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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:13

Suspense, héros aux caractères bien trempés, dérapages incontrôlés, des ingrédients communs au sport et à la littérature. Sport et fiction font à l’évidence bon ménage.

 

En France pourtant, les romans dans le monde du sport n’occupent pas encore la surface qu’ils mériteraient dans les vitrines des libraires. Dommage, d’autant que quand un éditeur de premier plan s’en donne la peine, les fictions dont l’action se situe dans l’univers du sport cartonnent. Pour preuve les tirages des polars d’Harlan Coben mettant en scène Myron Bolitar et son inséparable compère Win, un garçon qu’il ne faut pas chercher et que beaucoup rêveraient d’avoir comme meilleur ami.

PORTRAIT-SEB-SARRAUDE.jpg

Mais, à l’instar des champions sportifs, ne nous plaignons pas et battons-nous plutôt afin d’offrir à l’univers du sport la place qu’il mérite dans celui du livre. Je ne suis pas le seul à aimer situer des actions au bord des circuits de course automobile. D’autres suivent… la même piste. Parmi eux, Sébastien Sarraude, auteur de nouvelles et bientôt de romans dont certains acteurs sont des pilotes. Je vous invite à découvrir son blog au plus vite en cliquant sur :

http://sebsarraude.tumblr.com

 

N’oublions que dans le domaine des sports mécaniques qui m’est cher  comme l’auront remarqué les visiteurs de ce blog, la BD a ouvert la voie depuis plusieurs décennies. Je pense d’abord à Michel Vaillant. Un site et un  forum officiels  rapportent quotidiennement son actualité :

http://michelvaillant.com   9782723484336-L-1-.jpg

Et un nouvel auteur est venu plus récemment enrichir les bibliothèques des amateurs de sports et de fictions. Il s’agit de Christian Papazoglakis, auteur phare de la collection Plein Gaz chez Glénat. Cette nouvelle collection de bandes dessinées se tourne résolument vers l'automobile. Elle comprend des récits historico-sportifs et des pures fictions. Harry Octane, le héros des albums de fiction, est un pilote des années soixante. Bienvenue dans le monde des belles mécaniques et du Vintage :

http://www.glenatbd.com/bd/collections/plein-gaz.htm

et

http://studio-pakap.blogspot.fr

 

Nul doute qu’à l’instar des BD, les romans dans le monde du sport vont conquérir eux-aussi un lectorat de plus en plus fidèle et de plus en plus nombreux.

 

J’ai récemment été interviewé par une journaliste d’un magazine sur le thème du sport dans les romans policiers. Je ne manquerai pas de vous informer de l’arrivée de ce périodique dans les kiosques. J’attends moi-même sa sortie avec impatience. Non seulement à cause de la pertinence des questions de la journaliste qui m’a contacté, mais aussi parce que je ne serai pas le seul interviewé. D’autres auteurs et des éditeurs donneront également leur point de vue dans cet article.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

 

Circuit mortel à Lohéac, un polar mené à 300 à l’heure dans le monde de la course auto. Je suis l’auteur de ce livre dont une des présentations se trouve à la fin d’un article que j’ai consacré à Didier Pironi sur un site spécialisé

http://www.endurance-info.com/article.php?sid=1647   1-de-couv.jpg

Le « roman » vécu de l’Alpine Berlinette, icône du sport automobile et d’une époque devenue Vintage. Un livre d’Enguerrand Lecesne paru récemment chez ETAI. Je vous le conseille, non seulement parce que j’ai fourni quelques photos pour l’illustration, mais surtout parce qu’il apporte un vrai plus aux lecteurs, fussent-ils déjà des connaisseurs en matière de Berlinette

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2012/02/18/alpine-berlinette-l-icone-des-annees-bleues.html

 

Michel Vaillant incorporé au Team Dupuis

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/09/29/transferts.html

 

Thierry Le Bras  

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:43

 Quel enfant, quel adolescent n’a pas rêvé de s’intégrer dans l’univers qui le fascine, qu’il s’agisse du spectacle, de la mode, de la télé ou du sport ? Cette chance extraordinaire s’offrira à David, adolescent au moment des faits ci-dessous rapportés. Il évoluera dans le monde du sport automobile, naviguera son parrain Éric en rallye – ce qui est possible à partir de seize ans. Mais en jouant dans la cour des grands, David affrontera aussi des événements la hauteur des enjeux.  SILVERSTONE.jpg

Pilote amateur le week-end, Éric Trélor troquait sa combinaison ignifugée contre une robe d’avocat pendant la semaine. Et c’était en qualité de juriste qu’il conseillait son ami Freddy Vivien, un des grands animateurs de la F1. Une poignée de pilotes seulement figuraient parmi les champions du monde potentiels. Toutes les écuries de pointe gardaient un œil sur eux. Or cette année-là, le contrat de Freddy avec le Team Priceley arrivait à son terme.   DOLLARS-2.jpg

Éric affichait toujours la confiance en soi inébranlable qui caractérise les meilleurs avocats. Il négociait tous les contrats professionnels de Freddy. Ce dernier assista à de nombreuses réunions relatives à la défense de ses intérêts. Jamais Éric ne se laissa déstabiliser, même lorsqu’il réclamait des dizaines de millions de dollars à ses interlocuteurs. Il arrivait que Freddy doive faire appel à toute sa concentration pour dissimuler son angoisse face aux coups de bluff qu’osait Éric. Il se félicitait cependant de suivre ses conseils, car l’avocat sentait intuitivement les limites de ses interlocuteurs et parvenait à les y pousser, voire à leur arracher un effort supplémentaire.

 

Pour quelques millions de dollars de plus

 

L’écurie Priceley proposait quinze millions de dollars par an à Freddy. Les salaires des stars de la F1 n’atteignaient pas encore les chiffres actuels. Freddy souhaitait obtenir dix huit millions et savait qu’une autre équipe, moins performante mais dotée d’un budget confortable, signerait à seize millions. Certains pourraient considérer les salaires des pilotes excessifs. Mais il ne faut pas oublier qu’une carrière au plus haut niveau est courte, que les risques physiques sont importants, que les impôts en France ont presque toujours été écrasants et punitifs, et enfin que si les pilotes veulent engranger du blé, c’est aussi pour nourrir des projets. Tel était le cas de Freddy qui investissait beaucoup de ce que l’État ne lui confisquait pas dans la firme Vivia, petite entreprise bretonne qui fabriquait des voitures sportives et créait ainsi des emplois à proximité de Lorient. En outre, un millionnaire du loto ne se voit jamais reprocher sa fortune qui n’est due qu’au hasard. Pourquoi un sportif exceptionnel qui travaille tout le temps devrait-il avoir honte de sa valeur sur le marché ? Rien n’interdit aux jaloux d’essayer d’atteindre son niveau et de se vendre au meilleur prix.   PELOTON-F1.jpg

Plutôt que discuter pendant des semaines avec Tom Priceley, Éric mit un scénario au point. Il se rendit au Grand Prix de Silverstone avec David. Il ignora l’Anglais, se contentant de lui serrer la main poliment lorsqu’il le rencontrait le matin.

