Il a plaidé son divorce en 2012. Hermeline avait cinquante-cinq ans. Elle n’a pas eu de vraie carrière professionnelle, ayant alterné les périodes où elle s’occupait des enfants et de la comptabilité de son mari, commerçant ambulant, et celles où elle l’aidait sur les marchés sans statut protecteur. Puis un jour, une employée saisonnière a pris sa place... Hermeline est partie avec une somme modeste - tout de suite investie dans l’achat de son petit restaurant d’andouille - et une maigre prestation compensatoire. A la retraite, elle fera partie des quatre-vingt-dix-pour-cent de femmes condamnées à la misère si la prestation s’éteint et qu’aucune réversion n’est virée.

 

— J’ai entendu que le gouvernement, il allait tout remettre à plat au sujet des retraites et des réversions, s’inquiète-t-elle. Mon ex a pris sa retraite au printemps. S’il meurt avant moi, j’aurai droit à une partie de sa pension. En gros, moi et sa femme actuelle, nous toucherons au total environ la moitié d’c’qu’il perçoit. La part de chacune sera fixée au prorata des années de mariage avec lui. Enfin, si j’ai ben compris c’qui est dans le journal Les droits du senior.

 

— En effet, sous réserve de conditions de ressources. Compte tenu de vos revenus, la réversion ne devrait pas poser de problème.

 

— Ouais, sauf si la bande au pouvoir, elle supprime la réversion.

 

— Je ne saurais prédire les futures lois qui seront votées, admet Richard. Il semble que le premier ministre ait affirmé que les personnes touchant déjà une réversion ne verraient pas leur situation modifiée. Certains commentateurs ont fait observer qu’il s’était bien gardé d’aborder la question des bénéficiaires futurs.

 

— Mon ex faisant partie des retraités actuellement, j’ai intérêt à c’qu’il passe l’arme à gauche le plus vite possible de façon à c’que j’aie la réversion avant que la loi change, déduit Hermeline. En somme, le premier ministre appelle les femmes qui veulent protéger leur avenir au meurtre. Celles dans ma situation, et puis celles dont les maris ont déjà pris leur retraite et qui auront besoin de la réversion s’ils meurent avant elles. Avec les réversions en danger, j'vous prédis une vague d’assassinats sans précédent  chez les seniors, maître. Des centaines de milliers en quelques semaines, vous verrez. Certaines tueuses seront prises. Les avocats vont se frotter les mains.

Meurtres en réversion...

— Quand même pas, proteste Richard. Les français sont des moutons. Peu passeront à l’acte. D’autant que si votre prédiction se réalise, les dossiers seront difficiles à plaider et les avocats ne sortiront pas facilement leurs clients du pétrin. Les assassinats motivés par des intérêts pécuniaires ne plaisent pas beaucoup aux jurés d’assises.

 

Hermeline Farcy se gratte la tête et se ravise.

 

— Si ça s’trouve, peu de meurtrières iront en taule. Je vous l’dis, moi. Vu que le pouvoir, il aime pas les vieux, la plupart des tueuses passeront à travers les mailles du filet. Plus il meurt de retraités, moins ça fera d’retraites à verser, de places d’Ephad à créer, de personnes en état de dépendance à assumer, de malades à soigner. Même s’il reste une réversion, elle représente moins que la retraite de base de toute façon. Donc le gouvernement est gagnant si les femmes tuent leurs maris retraités. Et hop, on les encourage en menaçant de supprimer les réversions pas encore en route. Vous verrez si j‘ai pas raison.

 

Richard soupire. A-t-il raison, lui, de continuer à travailler et d’écouter les histoires sordides des clients ? Il a déjà levé le pied. Financièrement, il pourrait prendre une retraite complète et surtout bien méritée. Il ne se fait plus d’illusions sur la loyauté des clients, les solutions que le droit apporte aux conflits, le système judiciaire en général. Seulement, il n’arrive pas à décrocher. Il reste à l’ancien pilote automobile amateur qu’il fut longtemps un goût de la compétition qui le pousse à poursuivre encore un peu la course d’endurance professionnelle...

 

— Je me demande si j'devrais pas supprimer mon ex tant que j'peux encore prétendre à la réversion, reprend Hermeline. Vous qui avez dû voir des quantités de meurtres, vous n’auriez pas une idée, maître ? De toute façon, z’êtes tenu au secret professionnel comme un curé. Vous avez pas le droit d’me dénoncer.

 

— Vous oubliez un détail, chère madame.

 

— Lequel ? Ah oui, vous verser des honoraires pour m’expliquer comment faire. Combien ? J’ai de tout p’tits moyens.

 

— Non. Je ne suis pas tueur à gages et je ne tiens pas à être soupçonné de complicité d’assassinat à l’approche de ma propre retraite qu’il faudra bien que je me résigne à prendre un de ces jours. Je voulais juste préciser que si je suis appelé à suivre ou simplement connaître une affaire en ma qualité d’avocat, c’est que le crime n’était pas parfait et que son auteur n’a pas échappé aux poursuites.

