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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 17:08

Le VTT et le break s’étaient engagés  à quelques secondes d’intervalle dans l’allée du parc de la propriété de Betton près de Rennes. Grégoire, le conducteur de la voiture, était en retard. Une faute lourde qui mettait la maîtresse de maison dans tous ses états.  

VTT-MODELE.jpg   - Position de soumission ! aboya-t-elle d’une voix sèche dès que son mari pénétra dans le hall  d’entrée.  

 

Grégoire s’agenouilla.

 

- Demandez pardon ! grogna-t-elle la bave aux lèvres.

 

Grégoire baissa la tête et la supplia de ne pas lui en vouloir.

 

Un adolescent de quinze ans suivait son père. Il s’agissait de David Sarel, le fils né de la première union de Grégoire avant qu’il se prenne dans les filets de Soizick Pierret, l’employée subalterne devenue maîtresse puis concubine avant d’épouser, la croqueuse de diamants.

 

C’était la première fois que Soizick lançait l’ordre de soumission devant David qui, il est vrai, ne voyait qu’occasionnellement le nouveau couple. La rage et le réflexe conditionné ôtaient toute prudence à la néo-bourgeoise. Le quart d’heure de retard de Grégoire appelait un châtiment sévère. Qu’avait-il fait ? Pourquoi Grégoire et David étaient-ils arrivés en même temps ? Le père aurait-il osé offrir un pot ou un cadeau à son fils ? Intolérable ! Grégoire ne devait jamais oublier que chaque centime dépensé était du pain arraché de sa gueule à elle. C’était ainsi qu’elle l’avait dressé, ce pauvre type.

CREME-D-OSEILLE.jpg  De telles scènes survenaient régulièrement au sein du couple que Soizick Pierret - surnommée par David la morue sauce piquante - formait avec Grégoire Sarel. Car l’épouse vénérée ne respectait pas son homme. Rien ne touchait son cœur en béton armé. Grégoire, c’était un portefeuille sur pattes. Ni plus, ni moins. Elle l’appelait mon petit sou à la crème d’oseille. Il en riait, humilié, ulcéré, mais prêt à tout pour quémander une minuscule miette d’affection qui ne venait jamais. Et si Grégoire mécontentait la morue, s’il commettait quelque chose de grave comme remettre une tournée à quelqu’un qui lui avait payé un demi, la prédatrice le châtiait.  

 

Selon la gravité de la faute, Pierret choisissait une sanction. La double gifle allait de soi. Les crachats aussi. Ils s’accompagnaient d’une interdiction de la toucher pendant plusieurs jours, de la condamnation à lui baiser les pieds… Dans les cas les plus inadmissibles, il était arrivé que Pierret balance un coup de pied dans les parties de l’homme d’affaires. Grégoire acceptait tout. Si les clients de ses agences immobilières et de ses sociétés de promotion se méfiaient tous de Soizick – une dangereuse mégère, personne ou presque n’imaginait ce qu’elle infligeait à celui qui lui vouait sa vie sans aucune réserve. A part bien sûr Valentine Sorbet, la confidente du monstre, une brave gourde qui fondait en larmes à chaque remarque désobligeante de sa bonne copine et lui servait de domestique sans gages depuis l’adolescence.

 

Si David ne se faisait guère d’illusions sur les sentiments de la marâtre envers son père ni sur ses mobiles lorsqu’elle avait entrepris de l’amener dans son lit, il ignorait encore qu’elle le battait.

 

Stupéfait, l’adolescent se demanda si les mots de la morue servaient de prémisses à un jeu sexuel. Pierret allait-elle laisser glisser sa robe sur des sous-vêtements en cuir noir ? Il savait que la gourgandine en pinçait pour Maurice, collaborateur préféré de son père. Elle avait déjà affiché sans complexes ses désirs en public. Après s’être offerte au fils spirituel, la catin espérait-elle déguster de la chair fraiche en jouant avec le fils biologique de son bienfaiteur ?

 

Non. Des gifles claquèrent sur les joues d’un Grégoire désolé et soumis qui implorait le pardon de sa bien-aimée, indifférent à la révolte que la scène inspirait à David. Un crachat souilla la chemise blanche de l’amoureux bafoué.   BOXEUR-5.jpg

David serra les poings. Il se mit en garde, prêt à frapper la morue de toutes ses forces. C’était déjà un garçon bien bâti que rien n’effrayait. Il était comme possédé, avait envie d’avancer, de boxer, de faire mal, de détruire, de transformer la morue en hachis. Pierret n’était pas une femme. D’ailleurs, il l’avait toujours trouvée masculine. Cette créature était un suppôt de Satan, pas un être humain. La harpie pressentit une volée mémorable. Grégoire ne parviendrait pas à arrêter son fils. Elle avait son ticket pour l’hosto... Les yeux marron de son ennemi lançaient des éclairs de haine meurtrière. Avec ses cheveux bruns et ses lèvres serrées, il lui fit songer à un boxeur prêt à cogner avec fureur jusqu’à ce que son adversaire s’écroule sur le tapis, KO pour le compte. Pire peut-être. La morue entrevit la mort. Elle blêmit.  

 

- Pour cette fois, vous êtes pardonné ! lança-t-elle prestement à son mari après avoir reculé de deux mètres.

 

La morue et Grégoire se vouvoyaient. Elle ne tolérerait jamais le tutoiement entre eux. Par ce mode de communication, elle maintenait une distance à laquelle elle tenait comme à la prunelle de ses yeux. D’accord, elle couchait. Il fallait bien consentir quelques sacrifices pour s’accaparer le pognon du roi de l’immobilier. Mais pas question de laisser place à la moindre tendresse.

 

- Question de principes ! se vantait elle à Valentine Sorbet.

 

Grégoire ne bougea pas. Toujours agenouillé, il lança un regard misérable à l’objet de chaque battement de son cœur. David observa que des larmes coulaient sur ses joues. Il avança vers Pierret. Ses envies de meurtre ne le quittaient pas. La morue recula encore d’un pas, terrifiée.

 

- Vous êtes pardonné, répéta-t-elle d’une voix devenue tremblante. Relevez-vous maintenant. Mais relevez-vous, bon dieu !    

VTT-DEPART.jpg

Tête basse, Grégoire se remit sur ses pieds. La morue pleurnicha en marmonnant qu’il fallait bien qu’elle impose une discipline à son mari, que c’était pour son bien, qu’elle préférerait ne pas avoir à faire ça. David s’éclipsa et remonta sur son VTT. Son père ne fit pas mine de le retenir. Grégoire ne pensait qu’à sécher les larmes de crocodile de sa petite Soizick chérie, reptile sorti des entrailles du diable. L’adolescent quant à lui ne se serait pas senti capable de rester déjeuner avec ses hôtes comme si rien ne s’était passé. De toute façon, il savait très bien qu’il n’avait plus rien à faire avec cette branche de sa famille. Il n’estimait plus son père. Il se souvint que Grégoire ne l’avait jamais défendu contre rien ni personne. Il comptait pour du beurre. Dès qu’il serait majeur, il éviterait les corvées des sournoises invitations dominicales. L’incident du jour avait encore attisé la haine mortelle qui opposait David Sarel et Soizick Pierret. Une haine de fauves, agissante, qui durerait jusqu’à la mort du perdant.  

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

En tant qu’auteur, je suis en quelque sorte le biographe de David Sarel. Il vit dans un monde parallèle - comme tous les personnages de fiction - et il m’autorise à raconter des épisodes survenus à diverses époques de son existence. Dans quelques jours, la version électronique du PACTE DU TRICHEUR, un polar jeunesse teinté de fantastique sur fond de rallye, sera disponible.

 

NOTE MODIFIÉE LE 1er juillet 2016

1 COUV PACTE

LE PACTE DU TRICHEUR  est désormais disponible ICI  http://amzn.to/1jAhsoF

 

Angoisse au bord de la piste  http://0z.fr/U10ZB

 

Première sortie de piste pour Ronan http://bit.ly/1TPtP0s   

le temps passe ; retrouvez une histoire humoristique où Éric, un garçon qui deviendra quelques années plus tard le parrain de David, est encore à l’école primaire et se montre turbulent le jeudi…

 

Les pilotes automobiles ont tout des héros positifs de fiction ; l’exemple de Yoann Bonato, un des meilleurs rallymen français :

1 – http://bit.ly/1Sx0dre

2 – http://bit.ly/1ZOHjRc

3 - http://bit.ly/1OO1tQV  

 

Specialist Auto, un site qui promet pour les fans d’automobile !

http://www.specialist-auto.fr/

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 16:36

« Problème sur la piste, annonça le speaker de l’épreuve. Sans doute une sortie de route. Nous attendons des informations. Je reprendrai le micro dès que nous en saurons plus. »   LAMBADA.jpg  Les hauts parleurs  diffusèrent la Lambada, une musique festive, suggestive, composée pour faire la fête, danser et draguer, décalée après le coup de massue provoqué par l’annonce d’un probable accident. Un groupe de jeunes était installé au virage du transformateur, 400 mètres après le départ de la Course de côte du Mont-Dore – Chambon-sur-Lac. Leurs visages se tendirent. A cet instant précis, tous s’inquiétaient pour un proche en piste. D’autres spectateurs en profitèrent pour se rapprocher  des buvettes. Le spectacle marquait une pause. Aucune voiture ne passait plus… Sauf une ambulance en route vers le lieu de l’accident.  