 

- Il faudrait que nous nous voyions bientôt pour parler de l’année prochaine, avança Tom le vendredi après-midi après les essais.

 

- Certes, certes, répondit distraitement Éric. Plus tard. N’imposons pas une pression supplémentaire à Freddy ce week-end. C’est déjà assez dur de se battre contre les McLaren et les Ferrari avec une Priceley cette année sans devoir négocier son salaire avec un team manager qui gémit comme si on le torturait au fer rouge dès qu’il entend le mot dollar.

 

Tom accusa le coup.

 

David joue son rôle et Éric enfonce le clou

 

« J’avais seize ans cet été-là, se souvient David. Compte tenu de mon âge, j’étais censé ne pas savoir dissimuler mes sentiments. J’en ai rajouté. J’ai agi comme si tout était fini entre Freddy et le Team Priceley. J’affichais un air boudeur dès que je croisais Tom et ses collaborateurs ».   MOTORHOME-FERRARI.jpg

« Je m’intéressais ostensiblement à la Scuderia. Je rôdais autour de leur stand et de leur motor-home. Je prenais plein de photos des Ferrari. Je m’efforçais de discuter avec les jeunes qui accompagnaient l’équipe. »

 

Le samedi matin, Éric s’afficha avec le patron des rouges dans le paddock de Silverstone, puis il laissa échapper devant des journalistes que la couleur de la combinaison de Freddy changerait peut-être la saison suivante.       COMBINAISON.jpg

Les rumeurs circulent très vite dans le milieu de la F 1. Dès le lendemain, la presse sportive mondiale évoquait l’arrivée du pilote français chez le constructeur de Maranello. « Vivien vengera-t-il son ami Pironi ? lisait-on en première page de couverture d’un grand quotidien national. Sera-t-il le premier Champion du monde français au volant d’une Ferrari ? ».

 

Tom est à point

 

Du côté de Modène, où on discutait les salaires des pilotes au titre de la saison suivante, personne ne démentit l’information. Les pilotes des voitures rouges se montreraient moins exigeants s’ils sentaient la menace de se voir remplacés par un champion du monde. Le jeu des chaises musicales et de la chasse aux baquets inquiète traditionnellement les pilotes et leurs agents. Éric pariait sur ce phénomène. Il ne lui restait plus qu’à attendre que l’employeur de Freddy soit à point pour entamer une négociation. Cela ne demanda que quelques heures.   THE-RITZ.jpg

Freddy, Éric et Tom se rencontrèrent discrètement dans un grand hôtel de Londres dès le lundi après-midi suivant le Grand-Prix.   CONTRAT.jpg

Éric négocia finalement vingt trois millions de dollars pour chacune des deux saisons suivantes en faisant croire à Tom que s’il refusait, Freddy signerait immédiatement chez Ferrari. L’Anglais s’inclina, soucieux de conserver la collaboration de son pilote vedette et disposé à consentir un effort notable pour éviter de le retrouver comme adversaire. Éric bluffait. Aucune négociation n’avait jamais été entamée avec Ferrari.   PRICELEY-F1.jpg

« Je n’assistais pas à l’entretien, rapporte David. J’étais trop jeune. J’attendais dans un autre hôtel. Quand Freddy et Éric me rejoignirent, je compris à leurs sourires qu’ils avaient obtenu gain de cause. J’étais content. Nous souhaitions que la carrière de Freddy reste liée à l’écurie de Tom Priceley, un peu comme Jim Clark avec Lotus. Nous savions qu’à défaut d’accord avec Tom, Freddy retrouverait tout de suite un bon volant, mais ce n’était pas le but recherché. »

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

L’auto-école en Lotus http://bit.ly/1Q5ghzu

 

La fan du pilote http://bit.ly/1pNE7oX  

 

Et Ronnie freina trop tard http://bit.ly/1TPtP0s  

 

Thierry Le Bras  

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 16:18

J’ai promis de vous présenter ici des romans sur fond de sport et/ou de légendes, mais aussi de vous offrir des nouvelles gratuites.   COUV-15-HISTOIRES-DE-MOTO.jpg

Voici donc aujourd’hui des liens gratuits vers deux nouvelles publiées en 1972 dans un recueil intitulé 15 Histoires de moto et édité par les Éditions Gautier Languereau.   Les auteurs de ces textes étaient tous très jeunes. Ils étaient les lauréats d’un concours organisé par Gautier Languereau et le magazine Champion. J’ai fait partie des co-lauréats, tout comme Luc Sarlet. Nous avions tous les deux installé nos scenarii dans l’univers de la compétition.   CROSS1.JPG

J’ai mis mon texte en ligne sur mon autre blog, Circuit Mortel, à la fin de l’année 2009. Je l’ai illustré avec des photos d’époque. Il s’intitule Dures lois du cross. Je vous invite à le découvrir en cliquant sur :

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/12/26/dures-lois-du-cross.html

 

Luc Sarlet a eu la même idée et diffuse son texte (également illustré) sur le blog Lukaz photo où il présente aussi son activité de photographe. Alors, restez au bord de la piste avec son héros :

http://lukaz-photo.com/archives/115   CROSS2.JPG

Le temps a passé depuis ce concours qui reste un souvenir sympa. Luc et moi, qui ne nous connaissions pas car Gautier Languereau et  Champion n’avaient pas organisé de cérémonie de  remise des prix ni de manifestations où les jeunes auteurs se seraient rencontrés, avons tous les deux pratiqué des sports mécaniques en compétition. Nous étions d’authentiques passionnés, lui de moto, moi surtout d’automobile mais j’adorais aussi les bolides à deux roues. De telles passions ne s’oublient jamais. Heureusement d’ailleurs. Ce serait triste de renoncer à ce qui nous fait vibrer.

 

Si tu ne renonces jamais à rien,

Tu ne vieilliras pas c’est certain,

chanta Mort Shuman.   VALENTINO-ROSSI.jpg

J’adore ce texte, porteur d’espoir et de rage de vivre. Certes, la vie nous contraint à des concessions. Alors, à défaut d’aller encore chercher les derniers centièmes de secondes qui assurent les podiums en compétition, je vis désormais ma passion autrement, notamment en rédigeant des biographies et des fictions où les sports mécaniques sont présents. Ce sera le cas dans un roman jeunesse teinté de fantastique qui verra le jour en 2012 ;

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/12/15/mont-dore-1977-des-souvenirs-au-projet.html

 

Les légendes et superstitions sont très présentes dans ce roman qui s’intitulera LE PACTE DU TRICHEUR. D’ailleurs, le livre se terminera par une annexe rapportant  d’incroyables histoires de superstitions, les croyances de pilotes mythiques, celles de grands animateurs de la F1 d’aujourd’hui, et la terrifiante histoire de la Porsche de James Dean… Parmi les anecdotes véridiques rapportées, un rite de Valentino Rossi.Lorsqu’il mettait une combinaison neuve, il se roulait avec sur le goudron afin de montrer au cuir à quel point le bitume était dur. Mais un jour, il chuta avec une combinaison qu’il avait étrennée de cette manière. Il considéra alors que le rite ne fonctionnait plus et l’abandonna.   RONNIE-CC.JPG