 

— C’est vrai ça, bordel. Un avocat ne sait pas forcément mijoter la recette du crime parfait. Vers qui se tourner quand on veut se débarrasser de quelqu’un pour des bons motifs ?

 

— Je ne sais pas. Je doute que la réponse se trouve dans les pages jaunes ou dans un guide style L’avocat chez vous

Meurtres en réversion...

— D’toute façon, il faut trouver une solution. Les exécutions destinées à s’assurer le maintien des pensions de réversion représentent un super marché. Pourquoi pas un nouveau business si j’cède mon restaurant ? Jusqu’à maintenant, j’ai vendu de l’andouille fumée. Bientôt, je vais fumer des andouilles.

 

La consultation reprit sa trajectoire initiale sans déraper. Il fut question de vente du restaurant à thème basé sur les recettes d’andouille. Au moment de prendre congé, Hermeline Farcy prononça une phrase lourde de sous-entendus.

 

— Au revoir maître. Profitez bien de vos vacances. Au retour, je vous reverrai pour la vente du fonds. Moi, j’suis pas une andouille, j’passerai pas aux assises. Prévenez votre associé. J’aurai besoin de lui pour les questions fiscales sur mes futurs revenus. Si une idée lui vient, j’suis preneuse.

 

— Si vous pensez à ce que je crois, n’oubliez pas un facteur, chère madame.

 

— Quoi ?

 

— Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. L’intention déclarée d’un ministre quant à la préservation des réversions acquises n’a pas force de loi. Qui sait si les éventuels meurtres commis dans le souci de bénéficier d’une réversion avant un nouveau régime des retraites ne se révéleront pas inutiles ? Imaginez que finalement, les modifications s’appliquent à toutes les prestations à compter d’une date donnée, même si la réversion avait débuté sous le régime actuel. Combien d’assassinats auraient été commis pour rien ? Et vous savez comment sont les gens, ingrats, radins, d’une mauvaise foi totale. Les clients de prestations de conseil en assassinat seraient bien capables de venir réclamer le remboursement de ce qu’ils ont versé puisqu’au final, la suppression du conjoint ne servirait plus à rien.

 

Hermeline Farcy émit une moue de déception puis sortit du bureau en se grattant la tête...

***

Dan connaît madame Farcy. A l’ouverture de son restaurant à thème andouille, elle lui avait demandé s’il ne serait pas judicieux de monter une société domiciliée à Guernesey ou au Delaware afin de ne pas payer d’impôts. Elle avait entendu dire sur le marché que des milliardaires faisaient ça et qu’ils roulaient le fisc dans la farine. Il avait répondu que les montages « usines à gaz » coûtaient cher et que la taille de son affaire ne justifiait pas l’investissement. Un jour, peut-être, si elle ouvrait des restaurants d’andouille dans le monde entier, il serait temps d’y réfléchir. Pour l’heure, la mise en œuvre de l’idée ingénieuse s’avérerait prématurée...

 

— Ne me dis pas que notre brave Hermeline se prépare à couper les retraités en rondelles dans le seul but d’accélérer le versement des pensions de réversion ? demande Dan à son associé. Tu me fais marcher.

 

— Je crains que le projet la tente beaucoup, répond Richard avant de rapporter l’intégralité de ses échanges avec la restauratrice.

Meurtres en réversion...

— Effets pervers d’une législation scélérate, constate Dan. Un pouvoir injuste engendre des monstruosités. Au fond, je ne serais pas si surpris que la prédiction de notre cliente se réalise. Les gens sont tellement intéressés.

 

— Encore heureux que nos épouses aient droit à des retraites personnelles assez conséquentes pour ne pas céder aux offres de services que notre chère cliente pourrait leur faire histoire de bien démarrer sa petite entreprise, plaisante Richard.

 

— Nous avons connu d’autres tempêtes, se souvient Dan. La terreur des patrons en 1981. Rappelle-toi celui qui voulait nous voir tous les deux d’urgence et qui nous a invités à dîner pour nous demander s’il fallait qu’il vende tout de suite sa Jaguar et la Triumph de sa femme...

 

— Et plus récemment en 2012, ajoute Richard. Un traumatisme moindre dans le grand public mais une angoisse encore plus profonde dans les milieux économiques. Jamais nous n’avons organisé autant de fuites à l’étranger.

 

— Certains pensent que les avocats mangent à tous les râteliers et que le racket étatique nous profite autant que le crime organisé.

 

— Ils oublient que nous sommes rackettés au même titre que les autres et qu’en plus, nous passons un temps considérable à apprendre de nouvelles législations pas très claires, pleines de pièges, incertaines car mal rédigées...

 

— Pas faux, soupire Dan. S’occuper de droit et de fiscalité, c’est marcher dans un champ de mines. Tu vas me couper l’appétit.