SCIRROCO-MONT-DORE.jpg

En course de côte, les concurrents  partent chacun leur tour, comme dans un contre la montre du Tour de France. Les temps réalisés déterminent le classement. Ce deuxième samedi d’août était consacré aux séances d’essais. Il était 13 heures. Les voitures partaient toute les 30 secondes, de telle sorte que 5 ou 6 pilotes se trouvaient en piste en même temps sur les 5 kilomètres du parcours.  Les chronos de ces essais donneraient une première idée de la hiérarchie qui se dégagerait à la fin du week-end. Vers 16 heures 30, une seconde montée  permettrait aux compétiteurs de parfaire leur approche des limites. Le dimanche, ce serait la vraie course sur deux montées. Le meilleur temps déterminerait le classement final. Enfin, pour ceux qui n’auraient pas été éliminés par une sortie de route ou un problème mécanique.

 

David allait sur ses 17 ans. Encore trop jeune pour piloter une voiture en compétition... Il s’y préparait pourtant. D’abord en se battant comme un lion sur les pistes de kart. Et depuis quelques mois, en naviguant son oncle et parrain Éric lors de rallyes dans l’Ouest de la France. Dans cette discipline, l’équipier ne prend pas le volant de telle sorte que les jeunes ont le droit de monter dans le baquet de droite dès seize ans.    

AUVERGNE-1.jpg  Dans trois semaines, David devait participer au Rallye des Volcans aux côtés d’Éric. Une épreuve importante. L’équipage disposerait d’une Vivia GT officielle. Une machine avec laquelle ils viseraient la victoire au classement général ! Le parcours emprunterait la route au bord de laquelle il jouait ce samedi le rôle de supporter d’Éric, celle qui part de la Vallée de Chaudefour et grimpe jusqu’au Col de la Croix Saint-Robert. Un site superbe offrant un panorama magnifique sur le Lac Chambon et le relief apaisant des montagnes d’Auvergne, mais un tracé délicat où seuls les meilleurs pilotes brillaient. La sortie de piste sanctionnait la moindre erreur. D’autant que la météo ne faisait pas de cadeaux aux concurrents. Un ciel lourd et sombre succédait au soleil de plomb qui avait noirci les peaux des touristes les jours précédents en même temps qu’il propulsait le chiffre d’affaires des marchands de glaces et de boissons fraiches. Si le bitume restait encore sec au départ, des gouttes de pluie synonymes de changement d’adhérence étaient annoncées à partir de la carrière, plus haut sur le parcours. L’orage grondait au loin et menaçait de s’inviter à la fête.  

 

David posa ses mains sur les épaules de  son jeune cousin  Arnaud. Le fils d’Éric avait neuf ans et manifestait déjà une grande passion pour tout ce qui va vite avec un moteur. Arnaud adorait  David qui se comportait toujours avec lui comme un grand frère attentionné et protecteur.

 

- T’inquiète pas bonhomme, lança David. Ce n’est sans doute rien. Un tête à queue ou une légère touchette. Le branle-bas de la sécurité se met en route par précaution, comme d’hab.

PERE-EDMOND.jpg  Edmond, un garçon de l’âge de David, serrait la mâchoire, Son père, Thomas, participait à la course de côte au volant d’une BMW M3. Edmond imiterait bientôt David. Il naviguerait pour la première fois son père au Rallye des Volcans. Thomas et les siens exploitaient une ferme à quelques centaines de mètres du départ de la course. Ils y avaient ouvert des chambres d’hôtes et un camping à la ferme. Éric et son équipe séjournaient chez eux chaque fois qu’ils venaient au Mont-Dore. Tout comme Roland, un autre pilote breton dont Charles, le frère cadet, suivait le même parcours scolaire que David depuis la sixième. Charles, c’était un des costauds du lycée. Un gars solide qui pratiquait le judo en compétition et avait remporté plusieurs coupes.  

 

- Je fais comme Jean-Claude Andruet, expliquait-il quand David et Edmond l’incitaient à faire moins de judo et plus de kart. Andruet a brillé en judo avant de devenir rallyman. J’apprends à me donner à fond et à me maîtriser dans un sport de combat. Après, je deviendrai pilote.     ERIC.JPG  Aujourd’hui, Éric, Thomas et Roland couraient dans la même catégorie (pour les spécialistes, les voitures du groupe A de + de 2000 cm3). Le premier pilotait un Coupé Vivia  2.0 T, le second une BMW M3 et le troisième une Peugeot Turbo, Éric faisait partie des favoris de la catégorie, Thomas se plaçait en outsider et Roland espérait simplement un classement honorable. Sa voiture ne lui permettait pas de jouer les premiers rôles et il se savait moins performant que ses rivaux. Au moment de l’interruption des commentaires, ils se trouvaient tous les trois en piste. LOTUS.JPG  Clarisse, une charmante  jeune fille aux longs cheveux clairs, rejoignit le groupe. C’était la sœur d’Edmond. Elle était née un an après lui. Clarisse ne partageait pas les passions de son frère pour la montagne et la course automobile. Elle aspirait à une vie sereine dans un cadre moins rude. Elle ne comprenait décidément pas le bonheur qu’éprouvaient les pilotes à flirter avec les limites sur des routes piégeuses.  Pourquoi ne pouvaient-ils pas se contenter de déjeuners sur l’herbe dans les cadres apaisants des bords de lacs ? S’ils ne se chargeaient pas à l’adrénaline, ils n’infligeraient pas aux leurs des terreurs comme aujourd’hui, maugréait-elle silencieusement. Elle s’était d’abord installée 100 mètres avant le gauche du transformateur. En pleine ligne droite, là où rien ne peut se passer, en principe. A l’annonce d’un pépin sur la piste, elle venait chercher du réconfort auprès de son frère.  

 

- Les pilotes sont des égoïstes un peu fous, assénait habituellement  Edmond quand elle lui confiait ses états d’âme. C’est ce qui fait leur charme. Si tu prives un pilote d’émotions fortes, tu en feras un homme normal, c’est-à-dire médiocre, sans intérêt, éteint, rondouillard avant l’âge… Rappelle t’en si tu sors un jour avec un pilote.

 

Pas question de formuler ce genre de considérations aujourd’hui. Edmond se contenta d’un banal « ça va aller » lorsqu’elle le rejoignit.

ATTENTION-LES-ENFANTS-DANGER.jpg  La sono continuait à diffuser les tubes de l’été. Attention les enfants danger (par Michel Sardou), puis Cœur de loup (Philippe Fontaine), succédèrent à La Lambada. Les hauts parleurs crachotèrent quelques secondes avant de se taire. Des informations étaient imminentes. David et Arnaud étaient persuadés que c’était Éric qui était sorti. Il jouait la gagne dans sa catégorie. Il devait attaquer et prendre des risques dès les essais. Une Sierra Cosworth passa devant à eux dans le sens de la descente. Elle était partie juste derrière Éric, Thomas et Roland. Le speaker annonça le chrono de la M3 qui s’était élancée avant eux. C’était donc obligatoirement un des proches des jeunes qui avait connu un problème. Des larmes coulèrent sur les joues de Clarisse. L’accidenté, c’était forcément son père. Il avait préféré louer une BMW M3 pour cette course parce qu’il ne voulait pas risquer un pépin avec sa Lotus avant le Rallye des Volcans. Il connaissait moins bien la BM que la Lotus. Il s’était fait piéger. Edmond culpabilisait. C’était pour être sûr de ne pas casser la Lotus et de disputer le prochain rallye avec lui que son père avait pris cette décision. Charles quant à lui se disait que son frère était un pilote bouillant qui ne possédait pas l’expérience d’Éric ni même celle de Thomas. Il était probablement parti à la faute sur le mouillé. Et depuis la veille, une peur sourde le torturait, la dérogation stupide au rite protecteur. Les larges épaules de Charles  s’affaissaient sous les affres de l’attente. Les gorges devenaient  de plus en plus sèches. Les cœurs battaient fort. Tous se sentaient gênés. La nouvelle qui soulagerait les uns risquait de s’abattre sur les autres avec la violence de la foudre. Arnaud ne quittait pas David d’une semelle. L’aîné des cousins s’efforçait de dissimuler sa propre inquiétude et répétait aux autres de ne pas s’en faire. Avec les arceaux dont étaient équipées les voitures, les harnais qui maintenaient le pilote dans son baquet et le casque intégral, rien ne pouvait arriver au pilote. Arnaud faisait semblant de le croire et rassemblait son courage afin de ne pas pleurer. Les autres membres du groupe approuvaient les propos de celui d’entre eux qui connaissait le mieux la compétition pour être déjà monté dans une voiture en course. David disait presque la vérité. Les accidents corporels sont devenus rares en compétition automobile. Cependant, la course comportera toujours une marge de risque. Ils le savaient tous, même le petit garçon de neuf ans.    