En attendant, vous pouvez aussi lire sur ce blog quelques histoires mettant en scène Ronan, futur pilote moto et auto impétueux, fou de sport et sensible au charme des jolies filles :

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-premiere-sortie-de-piste-pour-ronan-86011129.html

et

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-une-dame-un-chapeau-une-dauphine-92333449.html

 

Un dernier lien pour conclure, vers « Tais-toi », une autre nouvelle écrite par Sébastien Sarraude qui est un des auteurs des NOIRES… plein PAU que j’ai récemment présentées. Cette foi, Sébastien revisite l’histoire de la seconde guerre mondiale. Il n’est pas question de sport automobile, mais les moteurs ne sont pas absents du scénario. La chute est surprenante. A lire sur :

http://www.gimont-aero.com/9e818f6d-ed91-47a8-8640-9e240662e019.res

(il faut télécharger le texte et vérifier la composition des pages pour le lire, mais ça vaut le coup, je vous assure).

 

Thierry Le Bras  

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:26

Un roman dont les héros sont un pilote automobile et son chien

 

« Agir avant de réagir ».

 

« La voiture va où vont les yeux ».

 

« Il (le champion dont le narrateur était le passager) enfonça la pédale d’accélération ».

 

« Je n’ai jamais connu rien de tel. La sensation de vitesse ! Rien sur terre ne peut égaler ça. »   1-DE-COUV-ART-COURIR-SOUS-LA-PLUIE.jpg

Qui rapporte de tels propos ? Un moniteur de pilotage ? Un journaliste spécialiste de course automobile ? Non, un chien, un bon chien, un brave chien, un chien de pilote, un être proche de l’homme, doté d’une intelligence insoupçonnée et injustement brimé par une enveloppe canine qui lui interdit l’usage de la parole et de ses pouces.

 

Enzo, le chien narrateur, vit avec un pilote. Il partage ses joies, ses peines, celles de sa famille. Il passe des journées entières devant la télévision branchée sur des chaînes de sport automobile. Il partage notre passion et sait tout sur le sport qui nous fascine. Peut-être nous en remontrerait-il sur l’histoire de Ferrari, d’Alfa-Roméo ou de Lotus.

 

Il exprime son avis sur les pilotes

 

« Un héros sans défaut n’a aucun intérêt pour le public et pour l’univers, qui est bâti sur des conflits et des oppositions, les forces irrésistibles rencontrant les objets inamovibles », affirme-t-il. « C’est typiquement pourquoi Michael Shumacher, un des pilotes de Formule 1 les plus doués de sa génération, vainqueur de plus de courses, de championnats, détenteur de plus de pole positions qu’aucun autre pilote, est souvent oublié des listes de fans de sport automobile. Il n’est pas comme Ayrton Senna, qui utilisait souvent les mêmes tactiques sournoises et osées que Schumacher, mais avec un clin d’œil, et c’est pourquoi on disait de lui qu’il était charismatique et sensible, et pas froid et distant comme Schumacher. »

 

Tout au long des pages de ce roman captivant, Enzo, chien plein de bon sens et d’humour, analyse la vie en soulignant sa ressemblance avec la course automobile. Une course, c’est quelque part un concentré des temps forts de la vie.

 

La lecture, expression suprême du luxe

 

« Piloter, c’est un truc d’égoïste », me confia un jour Olivier Panis.

 

Le pilotage d’une voiture de course offre en effet un plaisir intense à l’écart des autres. Le temps passé dans le cockpit ne se partage pas. C’est un moment de jouissance unique pendant lequel rien d’autre ne compte.

 

Lire aussi, c’est un truc d’égoïste. Car le lecteur s’immerge dans un monde parallèle. Il y vit des temps forts avec les héros de l’histoire. Personne d’autre que lui n’a de place dans cet univers, pas même ses proches.   FERRARI-F1-GDE.jpg

Michael Schumacher fut toujours un as sous la pluie ;

ici aux essais du GP de France  2003 à Magny-Cours

 

Accéder à quelque chose d’unique, n’est-ce pas l’attribut sublime du luxe ? Alors, je me permets un conseil. Plongez sans retenue ni complexes dans le monde du luxe. Avec L’art de courir sous la pluie, Garth Stein, l’auteur, vous invite à accéder au luxe pour une somme raisonnable, moins de 20 €. Reconnaissez qu’à ce prix-là, il serait dommage de vous priver d’une histoire hors norme qui fera voyager votre imagination dans un univers fascinant, celui de la course automobile.

 

Ceux qui se souviennent des seventies décèleront peut-être l’influence discrète d’un best-seller de cette époque, Love story. Cette inspiration fut-elle consciente dans l’esprit de l’auteur ? Je n’en suis pas certain. Comme Erich Segal, Garth Stein ne ménage pas ses héros. Pas de mièvrerie, pas d’artifices, mais beaucoup d’émotions et de sensibilité. En tout état de cause, qu’il existe ou non une parenté entre L’art de courir sous la pluie et Love story, le roman de Garth Stein possède une originalité et une force qui en font un  livre à lire absolument

 

Une preuve supplémentaire comme quoi la compétition automobile est un ingrédient de choix dans la composition d’une fiction !

 

L’art de courir sous la pluie

Par Garth Stein

Éditions First

Êvoqué par Garth Stein sur :

http://www.automobilemag.com/features/news/1002_garth_stein_interview_speed_writer/index.html

 

QUELQUES AUTRES LIENS A SUIVRE :

 

Une petite fiction humoristique dans l’univers de David Sarel, avocat et pilote automobile

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/09/13/morue-sauce-piquante-au-menu-du-pilote-automobile.html

 

Œuvres d’art roulantes, course automobile, livre, tout cela fait partie de l’univers de Maître Hervé Poulain

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/10/22/la-bmw-stella-aux-24-heures-du-mans.html

 

Morts en Formule 1, un excellent polar dont l’action se situe dans la discipline reine du sport automobile

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/02/25/morts-en-formule-1-un-livre-a-lire-absolument.html

 

Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans, un de mes polars présenté sur le site de la Fédération Française de Sport Automobile

http://www.ffsa.org/article.php?comite=comite12&titre_url=chicanes-et-derapages-de-lorient-au-mans&id=13352

 

La biographie d’un pilote automobile est une histoire aussi riche et palpitante qu’un roman. J’ai eu la chance de rédiger la biographie officielle d’Olivier Panis. Le livre est paru en 2003 chez Hêtre Êdition, Il est présenté sut la page d’accueil du site du pilote

http://www.olivier-panis.com/olivier/

 

Et sur ce blog, deux nouvelles mettant en scène Ronan, futur pilote de course

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-premiere-sortie-de-piste-pour-ronan-86011129.html