 

— Ce serait dommage. Laissons-nous tenter par les suggestions du chef. Les Huîtres chaudes à l’andouille de Vire et blancs de poireaux doivent se laisser déguster.

 

— En effet. Espérons que nos gouvernants et notre cliente aient plus de QI que les huîtres...

 

La patronne vient prendre la commande. Les deux amis optent pour des araignées farcies à la mode Mère Poignard après les huîtres.

 

— Excellent choix, approuve la maîtresse des lieux. Cette recette est une vraie tuerie. Voulez-vous une coupe de Veuve-Clicquot en apéritif ? C’est la maison qui offre.

 

Trois minutes plus tard, Richard et Dan trinquent au Veuve- Clicquot à la santé des retraités en danger...

 

QUELQUES LIENS

 

Marâtres, arnaques et petits meurtres http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-maratres-detournements-et-petits-meurtres-110748178.html

 

DESIGNMOTEUR présente l’Alfa Romeo Stelvio, la voiture de Richard dans ce scénario https://gotmdm.com/driving/2018/04/alfa-romeo-stelvio-2-0t-280-ch-q4-super-premier-suv-de-marque-italienne/

 

Drogués de sport : un avocat, un rallye, des clients surprenants croisés à la fin d’un rallye http://bit.ly/1lEpd2a

 

La marâtre aimait trop la galette http://polarssportsetlegendes.over—blog.com/2016/01/la—maratre-aimait-trop-la-galette.html

 

Écrire, c’est raconter des histoires, toutes sortes d’histoires, vraies ou fictives  http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/2017/09/ecrire-c-est-raconter-des-histoires.html

 

Thierry Le Bras

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:34

Une promenade aux frontières du fantastique et du monde réel au cours de laquelle votre imagination vous guidera sur les traces de Merlin l'Enchanteur et de la Fée Morgane.

 

Le granit, roche dure réputée résistante aux assauts des siècles, s'associe généralement à la couleur grise et aux paysages arides. Mais tout principe appelle des exceptions. La Côte de granit rose, dont Perros constitue l'un des joyaux, fait mentir la croyance traditionnelle.

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Ici, la pierre revêt une douce couleur rose et des formes émoussées qui se marient à la perfection avec les couleurs changeantes et nuancées de la Manche. Cette région côtière inspire la douceur de vivre. Rien d'étonnant à ce que sa vocation de station balnéaire se soit révélée dès le XIXème siècle.

 

Nous avons cédé à la tentation et franchi les frontières du réel le temps d'une randonnée pédestre sur le Chemin des Douaniers entre la plage de Trestraou et Ploumanac’h, village préféré des Français en 2015.

 

Une source d'inspiration permanente

 

Dès les premières minutes de marche, nous avons rencontré un peintre, qui mélangeait sur sa palette du bleu, du gris et du rose dans le but de donner naissance à un tableau traduisant sa perception du site étonnant qui s'offrait à nos yeux. Songeait-il qu'avant lui Paul Gauguin, André Gide, Paul Valery et Charles Lindbergh firent cette promenade et tombèrent sous le charme de cet univers étrange ? Nous ne le saurons jamais, car nous n'avons pas osé le déranger et risquer de troubler son inspiration.

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Nos esprits s'accoutumaient peu à peu aux couleurs du monde parallèle que transmettaient nos pupilles. Le bruit des vagues nous berçait dans l'illusion d'un voyage au siècle du Roi Arthur, loin des attributs nocifs de la vie moderne, qu'ils empruntent la forme de nuisances sonores ou olfactives.

 

D'autres surprises nous attendaient.

 

Une main surnaturelle

 

Voir la roche la plus dure arborant la couleur la plus douce défie déjà notre logique habituelle. Que penser en outre de rochers qui ressemblent à des sculptures ?

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Certains évoquent des cranes, des têtes de dauphins, le chapeau de Napoléon, une demeure du Diable, une guérite… Bien sûr, les scientifiques prétendront qu'il s'agit du résultat de millions d'années d'évolution géologique. Les formes apparentes aujourd'hui se seraient dessinées sous terre par le jeu de l'altération de l'eau sur la roche. Puis l'érosion et l'effondrement de blocs de granit auraient dévoilé ces œuvres d'art.

 

D'autres penseront que Morgane et Merlin ont voulu tester leurs pouvoirs sur ces lieux, ou encore que les Dieux de la mer et des vents y ont exercé leurs talents créatifs. A moins que la main incandescente du Diable n'ait tenté de s'approprier cette côte avant d'en être chassée par les forces du bien.

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

En tout état de cause, le promeneur jouit d'un paysage stupéfiant et exceptionnel, d'autant que les interventions de l'homme s'accordent parfaitement avec la nature. Et c'est avec émerveillement que le randonneur découvrira le phare de Ploumanac’h, le manoir de Park armen bu, le château de Costaérès, et l'oratoire de Saint Guirec. Ce dernier édifice possède d'ailleurs sa légende : les jeunes filles qui veulent se marier dans l'année doivent venir y faire une prière.