FRERE-CHARLES.jpg  Le speaker reprit enfin la parole.  

 

- Les essais  vont reprendre dans quelques minutes, annonça-t-il. Le temps de dégager complètement la piste et de permettre aux concurrents stoppés dans leur montée de revenir prendre leur place dans la file de départ. C’est la 505 T de Roland Calloc’h qui est sortie de la piste dans une enfilade peu après la carrière. Une sortie très spectaculaire mais sans dommage pour le pilote. Par contre, la 505 T est totalement détruite. Elle ne reprendra pas la piste ce week-end.

 

- Pas si grave, dit David en donnant une claque amicale dans le dos de Charles. Roland n’a rien. Une auto, ça se remonte. En plus, ton frère est garagiste. Il y arrivera rapidement.

 

- Tant qu’il n’y a que de la tôle, enchaîna Edmond. Un jour ou l’autre, tout pilote rentre avec une voiture cassée sur le plateau.

STIRLING.jpg  - Je suis plutôt soulagé, confia Charles. Je savais que le week-end se passerait mal. J’ai craint le pire. Roland a un porte-bonheur qui l’aide en course. Un petit nounours blanc que lui a offert papy. Il s’appelle Stirling, comme Moss, le pilote préféré de notre grand-père. Entre les courses, mon frère range Stirling dans la première coupe qu’il a gagnée dans une course de côte régionale à Maure de Bretagne. Hier au moment de passer aux vérifications, il s’est rendu compte qu’il l’avait oublié à la maison. Il a prétendu que ce n’était pas grave mais je suis certain que ça l’a perturbé autant que moi. La force et la sérénité n’étaient plus avec lui.  

 

- Il faut faire attention à ses choses-là, approuva Clarisse.

 

- Elles servent à nous protéger, poursuivit Edmond. La course automobile est pleine d’aléas. Des compagnons  comme Stirling concentrent l’amour de ceux qui nous aiment et ils nous aident à vaincre les influences négatives.

 

David n’ajouta rien. Il restait convaincu que les forces qui avaient trompé Roland étaient purement physiques et résultaient tout simplement d’une mauvaise appréciation de l’adhérence de ses pneus compte tenu de sa vitesse, de l’état du revêtement et de l’angle du virage dans lequel le contrôle de la 505 T lui avait échappé. Mais il ne voulait blesser ni ses hôtes auvergnats ni un de ses meilleurs amis de lycée. Libre à eux de chercher  à se rassurer en sacrifiant à des rites et superstitions qui ne le convainquaient guère…    

AUVERGNE 2

  David ne se doutait pas que trois semaines plus tard,  lors du Rallye des Volcans, il allait se trouver confronté à des événements stupéfiants, inquiétants, incompréhensibles, qui mettraient son esprit rationnel à rude épreuve avant de le sensibiliser aux superstitions qui hantent les paddocks depuis la naissance de la course automobile…  

 

Les sports mécaniques  intègrent tous les ingrédients d’un bon roman : des personnages attachants auxquels s’identifier, du suspense, de l’angoisse, des temps forts… Ce Rallye des Volcans en Auvergne qui va faire douter David, je vais vous le raconter dans quelques jours, au fil des pages  d’un livre dont la version électronique est sur le point de sortir (octobre). Le roman est préfacé par un pilote que j’apprécie beaucoup et qui est une des valeurs sûres du rallye français après avoir débuté  comme navigateur à l’âge de 16 ans !  Je vous en dirai plus très bientôt, c’est promis.

 

NOTE MODIFIÉE LE 5 AOÛT 2016

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QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Au cœur de la course automobile dès l’adolescence, c’est ce qu’a vécu David. Un week-end agité au Grand-Prix d’Angleterre http://0z.fr/2zYDt

 

Pour tous ceux qui ont rêvé d’une auto-école différente, par exemple en Lotus… http://bit.ly/1Q5ghzu  

 

People et automobile : embarquez en Pontiac Firebird, Ford Mustang et Lotus Esprit avec Richard Grieco http://bit.ly/1MJglo6  

 

Quelques années plus tard, David Sarel aux 24 Heures du Mans (docufiction) http://bit.ly/25TaV2X  

 

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Thierry Le Bras  

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:06

Après les films présentés dans la note précédente, voici les livres !  

 

Ceux qui vibrent à la symphonie d’un moteur préparé pour la performance ont gagné la partie. Les programmes éditoriaux de 2013 prouvent que le  monde romanesque des sports mécaniques inspire les auteurs nonobstant les contraintes qui se sont abattues sur la voiture et la moto.     MUSTANG-1.JPG  Les collections traditionnellement consacrées à la compétition et aux voitures Vintage  continuent à prospérer. Parmi les meilleurs ouvrages récents, l’excellent MUSTANG EN COMPÉTITION signé Enguerrand Lecesne paru chez ETAI.  

 

Et l’univers de la course inspire également d’autres auteurs de fictions. Harlan Coben s’est rendu aux 500 Miles d’Indianapolis. Une aventure de Myron Bolitar en perspective ? Ce ne serait pas surprenant.

 

Les Américains l’ont fait

 

Dans son récent Circuit Mortel, Katy Reichs a promené Temperance  Brennan au bord d’une piste de NASCAR. Avec un résultat décevant, hélas. Car il est trop évident que l’écrivaine ne connaît rien au milieu, s’est insuffisamment documentée, qu’elle méprise les pilotes, leurs équipes et les spectateurs. Certes, elle affirme dans les remerciements être devenue fan de NASCAR durant la semaine passée à se documenter sur la compétition. Le lecteur perspicace ne s’y laissera pas prendre et s’interrogera quant à la signification du remerciement. Vile flatterie à un public peu considéré, simple hypocrisie simulant la politesse ou pointe d’humour cynique ? A part un coup de cœur pour Jacques Villeneuve, chaque phrase de mme Reichs exprime la condescendance et le mépris pour tout ce qui touche aux vrombissements des moteurs et aux duels des pilotes sur le bitume.   COUV-KR.jpg

Il ne me plait guère de me montrer désagréable, mais je ne saurais vous promettre du plaisir à la lecture de ce scénario. Aucun des personnages campés par l’auteur n’est attachant,.. à part Birdie, le chat de l’héroïne. Les autres correspondent à des caricatures grossières, insuffisamment  travaillées, une recette de soupe avec quelques piments pour donner une apparence relevée à une mixture bâclée sans amour de la cuisine à base d’ingrédients pourtant épicés. Je vous donnerai donc un conseil singulier au sujet de ce produit. Achetez-le afin de contribuer à la reconnaissance marketing des ouvrages sur fond de sport, notamment de course automobile. Puis rangez-le dans un placard sans l’ouvrir en attendant de l’offrir à un parent éloigné que vous n’aimez pas trop. Il vous en aura coûté 21 €, mais c’est pour la bonne cause, celle de la fiction sauce sportive ! Car malgré la qualité médiocre de ce polar, son existence présente un intérêt. Les Éditions Robert Laffont  ont dépensé des fortunes en communication afin de le promouvoir comme un de leurs best-sellers. Cela signifie qu’un des éditeurs les plus performants sur le marché français est désormais convaincu que l’atmosphère des sports mécaniques constitue un bon cadre pour un roman propulsé à la conquête d’un large public. Une excellente nouvelle pour les auteurs qui pilotent leurs héros sur cette piste !