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-une-dame-un-chapeau-une-dauphine-92333449.html

 

Thierry Le Bras  

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 12:02

     Vécu le lundi 5 février 2007 à 23 heures lors d’une soirée parisienne. Les frères Phil et Loric Van Blumberg, amis et clients de Maître David Sarel organisent une réception au Pré Catelan. Il s’agit d’une opération de communication destinée à assurer la promotion de leur joaillerie installée place Vendôme.   BOULOGNE-BY-NIGHT.jpg

Soudain, un convive s’approche de David. Il s’agit d’un homme brun d’environ trente-cinq ans. Grand, cheveux frisés un peu longs, très élégant. David le connaît. Son interlocuteur s’appelle Bertrand Bonnert. Il possède des salons de massage et d’esthétique ainsi que des clubs de rencontres. Bertrand est un client attitré de David. Jamais de problèmes de droit du travail dans les sociétés de Bertrand Bonnert. On règle les affaires en famille avec les filles. En sa qualité d’avocat, David s’occupe du fonctionnement des sociétés, des négociations d’emplacements, des renouvellements de baux commerciaux… Il fait intervenir son associé Stéphane Larivière quand le fisc embête Bertrand ou une de ses amies. En vérité, David suspecte Bertrand d’apporter sa protection à quelques petites qui racolent un peu. Bertrand semble aussi prêter des appartements de son parc immobilier à d’autres jeunes femmes que la solitude conduit à inviter des hommes – voire parfois d’autres femmes - pour partager quelques heures de détente…

 

De temps en temps, maître Sarel s’indigne face aux dénonciations qui conduisent son client devant un juge d’instruction. Des calomnies, des allégations mensongères et sordides formulées par des jaloux qui ne manquent pas d’audace et accusent Bertrand de proxénétisme ! Les gens sont si méchants de nos jours. Jusqu’à présent, aucun soupçon n’a résisté aux arguments juridiques de maître Sarel. Les délits ne sont jamais constitués. Il manque toujours l’élément matériel ou l’élément légal. Et comme aucune fille n’a jamais témoigné… Une fois, une petite venue de Lettonie passer quelques semaines de vacances – c’est en tout cas ce qui se déduisait de son visa touristique - a bavé auprès d’un lieutenant des mœurs. Personne ne l’a jamais revue.

 

- Elle dû repartir dans son pays sans laisser d’adresse, rigole Bertrand. Je lui pardonne ses errances. Je pense qu’elle rêvait de participer au Concours de l’Eurovision et qu’elle s’est trompée d’adresse. Après ça, la Lettonie va encore nous faire le coup du France, zéro point (prononcé à l’anglaise et avec l’accent s’il vous plait).   LIASSE-DE-BILLETS.jpg

Bertrand Bonnert est un homme de bonne compagnie qui fréquente assidûment la Jet Set. C'est un très bon client. Il paye ses honoraires rubis sur l’ongle. Disposant de liasses d’argent liquide qu’il n’a pas le temps de confier aux soins des banquiers, il ne demande une facture que pour la moitié du prix. La paperasserie, c’est tuant. David apprécie et trouve Bertrand hyper-sympa.

 

- Penses-tu qu’une loi d’amnistie va éponger les infractions routières après les présidentielles ? demande Bertrand Bonnert à son avocat. En d’autres termes, crois-tu qu’on puisse se lâcher sans risque sur les autoroutes et arrêter de payer le stationnement ?

 

- Franchement non, répond David. Je suis convaincu que la loi d’amnistie sera restrictive cette année et qu’elle exclura les infractions routières, surtout les excès de vitesse. Le stationnement, je ne sais pas, mais les principaux candidats ont fait les cakes en stigmatisant la bagnole, alors. Ils sont tous prêts à bouffer l’automobiliste tout cru. Après le vote, l’élu passera les conducteurs à la casserole, histoire de montrer qu’il applique ses recettes au goût fiscal et amer.   MASERATI.jpg

- Bon, ben je continue à utiliser les fausses plaques sur la Maserati alors, ajoute Bertrand.

 

- Pardon ? s’enquiert David.

 

- J’ai fait installer un gadget marrant, répond son interlocuteur. Un truc inspiré de James Bond. Mes plaques sont réversibles. J’ai d’un côté le vrai numéro, et de l’autre le faux. Quand je me gare sans payer ou que je bourre sur l’autoroute, j’actionne la manette qui retourne la plaque et fait apparaître le faux numéro.

 

- C’est un peu dangereux, objecte David. Si tu te fais arrêter avec les fausses plaques, tu te retrouveras en garde à vue.

 

- J’ai tout prévu, réplique Bertrand. Le numéro de la fausse plaque reprend les chiffres de la vraie, mais dans le désordre. 57 au lieu de 75, 7214 au lieu de 1472. Au niveau des lettres, un M est devenu N. Je prétendrai que le mec qui montait les plaques était dyslexique, c’est tout.

 

- Astucieux, reconnaît David. Mais n’en abuse pas quand même. Il arrive que les flics s’acharnent bêtement sur des histoires d’excès de vitesse.

 

QUELQUES LIENS CYNIQUES A SUIVRE

 

Vous pouvez retrouver David Sarel et les frères Van Blumberg dans mon roman Chicanes et Dérapages de Lorient au Mans. Car bien sûr, ceci est une fiction cynique. Dans la vraie vie, jamais un candidat aux présidentielles n’aurait l’idée saugrenue de s’en prendre aux automobilistes :

http://www.endurance-info.com/article.php?sid=2844

 

Quand les politiques de notre pays prennent le volant

http://circuitmortel.hautetfort.com/tag/renault%20espace%20f1

 

Pour une relance décomplexée du plaisir automobile en 2012

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/12/27/2012-l-annee-de-la-relance-decomplexee-du-plaisir-automobile.html

 

Thierry Le Bras  

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 12:15

  Les fictions dans le monde de la course automobile et du Vintage ont le vent en poupe auprès des lecteurs de tous âges. Pour preuve le triomphe de Cars et de ses produits dérivés, mais aussi le succès des Éditions Paquet avec leur collection Calandre, sans oublier la collection Plein gaz des Éditions Glénat qui prend le départ de la course aux lecteurs avec un album mettant en scène le pilote automobile Harry Octane, créé par Christian Papazoglakis et ses associés.   COUV-LES-NOIRES-PLEIN-POT-2.jpg

C’est justement sur la triple mode du Vintage, de l’automobile et de la fiction sombre qu’ont  surfé les auteurs des NOIRES… plein Pau, le recueil de nouvelles édité en 2011 par l’association Les Noires de Pau. Toutes les fictions publiées entretiennent un rapport avec le Grand-Prix de Pau qui se déroule chaque année sur un tracé qui emprunte les rues de la ville. Le choix du thème est excellent. La course automobile et la littérature noire se marient parfaitement. Elles se mijotent à partir des mêmes ingrédients, des héros, des tensions extrêmes, des rivalités impitoyables, du suspense, des personnages qui dépassent les limites, des drames… Plus encore que les autres pistes, les circuits en ville exacerbent l’angoisse. Aucune faute n’y est permise.   CLARK-A-PAU.jpg