 

Que faire après une telle promenade ?

 

La randonnée évoquée représente huit kilomètres sur un sentier piétonnier escarpé mais dénué de toute difficulté de franchissement. Une baignade - en période estivale -  clôturera agréablement la demi-journée. Et pourquoi ne pas profiter ensuite d’un bon repas ? Sans excès mais avec les richesses variées de la gastronomie bretonne. Fruits de mer, galettes, crêpes, et aussi viandes de premier choix, tout est bon en Bretagne !

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Des sites tels que ceux de Perros, Trestraou, Ploumanac’h ouvrent l’esprit aux voyages extraordinaires. L’occasion de dévorer  des aventures accommodant légendes, sorcellerie, recettes de défense contre les sorts... Au menu, Ankou, Halloween, un peu de Vaudou, des rites de désenvoûtement, des mises en scène, de l’humour cynique et parfois culinaire avec des recettes étonnantes, très étonnantes... Haine absolue contre amitié, velléités meurtrières contre vengeance, des combats à faire frissonner... et rire ! Bon appétit de lecture,

 

QUELQUES LIENS

 

Le mage qui faillit faire basculer le Tour de France http://bit.ly/2vsp7DA

 

Les sorcières d’Halloween, un feuilleton qui vous promènera des Monts d’Arrée à Avranches et à la région rennaise

ÉPISODE 1 – http://bit.ly/2e0YfRs

ÉPISODE 2 – http://bit.ly/2ePhjjM

ÉPISODE 3 – http://bit.ly/2er5yQk

ÉPISODE 4 – http://bit.ly/2enAsLR

ÉPISODE 5 – http://bit.ly/2f8pzM9

 

Souvenirs d’Auvergne, une autre terre de légendes https://bit.ly/2P7IhVx

 

Thierry LE BRAS

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 18:12

Courir Le Mans signifie entrer dans la légende de la course, appartenir à un clan d’initiés reconnus des plus sceptiques.

 

Tout le monde a entendu parler des 24 Heures du Mans, y compris ceux qui, les pauvres, ne s’intéressent pas aux sports mécaniques. Si à l’occasion d’un dîner en ville, un invité fait état de la profession de pilote, il se trouvera forcément un autre convive qui demandera ce qu’il a fait au Mans.

Le Mans, symbole absolu de la course automobile !

Dans l’hypothèse où le pilote ne roule pas en endurance, il perdra son aura. Il ne sauvera la face qu’à condition d’avoir disputé le Grand-Prix de Monaco, le Rallye de Monte-Carlo, les 500 miles d’Indianapolis ou à la rigueur le Dakar.

 

Passion et Mans

 

Théâtre de duels homériques, de suspense dépassant ceux des meilleurs thrillers, d’exploits et parfois hélas de drames, Le Mans a inspiré de nombreuses fictions. Je fais partie des auteurs qui ont installé l’action de romans policiers et de nouvelles au Mans, notamment avec Chicanes et dérapages de Lorient au Mans et Vengeance glacée au coulis de sixties. Car comme la grande majorité des amoureux de sports mécaniques, les 24 Heures du Mans me fascinent depuis toujours.

 

Les 24 Heures résonnent dans ma mémoire au rythme de la voix de Tommy Franklin à la radio dès avant l’école primaire. Mon père, grand amateur de sport automobile à cette époque, ne manquait pas un reportage. Et moi, gamin émerveillé dont les jouets favoris étaient les petites voitures, j’inscrivais dans mes neurones les noms de Jaguar, Aston Martin, Ferrari, Porsche, Maserati comme ceux des merveilles du monde.

Le Mans, symbole absolu de la course automobile !

Un peu plus tard, à l’âge dix ans, j’ai ressenti l’envie irrésistible d’écrire un roman. Il s’agirait de l’histoire d’une bande de jeunes qui, faute de disposer de la somme nécessaire à l’achat d’une Ford GT40, d’une Cobra ou d’une Iso Grifo, construiraient un bolide dans le garage du grand-père de l’un d’eux. Des aspirants pilotes qui ressemblaient à mes copains... et à moi avec quelques années de plus. Je ne suis pas allé au bout de l’histoire et les cahiers de brouillon se sont perdus, sans doute dans un déménagement ou d’un grand ménage dans la cave.

Le Mans, symbole absolu de la course automobile !