COUV-JPEG.jpg

Parmi ces derniers figure Seb Sarraude, vrai connaisseur du milieu du sport automobile, de l’ambiance des circuits et des pilotes. A acheter mais aussi à lire absolument par contre, Ça passe ou ça casse, un roman noir dans lequel le lecteur suit Laurent Barère, un jeune pilote ambitieux lancé dans le parc de requins des formules de promotion en circuit. Ici les personnages sont attachants, l’intrigue bien ficelée et le cadre décrit avec précision. Dommage que l’auteur n’ait pas été soutenu par un éditeur puissant lors du lancement de son livre. Mais ça devrait venir…

 

Des aventures de David Sarel en E-books

 

Avant la fin du mois d’octobre, Le pacte du tricheur sera disponible. D’abord en version électronique à un prix très compétitif. J’en suis l’auteur. J’avoue humblement un peu de retard sur mon calendrier initial. Mais c’est pour préparer au mieux la sortie du livre et le présenter dans les meilleures conditions, avec une préface qui m’enchante et vous comblera. David Sarel en est l’acteur  principal. Il est un de mes personnages récurrents préférés, déjà héros de trois romans policiers, d’une de mes 7 Nouvelles pimentées et de plusieurs nouvelles accessibles gratuitement sur le Net. Le livre est un  polar jeunesse teinté de fantastique.    

VIVIA-4-AUVERGNE-BIS.JPG  Le Pacte du tricheur se passe à l’époque où David, adolescent, va entrer en Terminale. Il n’est pas encore en âge de passer son permis de conduire mais, ayant plus de 16 ans, peut déjà jouer le rôle de navigateur en rallye. Le voilà dans le baquet de droite au côté d’Éric, son parrain, un gentleman driver de haut niveau. L’équipage va disputer le prestigieux Rallye des volcans d’Auvergne à bord d’une voiture du Team Vivia. Une fête pour le jeune homme issu d’une famille décomposée. Sa mère ne comprend ni sa sensibilité ni son ambition. Son père, ensorcelé par une femme aussi machiavélique que cupide l’a pris en grippe. David compense les manques affectifs comme il peut. Naviguer son parrain en rallye fait partie de ses joies et l’aide à préserver son équilibre. Mais le sort s’acharne sur l’’équipage qu’il forme avec Éric. Un chat noir, compagnon d’un sorcier, les provoque avec l’agressivité d’un fauve. Un animal fort mal vu dans l’univers des sports mécaniques.  Les pilotes d’une autre écurie affichent une hostilité inquiétante. Des types connus pour leurs malversations, leurs coups bas et leur propension à tricher. Une série d’incidents frappe leur Vivia. Cherche-t-on à les tuer ? Sont-ils la cible de malfaiteurs ou de forces surnaturelles ? Survivront-ils à cette course devenue folle ? Du suspense et de l’angoisse en perspective pour les lecteurs jeunes comme moins jeunes !  

RALLYCROSS-ANBIANCE--BIS.JPG  Cet inédit sera accompagné de la réédition d’un autre de mes romans. Circuit Mortel en Rallycross arrivera à peu près au même moment en E-Book. Avec le même « premier rôle », David Sarel observé à la même époque de sa vie. Circuit Mortel, Circuit Mortel, allez-vous penser, voilà un titre qui rappelle le livre de mme Reichs épinglée plus tôt. Oui, certes, mais Circuit Mortel en Rallycross, c’est une nouvelle version de Circuit Mortel à Lohéac, sorti en octobre 2005 chez Astoure. L’ouvrage est désormais épuisé et ne figure plus au catalogue de l’éditeur d’origine. Il est donc logique de prévoir une version numérique pour la fin de l’été. Je conserve la base du titre que j’ai utilisé en France avant mme Reichs, à savoir les termes Circuit Mortel. Je les associé au mot Rallycoss afin d’éviter toute confusion. Je ne vois aucune raison d’abandonner la base de mon idée de titre d’ouvrage, laquelle remonte à 2005.    

TL-BP-TOURAINE.jpg  La course automobile est pour moi une passion absolue depuis ma plus tendre enfance. Je l’ai pratiquée plusieurs saisons en tant qu’amateur (comme ci-dessus où, plus jeune, je suis au volant de cette Golf GTI lors d’une épreuve du Championnat de France des rallyes). J’ai toujours passé beaucoup de temps au bord des pistes, des spéciales de rallyes, des tracés de couses de côtes. Je suis de très près les performances de mes pilotes préférés. Je crois pouvoir affirmer que je connais bien cet univers. J’éprouve beaucoup de plaisir à communiquer l’enthousiasme que provoquent chez moi les exploits des pilotes, à partager mes photos, mes analyses  et mes souvenirs, que ce soit sur des supports papier ou sur le Net. C’est bien évidemment cette passion inconditionnelle qui m’a conduit à écrire des fictions dans le monde du sport automobile. Un bonheur  que j’espère vous faire partager dans les projets que je vous présente aujourd’hui ainsi que dans d’autres à venir !  

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Une course automobile à laquelle j’ai participém’a inspiré l’atmosphère de Circuit Mortel en Rallycross

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/19/une-pige-a-trappes.html

 

LA MUSTANG EN COMPÉTITION, le pur-sang qui va galoper jusqu’à votre bibliothèque

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2013/05/21/la-mustang-en-competition.html

 

Ça passe ou ça casse : Seb Sarraude vous y pilotera à un rythme soutenu de Spa au Mans et à Pau

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2013/05/01/ca-passe-ou-ca-casse.html

 

David joue l’intox (Nouvelle illustrée gratuite) http://0z.fr/2zYDt

 

SPORTS ET CRIMES, le couple de l’année 2013 ? http://0z.fr/eWkxM

 

GARE A LA MAIN DU DIABLE, un polar jeunesse teinté de fantastique dans l’atmosphère de la course au large

http://0z.fr/fRC-J

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 16:35

Le cinéma et l’édition saisissent le formidable potentiel d’émotion, de suspense et de passion qu’offre le sport automobile.    

AFFICHE-RUSH.jpg  Avec Roman Polanski et Ron Howard, la magie du grand écran nous ramène au bon vieux temps des seventies, au Rétro, au Vintage, qui sont assurément les recettes marketing de succès des années contemporaines, pâles, malades, trop mesquines pour jouir de la vie, déprimées. Heureusement  qu’il existe une potion magique, un médicament miracle, les fictions automobiles Vintage en flash-back dont les vrombissements enthousiastes réveillent l’extase et L’envie d’avoir envie.  

 

Deux rois à Monaco

 

« Ces jeunes gars vivaient dangereusement et ils étaient heureux », se souvient Roman Polanski, Génie du cinéma, le roi de la réalisation à l’origine entre autre de Chinatown, La Neuvième porte et La pianiste est aussi un ami d’un des plus grands rois du sport automobile, Jackie Stewart, triple champion du monde de Formule 1. D’où l’idée concrétisée en 1971 de produire Week-end of a champion, un film documentaire qui transforme le spectateur en témoin privilégié d’une semaine de course vécue avec un pilote. Et pas n’importe quel week-end, celui de Monaco, remporté cette année-là par Jackie Stewart ! STEWART-POLANSKI-1.jpg    Ce documentaire fut projeté au Festival de Berlin en 1972 puis oublié. Jusqu’à ce qu’il soit retrouvé en 2009 et que le cinéaste décide de le remonter et de l’enrichir. Projeté à Cannes hors compétition, le film a reçu un accueil enthousiaste. Ses acteurs, les pilotes du début des seventies, possèdent toutes les qualités d’authentiques stars. Le talent, l’élégance, le charisme et le courage face au danger. Beaucoup ont disparu aujourd’hui, notamment François Cevert et Jochen Rindt, emportés par leur passion de la course.      

STEWART.jpg  Car le danger rôdait autour des pilotes. Il contribuait à leur légende de héros. Pilotes et spectateurs savaient que la fête pouvait tourner au drame à chaque freinage, à chaque virage, à chaque contact entre deux bolides. L’angoisse étreignait les proches et les supporters. Celui qui a connu cette époque, fût-ce comme gamin passionné, se rappelle la tristesse d’avoir appris un dimanche soir que son pilote préféré avait rendez-vous avec la mort.  

 

Week-end of a champion sera disponible en Blu Ray et DVD fin 2013.

 

La glace et le feu se disputent le trône

 

Le danger est bien présent dans Rush, l’autre grand film qui nous fait partager cette année la course perpétuelle que se livrent les pilotes de F1.    