Le format d’un recueil de nouvelles écrites par différents auteurs présente plusieurs avantages. Les dénouements interviennent rapidement à la grande satisfaction du lecteur impatient. Mais surtout, chaque écrivain transmet dans ses textes ses thèmes de prédilection, voire ses obsessions. Un collectif d’auteurs offre une palette d’émotions, de thèmes, de voyages dans des époques et des univers sociaux variés. Le lecteur des NOIRES… plein Pau remontera le temps pleins gaz aux côtés des auteurs de l’époque contemporaine au début des années 1900. Il croisera des pilotes de fiction, d’authentiques figures historiques du sport automobile, un célèbre gangster, un des plus grands détectives du monde, des paumés, des bolides mythiques arborant fièrement les marques Gordini, Delahaye, Dallara, Mercedes, Bugatti, Lotus, Ferrari, Cooper, BRM, Viper… Comme sur tous les circuits du monde, il trouvera des filles, beaucoup de filles, des pilotes, des bimbos, des femmes de pilotes… Il vibrera aux rugissements des moteurs sauvages, s’enivrera des parfums d’essence.

 

Mais Les Noires… plein Pau relèvent de la littérature noire. Nous ne déambulons pas négligemment dans l’univers du Club des 5. Les scénarii développés par les auteurs ne relèvent pas de success-stories. Les déceptions, les pleurs, les trahisons, les grains de sable qui font dérailler les destins s’invitent au fil des pages. C’est souvent le cas en sport automobile, hélas.   PRESSE-PAU-1.jpg

Félicitations à tous les auteurs pour cet intéressant recueil dans le monde du sport automobile. Je n’émettrai que deux critiques, dans un esprit constructif. J’aurais aimé davantage de dialogues dans certains textes, même si je sais par expérience que ce n’est pas évident dans une nouvelle courte. En outre, je conseillerai aux auteurs de ne pas hésiter à se montrer plus « politiquement incorrects ». N’ayez aucun complexe à mettre plus en avant les côtés sombres et cyniques des personnages, y compris quand il s’agit de vos héros préférés. Mais nonobstant ces deux observations, je conseille à tous les amateurs de littérature noire et de sports mécaniques d’acheter ce recueil. Il est présenté sur le site des Noires de Pau :

http://www.noires-de-pau.com/editions-nouvelles-noires-histoire-fiction.html#=

Vous pouvez vous le procurer en adressant un chèque de 11 € (participation aux frais de port inclus) libellé à l’ordre des Noires de Pau à l’adresse suivante :

LES NOIRES DE PAU

MJC du Lau

Avenue du Loup

64000  PAU

 

Les auteurs ayant participé à ce recueil sont (par ordre de publication de leurs textes dans le recueil) :

Sébastien Sarraude, Jean-Paul Basly, Jean-Marc Croquin, Frédérique Panassac, Jean-Claude Doléans, Régine Bernot, Ninou Dubois, Cécile Laurent-Santran, Christophe Leschiutta, Fabienne Rivayran.

Vous les retrouverez probablement un de ces jours en pleine  promotion d’un polar ou d’un roman noir.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE :

 

Mes vœux politiquement incorrects pour 2012 et le plaisir au volant

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2011/12/27/2012-l-annee-de-la-relance-decomplexee-du-plaisir-automobile.html

 

De la piste au polar (mon premier polar au cœur de la course automobile)

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/08/30/un-roman-a-lohéac.html

 

Rounds chocs pour Ronnie (une nouvelle illustrée dans la violence du sport automobile et du catch)

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-rounds-chocs-pour-ronnie-40060607.html

 

L’histoire d’un autre recueil de nouvelles sur fond de sports mécaniques

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/12/26/dures-lois-du-cross.html

 

Des hommages à des pilotes disparus croisés au fil des pages des NOIRES… plein Pau

Mike Hawthorn :

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-mike-hawthorn-une-vie-de-reve-et-de-cauchemar-43343599.html

Pedro Rodriguez (et son frère Ricardo)

http://www.sportauto-comite12.org/index.php?option=com_content&view=article&id=715:la-saga-des-freres-rodriguez-au-mans&catid=1:circuit&Itemid=3

Jim Clark

http://confidentielpaddocks.over-blog.com/article-jim-clark-un-des-plus-grands-seigneurs-de-la-course-48083954.html

 

Thierry Le Bras  

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:19

Précisons tout de suite, la Dauphine dont il est question est un modèle de voiture produit par Renault jusqu’au milieu des années soixante et pas une des perdantes de l’élection de Miss France longtemps organisée par madame de Fontenay.   CHAPEAU-CAPELINE.jpg

J’ai préféré appeler la dame au chapeau « madame » plutôt que « la Belle de Fontenay » car la dame en question pourrait être vexée de se voir désignée par le nom d’une patate, même si elle est intronisée membre de la Confrérie de l’andouille de Vire. Non, si madame de Fontenay fut sans doute une belle plante dans sa jeunesse, elle n’a rien d’un légume et c’est un pur hasard si son compagnon, avec qui elle organisa les concours de Miss, s’appelait… monsieur Poirot. Heureusement, l’orthographe du sieur Poirot ne correspond pas à celle du légume qui s’associe si bien aux pommes de terre dans la soupe.

 

Une miss en détresse

 

La jeune femme en détresse au bord de la D 152 qui relie Larmor Plage à Ploemeur aurait mérité de concourir pour le titre de Miss France 1968. Élancée, bronzée par le soleil de juillet, elle regardait avec tristesse sa Dauphine garée à cheval sur le bas-côté. Une légère brise faisait flotter ses longs cheveux bruns. Avec sa minijupe à carreaux et son chemisier de soie blanc, elle ressemblait un peu à Françoise Hardy.   AFFICHE-GRAND-PRIX.jpg

    Or, Ronan était un fan absolu de l’icône deSLC Salut les copains depuis qu’il l’avait vue dans Grand-Prix, le film de John de Frankenheimer. Il considérait que Jean-Marie Périer, le photographe des vedettes, était un sacré veinard. Non seulement il mettait Françoise en valeur dans les magazines, mais en plus il avait partagé sa vie ! Il n’était pas difficile d’imaginer l’apparition miraculeuse chantant  Tous les garçons et les filles. L’idée traversa immédiatement l’esprit de Ronan lorsqu’il aperçut la belle.   MOBPEUGEOT1.jpg

Le garçon déboulait plein gaz au guidon de sa mobylette Peugeot au look de petite moto vrombissante.  Quatre ans avaient passé depuis l’épisode raconté dans Première sortie de piste pour Ronan.

(cf. http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-premiere-sortie-de-piste-pour-ronan-86011129.html  ).