La passion de la course ne m’a jamais quitté, jusqu’à habiter des rêves. Quand j’étais enfant, la famille comptait une adorable chienne boxer qui portait le nom de Jeeps. Elle s’asseyait volontiers sur la banquette arrière de la voiture à côté de moi et affichait sa fierté lorsque mon père doublait un autre véhicule, qu’il s’agisse d’une voiture, d’un camion, d’un tracteur ou d’un deux roues. Une nuit, j‘ai rêvé que je roulais au Mans dans une Alpine et que notre chienne était à côté de moi, ravie ! Bon, d’accord, compte tenu de mon âge (encore plus jeune que Ricardo Rodriguez lors de sa première tentative de participation aux 24 Heures) et du règlement de la course,  cet épisode ne pouvait se dérouler que dans l’univers parallèle de l’imagination. Si des coureurs au large ont navigué en compagnie d’animaux plus ou moins satisfaits de l’aventure, je ne connais pas de pilote ayant couru dans la vraie vie avec son animal domestique.

 

Auteur grâce au Mans

 

J’ai repris le fil de l’histoire  plus tard. D’une autre manière, moins ambitieuse, moins délirante, mais réelle.

 

D’abord, j’ai piloté en course. En amateur, sans me confronter aux rois de la Formule1 et de l’endurance qui étaient mes héros d’enfance. Cela m’a cependant permis d’apprécier ce qu’un pilote ressent une fois sanglé dans son baquet, de remporter un certain nombre de victoires dans ma catégorie, de vivre des temps forts, parmi les plus magiques de mon existence.

Le Mans, symbole absolu de la course automobile !

Ensuite, j’ai écrit et je continue à écrire des récits et fictions dans l’univers des sports mécaniques. Un plaisir immense, ainsi que l’occasion, j‘espère, de partager cette passion absolue. J’aime aussi mettre ma plume au service de la communication en faveur de pilotes. Aider un compétiteur à faire reconnaître son talent représente une satisfaction réelle, plus que n’importe quelle mission traditionnelle.

Le Mans, symbole absolu de la course automobile !

Mon fantasme ? Je rêve encore, ce qui me range sans doute dans la catégorie des éternels adolescents qui refusent de grandir. Une caractéristique que je ne renie pas, d’autant qu’elle fait à mon sens partie des qualités d’un auteur. J’aimerais piloter à nouveau en course. Oh, plus au Mans ni même en championnat de France de la montagne. Juste rouler en équipage au Mans Classic ou dans une autre épreuve de véhicules historiques sur circuit. Faire équipe avec un jeune pilote doué qui vise le professionnalisme et voyager le temps d’un week-end dans un univers parallèle où je serais pilote à temps plein, au-delà de l’âge, des époques...  Dans ce monde parfait, j’appartiendrais à une équipe ambitieuse, nous roulerions dans une des plus grandes courses du monde...

 

QUELQUES LIENS

 

Au Mans Classic, des bolides d’exception font revivre les 24 Heures d’hier https://bit.ly/2MPXr0k et https://bit.ly/2LA3dD7

 

Le skipper et le pilote http://bit.ly/25TaV2X

 

Steve McQueen, The Man & Le Mans http://bit.ly/1Sl7iIy

 

Dans ce polar, vous partagerez la piste du Mans avec des Ford MKII, Ferrari, Cobra, Alpine, Porsche... http://amzn.to/1nCwZYd

 

Jour de gloire pour Ronnie, une nouvelle automobile illustrée http://0z.fr/DwoeM

 

Thierry Le Bras

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 17:31

1965... La France chante Poupée de cire, poupée de son. La société automobile paraît irrésistible, triomphante, invincible. La vitesse symbolise la dynamique de la réussite.

 

A Saint-Malo, Philippe et Laurent, deux cousins, passent un été agréable. Ils vont sur leurs treize ans, A la rentrée, ils entreront en quatrième au Lycée Jean Charcot. Mais ça, ce sera dans quelques semaines. En attendant, à eux la plage, les baignades, la liberté, l’insouciance, les rêves.

La Triumph Spitfire de Christina

Une heureuse circonstance leur vaut le plaisir de balades quasi-quotidiennes en roadster Triumph. Car Christina, la sœur aînée de Laurent, possède une Spitfire et passe les vacances dans la Cité corsaire. Toute la famille habite une malouinière boulevard du Rosais. Bien qu’étudiante à Paris, la jeune femme n’oublie pas ses racines et revient souvent sur les lieux de son enfance. L’occasion pour Philippe et Laurent de rouler dans son cabriolet.

 

La terreur de Brice

 

« Je n’oublierai jamais l’expression d’effroi qu’exprima le visage de Brice à cet instant précis », se souvient Philippe.

 

Brice était un camarade de classe des deux cousins. Un petit rigolo, extraverti, ironique, toujours à la recherche d’une provocation, d’une blague dérangeante. Un type qui vivait dangereusement car bien que débordant d’énergie, son petit gabarit  l’exposait à la loi du plus fort lorsque ses railleries vexaient un condisciple plus costaud.