MCLAREN-FERRARI.jpg  Le scénario retrace le duel pour le titre de Champion du monde 1976. Les protagonistes de l’histoire, deux géants, Niki Lauda et James Hunt, courant l’un pour la Scuderia, l’autre pour l’Écurie McLaren. Deux tempéraments opposés, Un professeur de pilotage et de mise au point qui préfigure le pilote du XXIème siècle. Un playboy décontracté, anglais jusqu’au bout des gants, mais beaucoup plus sérieux et travailleur qu’il y paraît. James Hunt a débuté en F1 avec Lord Hesketh, un aristocrate britannique amateur de luxe, de Rolls, de châteaux, de yachts, de fêtes somptueuses… Un homme original, mais un Lord, un personnage de roman auprès de qui un Briatore passerait pour un petit caïd de banlieue et un Boullier pour un pâle rond de cuir, un bureaucrate normal. James Hunt est un jeune de son époque, un gars qui sait ce qu’il veut, un lion sur la piste, mais un gars qui ne se la joue pas, qui profite du tourbillon de la vie, un pilote qui sait qu’il va vite mais ne gonfle pas ses joues de prétention et ne clame pas ses propres louanges comme la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. Il ne le sait pas encore, mais quelques années plus tard, James deviendra une référence pour un autre champion atypique et redoutable d’efficacité, Kimi Räikkönen, le meilleur coup de volant de sa génération. LAUDA-ET-HUNT.jpg  Niki et James, deux hommes sains et attachants entre qui il existait un grand respect et de l’amitié malgré leur rivalité sur la piste. Le film d’un duel en 16 épisodes, un par Grand Prix, où l’accident s’invitera, où le courage surmontera les épreuves, où le suspense atteindra des sommets que n’aurait pas imaginés Agatha Christie.  

TL-1976-1.JPG  Ce film, j’ai vraiment hâte de le découvrir pour des raisons objectives, mais aussi subjectives. En tant qu’auteur de polars et de nouvelles qui ont souvent pour cadre le monde du sport automobile d’abord, je suis enchanté que de grands noms du cinéma croient comme moi au sport automobile comme vecteur de succès dans la fiction. Plus les initiatives seront nombreuses, plus il nous sera permis de défendre nos histoires comme nos projets. Ensuite, sur un plan personnel, 1976, l’année où se place l’histoire de Rush représente beaucoup pour moi. Une mention Bien à ma licence de Droit privé, récompense des efforts de l’année universitaire. La découverte du Mans au bord de la piste, car c’était la première fois que le calendrier des examens me permettait d’y aller à peu près raisonnablement. Et mes premières courses comme pilote au volant d’une Opel Ascona SR groupe 1, avec des chronos encourageants confirmant la conviction que les victoires de catégorie ne tarderaient pas à arriver (ce serait le cas dès l’année suivante). Nous avons tous vécu des événements sympathiques qui ont posé des jalons dans nos existences. Alors, je suis d’autant plus impatient de découvrir Rush, tout en étant convaincu et conscient que son intérêt dépasse largement les anecdotes de ma vie personnelle.  

 

Merci Messieurs Roman Polanski et Ron Howard de nous offrir vos œuvres et de faciliter ainsi le travail de tous ceux qui installent des fictions dans l’univers des sports mécaniques. Merci de nous téléporter au temps Vintage, celui de l’enthousiasme, celui de la joie de vivre, celui d’un contraste saisissant  avec 2013 où tant d’espoirs se sont envolés. Comme les pilotes de haut niveau, battons-nous tout de même pour atteindre nos objectifs. Le sportif préféré des Français est un pilote automobile. Il s’appelle Sébastien Loeb. Avec un tel champion, il serait dommage que nos compatriotes ne soient pas sensibilisés à tout ce qui a un lien avec les sports mécaniques, y compris les fictions !

 

A suivre….

 

QUELQUES LIENS (mis à jour le 28 mai 2016)

 

DESIGNMOTEUR présente le cadeau d’anniversaire que nous offre Renault Sport au moment de célébrer ses 40 ans http://www.timedm.com/fr/2016/05/clio-rs16-renault-sport-275ch/  

 

Dans le cockpit d’une F1 pour un tour de piste à Monaco (Docufiction) http://bit.ly/25kgeVn  

 

GP F1 de Monaco : des diamants sur la piste http://bit.ly/27WyKW8  

 

69, année… automobile. C’était le temps des Porsche 917 et 914, de la Méhari, du duel Lamborghini Miura contre Ferrari Daytona, de la plus belle femme du monde les cheveux dans le vent en Harley Davidson, de surprises aux 24 Heures du Mans http://bit.ly/1TidL9Q  

 

Comme un court-métrage : Rallye de La Baule, des émois inoubliables … http://bit.ly/26SOPvm  

 

Thierry Le Bras

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:19

 Pour un auteur, les héros positifs sont ses amis. Il est leur biographe. Il souffre avec eux quand les choses vont mal. Car les personnages de fiction vivent dans un univers parallèle où ils entraînent leur créateur et leurs lecteurs (paraphrase d’une citation de  Serge Dalens).

 

De temps en temps, comme beaucoup d’auteurs, j’ai envie de placer les héros de mes polars dans des situations moins dures que celles qu’ils affrontent dans mes livres et autres nouvelles. Alors je vous raconte d’autres épisodes de leurs vies. Des histoires sans drame, avec juste des anecdotes relatives au sport et à la vie quotidienne   ALFA.JPG

A l’heure où je travaille sur une nouvelle édition de CIRCUIT MORTEL A LOHÉAC, je me suis souvenu de quelques week-ends de course où Éric, un des personnages principaux du roman, allait chercher des victoires en course de côte sans que personne n’essaie de le tuer. Autre personnage important de ces épisodes, Ronan Le Mat, dit Ronnie, héros d’une de mes 7 Nouvelles pimentées. Voici donc DUEL AU SOLEIL DES COTEAUX, une bagarre de jeunes pilotes insouciants et acharnés, des gars qui se chambrent volontiers mais prennent plaisir à exacerber leur rivalité, des bons vivants qui passent du bon temps et le font partager. Une histoire réaliste en 4 chapitres, une ambiance authentique pour un moment de détente au bord d’une piste de course de côte. DUEL AU SOLEIL DES COTEAUX, un feuilleton automobile en 4 épisodes :

 

Épisode 1 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/07/23/duel-au-soleil-des-coteaux.html  

SIMCA 1200 S 1 - BIS JPEG

Épisode 2 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/07/25/duel-au-soleil-des-coteaux-2.html

 

Épisode 3 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/07/26/duel-au-soleil-des-coteaux-3.html

 

Épisode 4 :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/07/27/duel-au-soleil-des-coteaux-4.html

 

Vous pouvez retrouver Éric et Ronnie à d’autres moments drôles ou dramatiques de leurs vies sur ce blog :   BLESSURES DE GUERRE 

PREMIÊRE SORTIE DE PISTE POUR RONAN

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-premiere-sortie-de-piste-pour-ronan-86011129.html

 

RONAN CONTRE LA MÈRE POUPOUNE

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-ronan-contre-la-mere-poupoune-108745485.html       CHAPEAU CAPELINE

UNE DAME, UN CHAPEAU, UNE DAUPHINE

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-une-dame-un-chapeau-une-dauphine-92333449.html

 

JOUR DE GLOIRE POUR RONNIE

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-jour-de-gloire-pour-ronnie-a-saint-germain-sur-ille-109843674.html   1 DE COUV 

Èric et Ronnie sont des acteurs de mes 7 Nouvelles pimentées, un menu de lecture que je vous ai mijoté et que je vous invite à déguster dans la meilleure convivialité :

http://circuitmortel.hautetfort.com/tag/7+nouvelles+piment%C3%A9es

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:14

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie reviennent sur France 2 dans une nouvelle version en parfaite adéquation avec la tendance Vintage qui caractérise l’époque contemporaine.