La petite bande avait quitté l’enfance pour entrer de plain-pied dans l’adolescence. Ronan avait quinze ans. Avec ses cheveux blonds qui lui couvraient les oreilles et son visage parsemé de taches de rousseur, il conservait un air espiègle. Il s’était étoffé mais, malgré un physique solide, il manquait de confiance en lui. La vie ne l’épargnait pas  et il se sentait la cinquième roue du carrosse dans sa famille. Heureusement qu’il avait de bons copains. Tous les soirs de cette période estivale, après son travail à l’atelier de carrosserie de Lanester, il rejoignait André, Freddy et Éric qui campaient à Ploemeur sous la surveillance – ou plutôt avec la complicité - d’un nouveau retraité, Victor Le Guénan, le truculent grand-père d’Éric. Les copains de Ronan étaient lycéens. Lui entrait dans la vie active. Mais pour rien au monde, il n’aurait renoncé à camper avec eux l’été.  

TENTE-CANADIENNE.jpg

    Tant pis s’il fallait se lever tôt le matin afin d’aller travailler. Se baigner et jouer au volley avant de dîner, chanter du Johnny, du Eddy Mitchell, du Hugues Auffray au son d’une guitare pas trop bien accordée autour du feu de camp, plaisanter avec ses amis, passer des moments inoubliables avec eux valait bien quelques kilomètres de route en plus et quelques minutes de sommeil en moins. D’autant qu’au camping, il y avait de jolies filles et que comme tout adolescent, Ronan draguait volontiers. La belle en détresse au bord de la route surclassait les adolescentes auprès desquelles il affutait ses armes de séducteur. Beaucoup de filles de son âge cherchaient à séduire en sur-jouant un rôle de starlette. Ronan en connaissait qui rivalisaient d’exhibitionnisme mental afin d’attirer l’attention. Elles faisaient des manières, parlaient haut, riaient trop fort, évoquaient avec orgueil un avenir radieux de coiffeuse, voire d’esthéticienne... La femme à côté de laquelle il se garait paraissait sereine, sûre de plaire. C’était une déesse  pleine de classe, incroyablement attirante.  DAUPHINE2.jpg

Ronan immobilisa sa mobylette devant la Dauphine. Un parfum qu’il n’identifia pas mit tous ses sens en émoi. C’était du N°5 de Channel. Ronan ne l’oublierait jamais. Quelques années plus tard, la même senteur voluptueuse suivrait une conquête de Freddy. Ronan oserait lui demander le nom de son parfum et repenserait à la superbe créature à la Dauphine.

 

Ronan descendit de sa petite moto.

 

- Je peux vous aider ? proposa-t-il à l’apparition féérique.

 

- Je ne sais pas. Je suis en panne. Si vous vous y connaissez…

 

Ronan, un spécialiste des Dauphine

 

Ronan eut envie de mentir, de prétendre qu’il ne connaissait rien aux voitures, qu’il n’arriverait  jamais à la réparer, mais qu’il  pouvait amener la jeune femme quelque part. Il l’imagina derrière sur la mobylette, serrée contre lui, l’ensorcelant avec  son subtil parfum de déesse tombée du paradis. Mais Ronan était un gentleman, un seigneur qui n’aurait pas trompé la confiance d’une femme.

 

- Je me prépare à devenir carrossier et j’adore les voitures, répondit-il. En plus, je connais bien les Dauphine. J’ai un copain qui en a une et c’est moi qui l’entretiens. Si quelqu’un peut vous dépanner sur place, c’est moi.   DAUPHINE-GORDINI.jpg

C’était vrai. La bande avait sympathisé avec Pierrick Bellec, un jeune capitaine des Fusillés marins basé à Lann Bihoué. Pierrick possédait une Dauphine Gordini de mille neuf cent soixante-trois. Spécialiste du close combat, le militaire était un sportif accompli qui n’avait peur de rien. Il faisait partie des héros de Ronan, au même titre que les pilotes Giacomo Agostini et Bruce McLaren, le boxeur Jo Frazier ou l’acteur Lino Ventura. En plus, Pierrick, il le connaissait, c’était son copain, tandis que les autres, il avait peu de chance de les rencontrer un jour. Alors, l’adolescent morbihannais aurait considéré comme une insulte de ne pas être chargé de l’entretien de la Dauphine Gordini. Il la soignait  aux petits oignons. Ronan rêvait que Pierrick la conserverait encore trois ans. A cette époque-là, il aurait dix-huit ans. La Dauphine Gordini ne coterait plus très cher à l’argus. Il la rachèterait. L’auto du copain qu’il admirait deviendrait sa première voiture. Avec la Dauphine Gordini blanche à bandes bleues, il ferait des ravages auprès des filles !

 

Ronan se dirigea vers l’arrière de la Dauphine et souleva le capot.

 

- Oh ben ça alors, Renault a prévu un moteur de secours à l’arrière, s’enthousiasma la belle. Je suis sauvée. Je vais pouvoir repartir.

 

Ronan réprima son envie de rire. Pas question de la vexer. En outre, il était conscient que si elle l’interrogeait sur la mode, il commettrait des bourdes aussi énormes que l’ignorance de la place d’un moteur Renault.

 

- Pas tout à fait, corrigea-t-il. Contrairement à la 2 cv, à la DS, aux Panhard, aux Aronde et à plein d’autres modèles, la Dauphine a le moteur à l’arrière. Vous l’avez depuis longtemps ?

 

- Non, une semaine. C’est ma première voiture. J’ai appris à conduire sur une 4L à l’auto-école. Avant de l’acheter, j’empruntais la 3 cv de ma mère de temps en temps. Ou la 204 de mon fiancé. Mon père n’a jamais voulu me laisser conduire sa 404.

 

Ah, elle était fiancée…  La nouvelle ne surprit pas Ronan au fond. C’eût été impensable qu’une aussi jolie fille soit libre. Les miracles n’existaient qu’au catéchisme et dans les contes de fées. Ronan était trop grand pour les histoires relevant des deux catégories.   DAUPHINE1.jpg

- C’est grave ? s’inquiéta la belle.

 

- Je ne crois pas, non. Juste un problème de tête de delco qui a dû bouger avec les vibrations de la route. Essayez  de remettre en route.

 

La belle tourna la clé de contact. Le moteur démarra au quart de tour. Elle le laissa tourner mais redescendit de voiture. Ronan avait fermé le capot. Il avança vers elle. Il avait les mains noires et se sentait embarrassé.

 

- Attendez, j’ai quelque chose pour vous.

 

La belle remonta dans la Dauphine, puis en ressortit avec un très joli sac à main en cuir fauve. Elle tendit des mouchoirs en papier à Ronan qui s’essuya consciencieusement les mains. Ils s’observaient  sans parler.

 

- Qu’est-ce que je peux faire pour vous remercier ? interrogea la belle.

 

- Acceptez de prendre un verre avec moi, osa Ronan.

 

Il s’était lancé, certain de se faire envoyer balader. Elle le regarda en souriant. il devina qu’elle n’était pas insensible à son charme et en conçut une soudaine fierté. Elle soupira.   FRANCOISE-HARDY.jpg

    - Vous êtes un jeune homme charmant et franchement craquant. Mais je ne peux pas. Je suis fiancée, je me marie dans quinze jours et nous partons en voyage de noces en août.