La Triumph Spitfire de Christina

- Nous roulions devant  l’intra-muros, dans le sens Porte de Dinan – Grand Porte, reprend Philippe. Nous avions décapoté le roadster et nous n’étions pas peu fiers que tout le monde puisse nous voir dans une belle voiture avec une belle femme. C’était l’époque du Tour de France. Des tas de gamins et d’adolescents, dont parfois nous d’ailleurs, se prenaient pour Jacques Anquetil (exceptionnellement absent de la Grande boucle), Raymond Poulidor, Felice Gimondi ou Rik Van Looy. Brice n’échappait pas au phénomène. Persuadé qu’il serait meilleur que tout le monde s’il était un peu plus grand et plus lourd, il s’était mis dans la tête d’établir des chronos contre la montre entre plusieurs sites de la ville et de nous défier de faire mieux. Son programme du jour qu’il nous révélerait plus tard, un parcours entre le haut de la rue Ville Pépin jusqu’à l’entrée dans la vieille ville par la Grand Porte. Il se chronométrait lui-même, sans contrôle extérieur. Il pouvait raconter ce qu’il voulait. Brice, roi des bobards, faisait partie des personnes dont une seule chose vaut moins que la parole, la signature.

La Triumph Spitfire de Christina

Le hasard vient parfois en aide aux policiers lors de leurs enquêtes. Il crée également des situations étonnantes. Ce fut le cas ce matin-là.

La Triumph Spitfire de Christina

- Nous nous rendions à La Guimorais où nos parents avaient installé leurs caravanes. Christina accéléra dans une ligne droite sur le quai Saint-Louis le long du bassin Vauban. Elle s’apprêta à doubler un cycliste en tenue de coureur qui pédalait de toutes ses forces. J’ai reconnu Brice sans réaliser ce qu’il préparait. Soudain, au niveau de la Porte Saint-Louis, notre camarade a tourné à gauche sans prévenir ni regarder derrière lui. Il était devant le capot de la Triumph. Christina a écrasé la pédale de freins. Les pneus ont gémi. Alerté par le bruit, Brice a enfin compris le danger. Jamais je ne l’avais vu aussi effrayé. Même le jour où Albert, un copain qu’il charriait volontiers, l’avait attrapé par le col et l’avait menacé de son poing dans la figure s’il l’entendait encore avant le lendemain, ni les fois où Gogo, un grand escogriffe qui le dépassait de trente centimètres, le suspendait la tête en bas en le tenant par les pieds. Brice, qui s’était presque arrêté afin de prendre son virage à gauche en regardant sa montre, découvrait la Triumph fondant sur lui, prête à le percuter. Christina eut le bon réflexe. Elle lâcha les freins et donna un coup de volant à droite. La Spitfire frôla la roue arrière du vélo de l’imprudent qui reprit sa route sans demander son reste. Le pire avait été évité. A cause de son inconscience, Brice avait failli entrer en collision avec le roadster. Il aurait probablement été projeté derrière la voiture et, sans casque ni protections, se serait fait très mal.

La Triumph Spitfire de Christina

« Quelques jours plus tard, remis de sa frayeur, il raconterait que nous l’avions empêché d’établir un record absolu de vitesse entre Saint-Servan et la Grand Porte. Tricheur né, il oubliait qu’il avait tourné avant le lieu de fin de parcours qu’il évoquait et que son temps n’aurait pas correspondu au tracé de référence... Probablement jaloux de nos balades en Triumph, il ajouterait qu’il admettait avoir eu de la chance.  Si nous avions roulé dans une vraie voiture rapide, style Jaguar Type E ou Ferrari, nous l’aurions buté. Bon, il se serait vengé en retombant sur nous dans la voiture poings en avant. Il aurait épargné Christina. Par contre, Laurent et moi l’aurions senti passer. Mais avec une simple Triumph, nous ne roulions pas bien vite et ses jambes de champion lui avaient permis de s’échapper avant que la Spitfire le touche. Une version réécrite de l’incident qui m’offrit l’occasion de le traiter de mythomane devant les copains présents dont Albert, Gogo, Christian et Marc-Antoine. Ils le connaissaient et je mis les rieurs de mon côté. Albert avait rappelé à Brice qu’il était toujours prêt à tester ses talents de boxeur. C’était où il voulait, quand il voulait. Le miraculé n’avait pour une fois rien trouvé à répondre, redoutant que le saint patron des boxeurs se montre moins clément que Saint Christophe. 

 

La Spitfire, une séductrice

 

Philippe et Laurent faisaient profiter leurs copains de promenades en Triumph. A part Brice, qui payait son mauvais esprit...

 

- Déjà à trois, il fallait nous tasser pour monter dans le cabriolet, rapporte Philippe. Le quatrième devait se plier derrière. Je ne sais pas comment le grand Gogo y arrivait. Marc-Antoine et Christian, costauds pour leur âge, devaient souffrir aussi. Nous étions des teen-agers, encore souples et prêts à tout dès qu’il s’agissait de jouer les jeunes adultes dans l’air du temps auprès d’une belle femme.