 

La nouvelle saison de cette excellente série mise sur trois personnages principaux, Samuel Labarthe dans le rôle d’un commissaire de police raffiné et redoutablement efficace, Blandine Bellavoir dans celui d’une jolie journaliste fonceuse, un peu gaffeuse, ainsi qu’une Facel Vega Facellia. Le premier épisode diffusé le vendredi 29 mars en prime time a réalisé un excellent score d’audience, à peu près 5 millions de téléspectateurs.   FACEL-1-JPEG.jpg

Le commissaire Swan Laurence possède une classe qui laisse penser qu’à l’époque de l’enfance, il a eu James Bond comme correspondant anglais. Puis adolescents, les deux garçons ont probablement échangé durant des vacances à Deauville et à Plymouth leurs meilleures recettes sur l’art de séduire les jeunes filles de la bonne société. C’est que chez Agatha Christie comme chez Ian Fleming, les personnages évoluent dans des milieux policés et bien élevés. On y tue, certes, mais avec élégance et savoir-vivre. En cédant aux invitations de ces auteurs, nous ne nous perdons pas dans les bas-fonds des scénarii trop noirs dont nous gavent volontiers les bobos qui se prennent pour les rois du monde culturel.   FACEL-2-JPEG.jpg  Des Aston Martin, BMW et Lotus ont souligné la classe de James Bpnd. La Facel Vega contribue à asseoir la personnalité de Swan Laurence. Et elle nous fait rêver en nous ramenant à la formidable époque des sixties, cadre des intrigues. Le scooter Lambretta de mademoiselle Avril, la journaliste impulsive, des Chambord, Ford Taunus 17 M, Peugeot 203 et Vedette complètent le cadre. Sans oublier le Minox, plus petit appareil photo du monde à l’époque. Pour ma part, j’adore cette ambiance tourbillon des sixties. Un contraste total avec notre époque déprimée. Les Petits Meurtres d’Agatha Christie marqueront-ils l’histoire de la télévision ? Franchement, le spectateur s’en moque. Tout ce qu’il veut, c’est prendre du plaisir en regardant sa télévision. Une bonne série, un bon film, un bon livre partagent cette qualité essentielle, le plaisir offert au spectateur ou au lecteur. Et selon ce critère, le seul qui vaille, la nouvelle version des Petits Meurtres d’Agatha Christie est une excellente série !

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Facel Vega Concept ; la renaissance de magnifiques coupés français ? à suivre sur

https://twitter.com/fvconcept

et

http://www.facebook.com/pages/Facel-Vega-concept/182413185200782

 

Un futur héros de polars à La Baule Les Pins au cœur des sixties

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/08/25/rallye-de-la-baule-des-emois-inoubliables.html

 

David Sarel, avocat, pilote, gentleman, au coeur d’affaires judiciaires inquiétantes et fin gourmet

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/01/12/david-sarel-met-les-petits-plats-dans-les-grands.html

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:17

« Le sport est un lieu parfait pour voir se commettre des crimes », déclare Harlan Coben dans une interview diffusée dans L’Équipe du 11 janvier 2013. C’est pourquoi Myron Bolitar, un de ses personnages récurrents, est agent de sportifs....

PORTRAIT-HARLAN-COBEN-JPEG-2.jpg  L’opinion d’Harlan Coben, je la partage sans réserve. D’autant que, sans avoir hélas vendu le même nombre d’exemplaires que Coben, je place moi-aussi mes personnages de fiction dans des environnements sportifs. La compétition cristallise l’univers romanesque avec ses angoisses, ses héros, ses exploits, ses enjeux et ses tricheurs. La BD dans le monde automobile triomphe avec non seulement Michel Vaillant, mais aussi la collection Plein Gaz de Glénat et les albums des Éditions Paquet. Les polars bénéficieront de plus en plus de cet engouement. Je ne suis pas le seul sur cette piste. D’autres auteurs y visent le podium, dont un de mes amis, déjà auteur d’excellentes nouvelles ayant pour cadre des circuits, que j’attends avec impatience de chroniquer (il se reconnaîtra). Et qui sait si d’autres auteurs d’ouvrages automobiles ne vont pas se laisser tenter par la fiction ? Je les y encourage vivement.

 

Ce serait également sympa qu’Harlan Coben fasse vivre une aventure à Myron Bolitar sur fond de course automobile. Et ce serait marrant que son pote Win… comment dire… s’occupe d’un gougnafier qui triche et magouille dans ce milieu où sévissent hélas quelques tristes sires. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’adore Win dans les romans de Coben !   PANOZ.jpg

Harlan Coben s’est rendu aux 500 miles d’Indianapolis en 2012. Alors, il est permis de rêver. Et j’espère bien retrouver dans quelques mois Myron et Win à côté d’une grosse auto américaine équipée d’un énorme V8 qui, à chaque coup d’accélérateur, fera trembler le bitume comme un coup de tonnerre. Au cœur de l’histoire, le pilote d’une monstrueuse machine qui rappellerait les Corvette, Panoz et autres Saleen ? Avec bien sûr une fille aussi séduisante que Danica Patrick !

 

En attendant, d’autres aventures de plotes de fiction :

 

D’abord, Un thriller dans l’univers sauvage des formules de promotion en sport automobile, ça existe depuis peu ! L’ouvrage est signé Sébastien Sarraude http://www.noiresdepau.com/archives/2013/03/06/26586479.html

 

Puis mon héros récurrent David Sarel dans une posture très inhabituelle. C’était il y a longtemps, il y a prescription aujourd’hui :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2013/03/07/le-jour-oú-david-sarel-tricha.html

 

Ensuite, un peu de détente. Passez en cuisine avec David Sarelqui est un héros gourmand, comme les derniers personnages de Guillaume Musso

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/01/12/david-sarel-met-les-petits-plats-dans-les-grands.html

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 18:29

Un clin d’œil au vintage et aux grands classiques avec quelques liens.

    OLIVIER-PANIS-JPEG---Copie.jpg

D’abord Les Tontons glisseurs, un remake des Tontons flingueurs. Avec Olivier Panis, Jean-Pierre Pernaut, Franck Lagorce, Bertrand Balas, Jean-Philippe Dayraut et Margot Laffite dans des rôles qui vont vous surprendre ! Pour 5’ 55 de bonheur,Cliquez sur :

http://www.dailymotion.com/video/xx9xdl_les-tontons-glisseurs_auto#.URFM3LrYFWQ.twitter

    ASTON 007 JPEG

Ensuite, un des plus beaux couples à l’écran, Aston Martin et James Bond. Ils étaient faits pour se rencontrer et vivre de fabuleuses aventures au rythme de leur passion commune pour le luxe, le flegme britannique, la sensualité, l’adrénaline, le suspense…

http://circuitmortel.com/2015/11/aston-martin-de-lecran-a-la-piste/

 

Voilà, et comme polars, cinéma, pilotes, people et .bolides font bon ménage...

 

TROIS AUTRES  LIENS A SUIVRE AUSSI :

 

DESIGNMOTEUR présente la Jaguar du film Spectre http://www.designmoteur.com/2015/10/jaguar-cx75-spectre-cinema/  

 

DESIGNMOTEUR présente Vengeance glacée au coulis de sixties, un polar sur fond de duel Ford – Ferrari aux 24 Heures de Mans http://www.designmoteur.com/2014/12/roman-polar-passion-automobile/  

 

Drogués de sport, mais pas seulement… http://circuitmortel.com/2015/11/drogues-de-sport/

 

Thierry Le Bras

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 17:55

« Chacun sait que le Vendée Globe n’est pas une course ‘’de plus’’, mais la course la plus dure, la plus longue et la plus exigeante qui soit », écrivit Philippe Jeantot (1). Le créateur de l’épreuve qualifiait volontiers son tour du monde d’Everest des marins.     

FG VAINQUEUR 1 JPEG  Le dimanche 27 janvier 2013 restera une date significative dans l’histoire du Vendée Globe. Ce jour-là, un jeune marin bourré de talent, animé par une volonté à toute épreuve et doté d’une grande  intelligence a fait mieux que Phileas Fogg. Il a bouclé son tour du monde en solitaire en 78 jours, 2 heures et 16 minutes. Moins de 80 jours, Un record que même Jules Verne n’aurait pas osé imaginer.

 

La récompense méritée de l’effort et de la volonté

 

François Gabart fait partie des sportifs intellectuels. Il a obtenu son bac avec mention Très Bien avec un an d’avance. Puis il a entrepris des études d’ingénieur qu’il a réussies. Il fait partie des jeunes particulièrement doués et volontaires qui parviennent à allier études et sport de haut niveau. Car en compétition aussi, le Petit Mozart de la voile se révéla précoce ! Il s’est construit un joli palmarès de l’Optimist (Champion de France) à la course au large (2ème de la Jacques Vabre, 2ème du Figaro, Champion de France de course au large en solitaire et maintenant vainqueur du Vendée Globe) sans oublier un titre de Champion du monde jeune en Tornado.