 

- Il a de la chance.

 

- Je suis sûr que vous avez plein de copines qui vous dévorent des yeux dès que vous approchez d’elles.

 

- Pas faux, mais aucune ne vous arrive à la cheville.

 

- Un de ces jours, une fille vous éblouira tellement que vous ne vous souviendrez même pas de notre rencontre.

 

- Ça m’étonnerait que je puisse vous oublier. Comment vous appelez-vous ?

 

- Noëlle. Mes parents voulaient m’appeler Françoise, mais je suis née un 24 décembre. Ils y ont vu un signe et m’ont appelée Noëlle.

 

Elle s’approcha un peu plus de lui, posa une main sur son bras  et l’embrassa sur la joue. Ils rougirent tous les deux. Puis elle remonta en voiture, ferma la portière, enclencha la première et s’enfuit vers son destin. Ronan n’avait pas bougé. Il avait juste reculé de quelques centimètres pour qu’elle puisse démarrer sans lui rouler sur les pieds. Sa dernière vision de la déesse fut le chapeau blanc à rayures bleues (presque comme une Gordini) posé sur le siège arrière de la Dauphine. Il ne profita pas du spectacle de la petite Renault s’éloignant sur la route. Un car de tourisme qui ramenait une troupe de gamins chahuteurs à la colonie de vacances la lui masqua tout de suite. Il ne prêta pas attention aux plus délurés qui, assis au fond du bus, lui faisaient des grimaces. Les pauvres gosses, ils ne savaient pas encore apprécier la grâce et la classe d’une femme sublime.

 

Comme un pauvre moto-boy solitaire

 

Ronan remonta sur sa mobylette. Jamais il n’avait encore ressenti un tel émoi en présence d’une fille. Il était à la fois triste et émerveillé.   MOBPEUGEOT2.jpg

    Après le dîner, il se confia à Éric.

 

- Si j’avais l’âge de Pierrick et si j’étais aussi costaud que lui, elle aurait accepté mon invitation, enragea l’amoureux déçu. Elle aurait peut-être quitté son fiancé. Elle a ressenti quelque chose pour moi, j’en suis sûr. Seulement, je suis trop jeune. Je ne peux pas encore la protéger ni prendre soin d’elle.

 

- Sans doute, approuva Éric. Tu l’as touchée. La preuve, elle ne savait pas Comment te dire adieu. Sous aucun prétexte, elle ne voulait avoir de réflexe malheureux. Elle a dû être bien perplexe avant de se résoudre aux adieux… Vois le bon côté des choses. Tu as quinze ans et tu as plu à une femme comme elle qui ressemble à Françoise Hardy. Tous les espoirs te sont permis. Le temps va passer vite. Dans quelques années, tu serreras dans tes bras des femmes superbes comme Françoise Hardy, Anouk Aimée, Brigitte Bardot, Claudia Cardinale, Mia Farrow…

 

- Puisses-tu dire vrai, soupira Ronan. Moi pour un peu, ce serait derrière un Kleenex que je saurais mieux comment lui dire adieu… Cette dame au chapeau avec sa Dauphine, c’était… C’était un vrai conte de fée.

 

- Non, c’était un conte de Noëlle, plaisanta Éric.

 

Ronan aurait beau s’arrêter un quart d’heure chaque soir au lieu de leur rencontre fortuite les jours suivants, il ne reverrait pas Noëlle. Ni l’été mille neuf cent soixante-huit, ni plus tard. Il ne l’oublierait pourtant jamais. Mais dès la fin du mois de juillet, les baisers de Marylène, dix-sept ans, rendraient plus douce la peine provoquée par la fuite de Noëlle.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

D’autres émois estivaux, à La Baule les Pins

http://circuitmortel.com/2016/05/navigateur-au-rallye-de-la-baule-1969/  

 

Ronan contre la mère Poupoune  http://0z.fr/SBfWH

 

Sensations extrêmes, souffrance, jouissance, ou le résumé d’une vie de pilote http://bit.ly/1R9OCsP

 

Thierry le Bras  

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 12:19

  J’entends déjà les Vade retro Satanas des bien-pensants qui frémissent d’horreur en imaginant l’association du diable à la sacro-sainte image de Noël.  CHATON-DE-NOEL.jpg

Qu’ils se rassurent. Non, je ne blasphème pas. Je n’annonce pas davantage la fin du monde en livrant une interprétation inédite des prédictions de Nostradamus. Ni même l’explosion de l’euro. D’autres sont bien plus qualifiés que moi pour évaluer les probabilités de sa pérennité. Mon propos est plus modeste et plus personnel. Je m’adresse simplement à vous pour vous inciter à acheter GARE A LA MAIN DU DIABLE, mon dernier roman, un thriller cross-age teinté de fantastique dont l’action se déroule dans l’univers de la course au large.

 

Noël approche. Faites plaisir à vos proches en leur offrant GARE A LA MAIN DU DIABLE, incitez les vôtres à vous l’offrir, ou faites-vous un cadeau en l’achetant pour vous. Après tout, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même et s’acheter un livre n’est pas un péché, même à la période de Noël. Enfin, je ne crois pas…   MER-INQUIETANTE.jpg

Pourquoi achèteriez-vous GARE A LA MAIN DU DIABLE ? Je vous répondrais volontiers, pour me faire plaisir, mais ce serait sans doute insuffisant pour vous convaincre. Mieux vaut donc que je développe d’autres arguments. Par chance, ils ne manquent pas :

- l’action se déroule dans un univers dangereux, celui de la course au large. Les émotions sont garanties. La mer est superbe, magique, envoûtante. Inquiétante aussi. Elle ne pardonne aucune erreur, aucune faiblesse. Sur un bateau, tout peut arriver ;

- la course s’annonce mal ; le jour du baptême du trimaran de Florian, le skipper malouin, la bouteille de champagne ne se casse pas à la première tentative. Un terrible présage pour les marins, traditionnellement superstitieux. Le diable va-t-il s’acharner sur le voilier ? Cette perspective angoissante contribue au suspense qui règne sur tout le scénario ;   COUV GARE A LA MAIN DU DIABLE

- les héros sont attachants ; chaque lecteur, qu’il soit adulte ou adolescent, trouvera un personnage à qui s’identifier ;

- les  jeunes garçons rêveront d’incarner Sébastien ou de s’intégrer à sa bande, de draguer la ravissante Tatiana ; les jeunes filles imagineront séduire le lycéen qui aspire à devenir journaliste, ou l’avoir comme ami ou grand frère ;

- les adultes échapperont aux contraintes de leurs vies rythmées par les responsabilités  pour s’immerger dans l’insouciance perdue de la jeunesse ; à moins qu’ils se voient dans la peau de Florian, le skipper, ou de Jules, le vieux peintre plein de noblesse et de sagesse ;

- les méchants jouent leur rôle, pas forcément celui qu’on attend d’eux ; le diable est-il un acteur de l’histoire, un manipulateur, une chimère ? Comment un ancien copain a-t-il pu devenir un ennemi ? Des malfaiteurs s’acharnent-ils à nuire au navigateur ?