La Triumph Spitfire de Christina

« Brice avait raison sur un point. Vaillante et sympathique, la Spitfire n’était pas une bête de course quoique son constructeur l’ait engagée dans de grandes épreuves dont Le Mans et le Rallye Monte-Carlo. Marc-Antoine, dont le père possédait une Fiat 2300, ne jurait que par les voitures italiennes. Il reconnaissait que le cabriolet de ma cousine attirait l’œil et que rouler les cheveux au vent était excitant, mais s’affirmait convaincu que la berline de son père larguerait la Triumph sur un parcours Saint-Malo – Rennes.

La Triumph Spitfire de Christina

- La prochaine fois, tu devrais choisir un cabriolet Fiat 1300 ou 1500, suggéra Marc-Antoine  à Christina.

 

- Sûrement pas, répliqua cette dernière. Comme Françoise Sagan, j’adore les voitures anglaises et le sentiment de liberté absolue qu’elles procurent. Le capot avant en un bloc de la Spitfire rappelle celui des Jaguar Type E.

 

- Si un jour tu as une Jaguar et moi une Ferrari, nous ferons la course et je gagnerai facilement, plaisanta Marc-Antoine.

La Triumph Spitfire de Christina

- Rêve toujours, objecta Philippe qui réalisait que son pote ne tarderait pas à draguer sa jolie cousine. Ce jour-là, ce sera moi qui piloterai la Jaguar et je te laisserai sur place. A moins que je choisisse une Cobra, une Porsche 904 ou une Ford GT40 et que je te mette la honte de ta vie après t’avoir laissé pendant deux ou trois virages l’illusion que tu pouvais rivaliser.

 

- Quand est-ce que tu m’as battu la dernière fois à vélo ? s’enquit Marc-Antoine, L’autre jour sur la route de Rothéneuf, je ne me rappelle pas que tu sois passé devant moi une seule fois quand j’ai accéléré.

 

- Je ne sais plus, admit Philippe. Mais en course auto, ce sera différent.

La Triumph Spitfire de Christina

C’était vrai. Philippe s'était accroché à la roue de Marc-Antoine lors du parcours évoqué. Sans jamais réussir à le doubler, même en profitant de l’aspiration... Marc-Antoine l’avait finalement lâché au train dans le dernier kilomètre. Puis il avait attendu ses copains à l’entrée de la plage. Philippe avait été le seul de la bande à entrer dans le jeu de la course. Laurent, Christian, Albert et Gogo avaient renoncé dès le haussement de rythme et roulé sans forcer. Brice avait prétexté que Marc-Antoine et Philippe avaient attaqué en traitres quand il était derrière. Il les aurait remontés et doublés si les autres ne s’étaient pas ligués contre lui pour le ralentir et l’empêcher de passer.

 

Marc-Antoine aurait pu compléter la liste des sports où il battait Philippe. Natation, lutte, simulation de boxe, saut en longueur, gymnastique, course à pied, il était meilleur que les deux cousins dans toutes les disciplines sportives. A part l’escrime et le ping-pong. Philippe prenait sa revanche grâce à sa concentration, à sa technique et à ses réflexes. De bon augure avant d’éventuels affrontements sur circuit.

La Triumph Spitfire de Christina

La Triumph Spitfire n’était pas la voiture la plus rapide sur le marché. Sans doute la Ford 20 MTS du père de Philippe, la DS 21 de son oncle et la Fiat 2300 du père de Marc-Antoine l’auraient-elles battue sur un parcours routier au tracé rapide. Mais elle apportait rêves et bonheur aux jeunes qu’elle séduisait ! En outre, elle se déclinait à leur image.

 

QUELQUES LIENS

 

Triumph Spitfire, ce roadster qui fit planer la jeunesse sur le tourbillon des sixties https://bit.ly/2HfL1f8

 

La DS Citroën dans l’univers des mêmes personnages  http://bit.ly/1nR7R3i

 

Brice le tricheur, un peu plus tard, dans le monde du sport automobile http://0z.fr/110Cx

 

Flash-back purement subjectif et affectif sur la saga du Tour de France http://bit.ly/2sd9zyG

 

Une Triumph au cœur d’un roman http://bit.ly/2dN78Mk

 

Christina, la jeune femme qui roule en Triumph Spitfire dans un polar vintage http://amzn.to/1nCwZYd

 

Thierry Le Bras

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 13:24

ABBA a vendu plus de 400 millions de disques. Un chiffre considérable, un des plus importants au monde toutes époques confondues. Une statistique à la mesure du phénomène qui a entouré le groupe durant les années 70 et 80.

 

Jusqu’à présent, Björn, Benny, Agnetha et Frida avaient refusé un milliard de dollars pour reformer leur groupe légendaire.

ABBA revient, Mamma Mia !