 

Existe-t-il une recette Gabart qui garantit le succès ? Oui, sans doute. Car l’exemple  de sportifs comme François incite chacun à donner le meilleur de lui-même pour atteindre ses objectifs. Et il apporte l’étincelante démonstration que ça marche. Tout au moins en ajoutant une touche personnelle à l’intelligence et au talent, une volonté inébranlable. Un de ses proches témoignait quelques heures avant l’arrivée qu’à 9 ans déjà, l’âge des régates en Optimist, il se préoccupait de son alimentation et des quantités de nourriture qu’il devait absorber afin d’optimiser sa condition physique. Comme le fit Michael Schumacher, mais plus vieux, lorsqu’il courait en F1.   FG--A-LA-BARRE-JPEG.jpg  J’ai suivi l’arrivée de ce 7ème Vendée Globe en direct et les déclarations du skipper de Macif m’ont enthousiasmé. Une leçon de vie pour tous ceux qui traversent des moments de déprime. Un hymne à la volonté. Si les enregistrements de ses interviews étaient diffusés dans les pharmacies et remboursés par  la Sécurité Sociale, les prescriptions d’antidépresseurs enregistraient une chute vertigineuse. Car contrairement à ce qu’ont pu imaginer les spectateurs en découvrant le visage souriant du skipper de Macif sur leur petit écran, rien n’a été facile durant cette course autour du monde  particulièrement disputée.

 

« Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir une seconde de pause, témoigna François. Ça a été dur… j’ai appris beaucoup sur moi. J’ai appris que nos  limites se situent très, très loin. J’ai appris qu’on a de l’énergie au fond de soi qu’il faut aller chercher. »     FG-A-LA-BARRE-2-JPEG-copie-1.jpg  La course ayant été très difficile contre Armel Le Cléac’h, François Gabart a dû la mener au rythme d’une régate pour devancer son valeureux rival. Dans ce contexte de compétition acharnée nonobstant l’estime entre rivaux, la discrétion fit partie de la stratégie de course. Pas question d’avouer ses ennuis lors des vacations. Mais François a bien subi en moyenne l’emmerdement par jour que lui avait annoncé le professeur Desjoyeaux avant le départ. Simplement, il ne les a pas révélés, ce qui a laissé croire à tort qu’il vivait une course presque tranquille.

 

« Je suis quelqu’un de plutôt positif dans la vie, rapporta-t-il. Quand on se plaint tout le temps, les ennuis restent avec toi. Quand tu ne te plains pas, les ennuis passent, ou au moins, tu ne les vois pas. »

 

Un exemple à méditer et suivre dans la vie quotidienne.

 

Un prince de la communication

 

- Avez-vous pris plus de risques que les autres ? lui demanda l’intervieweur officiel à sa descente du bateau.

 

- Non, je ne pense pas, répondit François Gabart avec un grand sourire. La Macif (nom de son bateau), c’est une assurance. On gère le risque. »

GABART-EN-MER-JPEG.jpg

Et le risque pour un sponsor avec un skipper de sa classe, il est nul. La voile représente déjà un vecteur de communication exceptionnel, proche de la nature, non susceptible d’être accusée de pollution. Alors, quand le pilote de F1 des mers gagne, le retour sur investissement est énorme. Avant l’arrivée déjà, Gérard Andreck, président du groupe Macif, reconnaissait que les résultats en termes de notoriété dépassaient ce qui avait été envisagé. Le nom de l’assureur avait été cité plus de 22.000 fois dans la presse. Et c’était avant les heures de direct sur l’arrivée, avant les interviews de François Gabart, excellent communiquant. Il est trop tôt pour chiffrer les bénéfices que tirera Macif de l’opération. Mais rappelons qu’en 1996 et 1997, les 5 MF investis par le département de  Vendée sur la course avaient généré 57 MF de retombées économiques et médiatiques. Colossal !

 

Bientôt un livre ?

 

J’ai coutume de souligner que l’univers du sport est le cadre idéal de romans, récits, thrillers. Suspense, angoisse, danger, cadres exceptionnels, héros charismatiques, tous les ingrédients du best-seller sont réunis.   COUV MAG VG

J’ai suivi des Vendée Globe et raconté des éditions de l’épreuve. Notamment celle de 1996 et 1997 (1) qui se déroula dans un climat particulier à cause de plusieurs naufrages. J’ai ensuite dirigé la rédaction d’un magazine spécial consacré à l’édition 2000 – 2001. Un beau produit réalisé en partenariat entre l’éditeur de presse pour lequel  je travaillais et Philippe Jeantot, le créateur de l’épreuve, l’organisateur de plusieurs éditions, celui sans qui rien n’aurait été possible, celui qui a conçu le concept grâce auquel une société apparentée à un quotidien sportif réalise aujourd’hui une très belle opération en ayant décroché la négociation des droits télévisés du Vendée Globe à l’étranger. A cette époque, le président du groupe de presse au sein duquel je travaillais était aussi  tenté par la création d’un magazine sur le web qui se serait appelé Wincheur et dans lequel  je devais assumer des responsabilités éditoriales. Le groupe de presse a été démantelé, hélas. Puis un peu plus tard, Philippe Jeantot a été sournoisement évincé de son épreuve. J’ai pris des distances avec le Vendée Globe. Le Vendée sans Philippe Jeantot, ce n’était plus tout à fait le Vendée dans mon esprit. J’ai admiré les exploits des marins qui effectuaient ce tour du monde en solitaire sans aucune assistance extérieure, mais avec moins de ferveur et je n’ai plus cherché à écrire sur la course. Cette année, pour la première fois, je l’ai regretté. J’aime les sportifs de haut niveau qui réussissent aussi leur scolarité et leurs études.  François Gabart, premier de classe et grand compétiteur m’a épaté. Sa victoire fait partie des événements sportifs que je n’oublierai pas, un peu comme celle d’Olivier Panis au GP de  Monaco 1996, le premier Monte-Carlo remporté par Sébastien Loeb, les Routes du Rhum gagnées par Laurent Bourgnon, ou encore le premier titre européen de Christophe Lemaître sur 100 mètres.     FG-VAINQUEUR-2-JPEG.jpg  Alors oui, j’ai regretté de ne pas avoir travaillé sur cette édition, de ne pas avoir prévu de livre dans lequel j’aurais raconté la splendide victoire de François Gabart, de ne pas être son biographe, de ne même pas avoir créé l’occasion de le connaître personnellement. Mais je suis convaincu que des auteurs ont prévu cet ouvrage que j’ai laissé passer, que certains collaboreront au récit par François  de son tour du monde, du duel de tous les instants avec Armel Le Cléac’h, de cette remontée du chenal où l’émotion était à son comble et le vainqueur magnifique. « J’ai toujours envie de progresser, j’ai toujours envie d’être un peu meilleur et après ce Vendée Globe, je crois que je suis un peu meilleur », confia François Gabart peu après l’arrivée. Décidément, cette aventure humaine et sportive, j’ai vraiment hâte de la découvrir dans un récit signé du skipper !

 

(1) cf la préface de VENDÉE GLOBE, La course la plus folle du monde racontée par les skippers, Éditions Gérard de Villiers et La Découvrance, 1997 (un livre que j’ai écrit sous le pseudonyme Thierry Georjan)

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Le site officiel de François Gabart

http://www.francois-gabart.com/

 

Un roman jeunesse dans le monde de la course au large ; c’est moi qui l’ai fait ; malfaiteurs, maléfices et suspense au programme !

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-gare-a-la-main-du-diable-disponible-en-format-e-pub-111556271.html

 

Gare au clavier de l’auteur : du récit au roman

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-gare-au-clavier-de-l-auteur-du-recit-au-roman-104649943.html

 

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:20

FAITS D ENFER A CARNAC

  Les séances de dédicace sont de formidables occasions de rencontrer son public. Je me souviens de nombreux échanges passionnants avec des lecteurs de tous âges dans différentes régions et dans des manifestations très différentes, salons du livre, salons automobiles, nautiques, librairies, animations dans des bibliothèques ou d’autres lieux…

 

Vraiment d’excellents moments et l’envie de retrouver le plus vite possible ces lecteurs attachants. En attendant notre prochain contact,  je me réjouis de leur avoir apporté quelques moments de plaisir quand ils se sont ’immergés dans les univers parallèles de mes personnages.

 

Mais la vie réserve des surprises. Parfois, des exceptions viennent confirmer le principe selon lesquels nos lecteurs sont des gens sympas et intéressants. Illustration par les exemples de quatre anecdotes cocasses.

 

Bonjour tristesse !