A Stockholm, un musée est ouvert à leur gloire. Le film avec Meryl Streep et Pierce Brosnan ainsi que les comédies musicales qui racontent leur histoire connurent des succès énormes. ABBA apporte une pointe d’excentricité, ressuscite un peu de notre jeunesse partout dans le monde. De la Suède à la Californie en passant par la Bretagne et à peu près tous les pays, nous avons tous dansé sur les tubes d’ABBA et augmenté le son de nos télévisions, chaines stéréo et autoradios lorsque les deux couples magiques s’installaient derrière les micros. Peut-être que les pantalons pattes d’eph font sourire les plus jeunes aujourd’hui. Mais qu’importe, en ce temps-là, c’était la mode et nous en portions tous. Ce look ne nous dérangeait pas.

 

ABBA entretenait une atmosphère festive

 

Ils avaient remporté l’Eurovision en 1947 avec Waterloo. Un titre sans prétention, une musique entrainante, joyeuse, qui donnait envie de danser, de reprendre en cœur. Money, Money, Money, I Do, I Do, I Do, I Do, I Do, Dancing Queen et l’ensemble du répertoire d’ABBA confirmeraient cette signature en adéquation avec le temps des trente glorieuses, une période de liberté, de bonheur et de confiance dans l’avenir.

ABBA revient, Mamma Mia !

Raison supplémentaire de les aimer, leur soutien au Suédois Slim Borgudd qui pilota une ATS Formule 1 portant les couleurs d’ABBA lors de plusieurs Grands-Prix en 1981. Des membres du groupe apparurent sur la pit lane, contribuant à attirer l’attention de sponsors sur Slim. Le pilote était aussi musicien. Il avait joué avec  Bjorn Ulvaeus et s’était lié d’amitié avec lui.

 

J’ai eu la chance de voir Slim Borgudd au volant de l’ATS ABBA à Hockenheim. J’avais alors songé que les moteurs de Formule 1 émettent une mélodie à la fois harmonieuse et irrésistible comparable à la musique disco, Ceux qui vibrent aux rugissements en vroooaaaaarrrrr majeur d’un bolide de course et attendent de la musique qu’elle leur fasse plaisir sans autre prétention ne sauraient rester insensibles aux parallèles entre les deux disciplines. L’époque disco s’associait au mouvement, à la fête, aux couleurs vives, aux paillettes, au flashy... La F1 aussi !

 

Un nouveau chapitre de la saga ABBA

 

Le disco correspond désormais à une époque devenue vintage. Vintage et nostalgie s’associent naturellement. Nous n’aimons pas apprendre qu’un artiste que nous aimons passe à autre chose, qu’un champion que nous suivons prend sa retraite sportive, qu’une série télévisée captivante s’arrête, qu’un de nous groupes préférés se dissout. Parallèlement, les années passent, les envies évoluent. Le champion, l’artiste, le groupe qui infléchissent leurs trajectoires répondent à d’autres envies. Ils pensent parfois avoir exprimé le meilleur, craignent que l’âge, la fatigue ou la lassitude les rendent moins irrésistibles dans l’exercice que nous attendons.

ABBA revient, Mamma Mia !

Un retour ne décevra-t-il pas les supporters, les fans, les spectateurs ? La célébrité ne protège pas des outrages de l’âge. Nous changeons. Les personnes que nous suivions au temps de notre jeunesse aussi. Nous ne le réalisons pas lorsque nous les retrouvons régulièrement dans les médias. Mais ceux que nous n’avons quasiment pas revus pendant des décennies correspondent-ils encore à l’image que nos mémoires ont immortalisée ?

 

ABBA a trouvé la solution qui satisfera ses fans. Ils enrichissent leur production sans mettre en avant les traces du temps qui nous placeraient face au miroir de notre propre maturité. Les quatre membres du groupe se sont retrouvés en studio pour enregistrer deux nouveaux titres dont I still have faith in you. Cette chanson sera diffusée en décembre prochain lors d’un show télévisé produit par une chaine anglaise, la BBC, et une américaine, NBC. Björn, Benny, Agnetha et Frida apparaîtront à l’écran sous forme d’hologrammes ! Nul doute qu’ABBA fera l’événement musical de la fin de l’année 2018 !

ABBA revient, Mamma Mia !

Une suggestion pour terminer ? Et si après avoir soutenu un pilote en F1, ABBA contribuait à la promotion de deux jeunes suédois engagés dans une discipline qui monte, le Rallycross RX ? Je pense aux frères Timmy et Kevin Hansen bien sûr. Les joyeux rugissements des moteurs de leurs lionnes, des Peugeot 208 WRX, réjouissent les amateurs de sports mécaniques comme des chansons festives du groupe ABBA !

 

QUELQUES LIENS

 

Elio De Angelis, Beppe Gabbiani, Slim Borfgudd, des artistes rassemblés sur la piste en 1981 http://circuitmortel.com/2016/08/hockenheim-avant-au-temps-delio-de-angelis-de-beppe-gabbiani-du-groupe-abba-22/

 

Ronan, un jeune homme tout simple qui rêvait de grandes victoires http://bit.ly/2pXbeKh

 

Une interview vintage https://bit.ly/2rg25wp

 

Thierry Le Bras

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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