 

Pas besoin de s’appeler Françoise Sagan pour rencontrer des lectrices déprimées,

 

Une anecdote m’a bien fait rire au Salon du livre de Paris. Une vieille dame à l’air triste commence à regarder un de mes polars et hésite. Je lui demande gentiment de se décider car quelqu’un d’autre feuillète aussi  un de mes romans. La position de l’hésitante m’empêche de discuter aisément avec l’autre personne  qui me semble sur le pont d'acheter. La femme sombre répond que ce ne sera pas pour aujourd’hui, qu’elle a déjà beaucoup dépensé au salon. Pas grave, ai-je enchaîné. Nous vous reverrons l’année prochaine. Vous commencerez par nous avant de dépenser tous vos sous ailleurs.  

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- Ne dites pas ça, mon pauvre monsieur, professe la petite dame. Un écrivain de chez XXXXX (je préfère ne pas citer le nom de la maison d’édition, vous me comprendrez) m’a dit la même chose l’an dernier. J’ai voulu aller le voir tout à l’heure, eh bien vous allez rire, son éditeur m’a dit qu’il était mort.

 

J’ai ri effectivement, bien que j’aie trouvé la réflexion franchement maladroite pour ne pas dire un peu grossière. J’avoue que j’aurais volontiers envoyé la dépressive chronique se faire soigner à l’HP.    

L’ours grognon    

Chicanes et dérapages de Lorient au Mansest un polar sur fond d’affaires judiciaires et de course automobile. L’histoire se dénoue pendant les 24 Heures du Mans. Dans ce scénario, des pilotes réels jouent leur propre rôle au côté des personnages de fiction. Parmi eux, les jeunes mais brillants Julien Mouthon et Bastien Brière (en photo avec moi sur la photo ci-dessous).   BB-JM-TL.JPG

Ils ont participé à une séance de dédicaces au Salon du livre du Mans. Nous ne chômions pas. Dans la cité de la Classique sarthoise, une histoire aux 24 Heures du Mans séduit tout particulièrement le public. Enfin, sauf un de nos visiteurs sur le stand. Je vois arriver un type d’une cinquantaine d’années au look de soixante-huitard attardé, pas trop propre sur lui, avec les cheveux longs et bien gras. Il prend le livre en main. Mes copains pilotes étaient occupés à écrire des dédicaces à une femme qui achetait plusieurs exemplaires, un pour elle, les autres pour offrir. Je demande au lecteur potentiel si je peux lui apporter des précisions.

 

- Oui, me répond-il. Je me demandais comment on peut faire pour noircir 312 pages sur des fils à papa qui font mumuse dans des bagnoles.

 

- Vous plaisantez ou vous êtes sérieux ? demandai-je.

 

- Je plaisante pas. J’aime pas les bagnoles, réplique le gougnafier. J’aime pas ceux qui les pilotent non plus.

 

Mon sang ne fait qu’un tour.   COUV CHICANES ET DERAPAGES opt  - Alors qu’est-ce que vous foutez là ? lançai-je de la voix la plus désagréable possible. Si notre livre ne vous intéresse pas, c’est tout à fait votre droit. Pas de problème. Mais l’édition française sortant 48.000 titres par an, vous ne manquerez pas de choix sur les autres stands.

 

- Vous êtes un malpoli, reproche le malotru. J’ai bien le droit de dire ce que je pense, m…

 

- Ouais, sûrement. Mais alors, moi j’ai le droit de vous dire que vous êtes un gros abruti et que je n’ai rien envie de vous dire de plus.

 

Le ton ayant monté, tout le monde tourne les yeux vers la scène.

 

- Maintenant ça suffit, vous vous barrez, ou je passe de l’autre côté du stand, repris-je, furieux.

 

Un stand de dédicaces, c’est comme un bar, un resto et tout lieu ouvert à la clientèle. Lorsqu’un importun provoque un incident, il faut s’en débarrasser au plus vite afin qu’il ne perturbe pas les autres clients et ne fasse pas perdre de chiffre d’affaires.

 

L’ours mal léché a compris qu’il était temps de filer dans sa caverne.  

La radine

    Une autre fois dans un autre salon, nous avons reçu la visite d’un autre cas. Une dame d’une quarantaine d’années, d’apparence plutôt sympathique, qui voulait négocier le prix du livre, le faire baisser de 10 à 7 €.     FOURMIS-JPEG.jpg  - Ce n’est pas possible, lui ai-je répondu. Le prix du livre n’est pas libre. Personne ne peut accorder une remise supérieure à 5%.

 

- C’est dommage, regretta la radoche. Ben tant pis, j’attendrai de le trouver d’occasion à moitié prix ou je l’emprunterai à la bibliothèque.

 

Si je la revois, je lui suggérerai de constituer une société en participation avec ses copines pour acheter ses livres. Et puis non. Je ne vais quand même pas prodiguer des conseils gratos à une bonne femme prête à me retirer les droits d’auteur de la bouche.

 

La perle de l’esthétique

 

J’ai choisi Faits d’enfer à Carnac comme titre d’un de mes polars. J’adore Carnac et La Trinité. Ce fut un grand plaisir d’y construire une histoire avec David Sarel et Sébastien Ménier, deux de mes héros récurrents favoris.     54-copie.jpg 

Dans ce livre, l’esthéticienne d’un centre d’amaigrissement revendique le statut de prostituée après la mort suspecte d’un curiste. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur cette profession, mais les clichés que véhiculent certaines affaires judiciaires autour des salons de massage et l’image peu intellectuelle qu’impriment certains sketchs et films avec ces gentes dames convenait très bien au personnage de Martine Lépinour, mon esthéticienne ambigüe. La femme de mon éditeur plaisantait souvent en me demandant quand je comptais dédicacer un exemplaire du roman à une esthéticienne. J’avoue avoir douté d’y parvenir, jusqu’au jour où…

 

C’était au rayon livres d’un hyper de Bretagne Nord que je ne situerai pas plus précisément pour des raisons d’évidente discrétion. Soudain, une jeune femme très exubérante et très voyante commence à regarder nos livres.

 

- Oh, y’a une esthéticienne ? s’exclame-t-elle en lisant ma 4 de couv. J’suis esthéticienne.

 

Toutes les autres personnes assises à la table de dédicaces connaissent le scénario et explosent de rire. Je m’efforce de rester sérieux. Exercice peu aisé. Je lui vante mon histoire en taisant la personnalité peu sympathique de l’esthéticienne concernée.

 

- Oh, ben j’vais l’prendre ! s’enthousiasme-t-elle au bout de quelques secondes.

 

Je dédicace et je signe.

 

Elle regarde les autres livres et suggère que nous l’orientions vers un roman un peu coquin. Un des auteurs de la maison a écrit un polar où l’érotisme n’est pas absent. C’est lui qui satisfera le mieux notre cliente pour ce second choix.

 

- Je dédicace pour qui ? questionne-t-il.

 

- Ce sera pour un homme, répond-elle, mais je ne sais pas encore lequel.   DEDICACES-JPEG.jpg

- Je peux écrire une formule générale, suggère mon collègue. Pour un ami très cher, pour toi que j’attendais, pour te faire plaisir, pour que tu ne m’oublies jamais, pour combler tes désirs les plus fous…

 

Il attend la réponse de la fille. Elle réfléchit intensément, la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Elle regarde successivement le livre que je lui ai dédicacé et celui encore vierge, puis reprend la parole.

 

- Finalement, je préfère que vous ne le dédicaciez pas. Regardez, le premier, il fait tout gribouillé maintenant avec ce qui est  mis dessus.

 

- Désolé, je ne vais pas vous salir le second, s’esclaffe mon collègue auteur. 

 

Elle part en tortillant son postérieur (fort joli d’ailleurs). La chasse au donataire du second livre vient d’ouvrir. La femme d’un autre auteur assiste à la scène et rit aux éclats.

 

- Zut alors! s’exclame-t-elle. Et tous ces bieaux tableaux que des sagouins, y-z-ont gribouillé dessus : Renoir, Monet, Cézanne, Picasso… Ah y-z-ont  tout sali les belles z-images !

 

Nous  pleurons de rire.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Des Ebooks, qu’il n’est pas possible de dédicacer sur papier. J'en ai tout de même écrits pour vous :

1 COUV PACTE

LE PACTE DU TRICHEUR est disponible au prix de 0,98 € sur

http://www.amazon.fr/LE-PACTE-TRICHEUR-Thierry-Bras-ebook/dp/B00H2042PU

 

Gare à la main du diable, un polar Jeunesse teinté de fantastique dans le monde de la course au large, présenté sur ce blog :

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-gare-a-la-main-du-diable-disponible-en-format-e-pub-111556271.html

     

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Thierry Le Bras    

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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