- Florian, le skipper, survivra-t-il à la périlleuse traversée de l’Atlantique qui l’attend ? Ses jeunes amis parviendront-ils à déjouer les fortunes de mer qui s’abattent sur lui avec la violence d’une succession de déferlantes au cœur de la tempête ?

- l’action se passe au printemps et en été, au bord de la mer ; un cadre agréable lorsque la pluie cogne aux carreaux et que le thermomètre baisse aux alentours de zéro degré ;

- à la fin du roman, vous trouverez de véritables histoires de superstitions maritimes. Des anecdotes hallucinantes, angoissantes et parfois pleines d’humour !

 

Voilà, précipitez-vous chez votre libraire préféré ou commandez GARE A LA MAIN DU DIABLE en ligne. Vous trouverez toutes les informations nécessaires en cliquant sur les liens en fin de page.  COUV CHICANES ET DERAPAGES opt

Avant de vous quitter, je vous suggère un autre de mes romans, si vous ne le connaissez pas encore. CHICANES ET DÉRAPAGES de Lorient au Mans met en scène un de mes personnages récurrents, David Sarel, un maître du Barreau qui, chaque week-end ou presque, troque sa robe d’avocat pour sa combinaison et son casque de pilote. Car la grande passion de David, c’est la course automobile. Les affaires judiciaires et le sport de compétition se cuisinent avec les mêmes ingrédients. Le suspense, l’angoisse, les intérêts financiers, les rivalités, parfois les coups tordus, les vieilles rancoeurs, les haines sauvages, les débordements de violence, les personnages hors normes…

 

Dans CHICANES ET DÉRAPAGES de Lorient au Mans,  David risque sa vie à chaque instant. Un de ses amis d’enfance est sauvagement assassiné. David ne manque pas d’ennemis, Des terroristes contre lesquels il plaide veulent lui faire la peau. La deuxième femme de feu son père, une morue sans scrupules acoquinée à un dangereux gangster, songe à le faire exécuter afin de l’empêcher de divulguer ses machinations financières et ses crimes. Sans compter d’autres tueurs potentiels, un curieux sorcier chinois et des menaces qui se profilent à chaque coin de page…

CATY-CALY.jpg

Pour les lectrices, je préciserai que CHICANES ET DÉRAPAGES de Lorient au Mans n’a rien d’une histoire  macho réservée aux mecs amateurs de sports violents. Plusieurs femmes y jouent des rôles de premier plan, à commencer par Caty Caly, une pilote qui existe vraiment et qui, dans ce scénario interprète son rêve, disputer les 24 Heures du Mans au sein d’une équipe entièrement féminine (y compris dans les stands). Oucha Prédipe, jeune femme indienne installée à Londres, pilote quant à elle un proto et vise un podium au classement général. Juliette, la voyante couguar qui vit avec un jeune catcheur, s’efforce de mettre sa connaissance du paranormal au service de David. Arielle, l’épouse de David, se trouve confrontée à une violence et à des doutes qu’elle ne soupçonnait pas. Et je ne vous dis pas tout…

 

Vous aimez les polars, le sport, les légendes ? Mes romans sont faits pour vous, c’est certain !

 

Dans quelques jours, je mettrai en ligne sur ce blog un conte de Noël inédit. Mes thèmes de prédilection seront au cœur de la fiction.

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Découvrez les premières pages de GARE A LA MAIN DU DIABLE

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-g-83517093.html

 

Toutes les références du livre en bas de la note qui suit

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-nouveaute-polar-81824882.html

 

CHICANES ET DÉRAPAGES de Lorient au Mans, une présentation plus complète

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2007/05/25/romans-recits-fictions-et-sport-automobile.html

 

Des idées de cadeaux de Noël pour pilotes automobiles

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2010/12/15/cadeaux-de-noel-pour-pilotes-de-l-ouest-et-d-ailleurs.html

 

Un cadeau de Noël gratuit : une nouvelle jeunesse dans le monde de la moto en ligne sur

http://circuitmortel.hautetfort.com/archive/2009/12/26/dures-lois-du-cross.html

(les commentaires de cette note contiennent des liens vers d’autres fictions gratuites dans l’univers des sports mécaniques)

 

Thierry Le Bras  

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:31

Au cinéma, le rôle de Tintin fut interprété par… Talbot.   JP-TALBOT-1.jpg

Tintin et les sports mécaniques, c’est une véritable histoire d’amour. Grand voyageur, jeune homme intrépide, le journaliste belge pilota avec brio les bolides les plus performants, qu’il s’agisse de motos, de voitures ou d’hélicoptères.   TALBOT-LE-MANS.jpg

Si le film de Spielberg cartonne actuellement dans les salles, Tintin avait déjà existé sur grand écran. Deux films franchement réussis virent le jour au début des sixties.   Le Mystère de la Toison d'or, d’abord, réalisé par Jean-Jacques Vierne en 1961, puis  Les Oranges bleues, réalisé par Philippe Condroyer en 1964. Le rôle de Tintin y était interprété par Jean-Pierre Talbot. Talbot, un nom prédestiné pour un acteur jouant le rôle d’un fonceur qui multiplie les scènes d’action aux commandes d’engins mécaniques. Car si la marque Talbot a disparu aujourd’hui, elle fut longtemps symbole de voitures de qualité. Au temps d’Hergé, des pilotes tels que Raymond Sommer, Louis Chiron et Pierre Levegh défendirent les Talbot bleu France en Grand-Prix et au Mans.   JP-TALBOT-4.jpg

A vrai dire, rien ne prédestinait Jean-Pierre Talbot au cinéma. Le jeune homme qui allait devenir Tintin pour des millions de spectateurs et de téléspectateurs fut repéré sur une plage d’Ostende où il était moniteur de sport pendant les vacances. Jean-Pierre avait seize ans et se destinait à l’enseignement, pas à une carrière de comédien. C’était un sportif accompli qui courait le 100 mètres en 11’’8 et sautait 6,20 mètres en longueur. Il accepta le rôle et obtient l’autorisation de ses parents pour les tournages. Mais il refusa par la suite d'entrer dans la peau  d’autres personnages. « Je ne pouvais pas refuser de jouer Tintin, témoigne-t-il. Mais avant de l'incarner, j'avais déjà choisi ma vie, devenir instituteur puis directeur d'école, ce que j'ai fait jusqu'à ma retraite. Et puis, ne pas faire d'autres films m'a permis de rester Tintin aux yeux de tous. »  JP-TALBOT-2.jpg

Jean-Pierre Talbot a soixante-huit ans désormais. Il a atteint ses objectifs, pris sa retraite et raconté son expérience dans un livre intitulé J’étais Tintin eu cinéma, paru aux Éditions Jourdan.

(cf http://www.editionsjourdan.com/fichelivre.php?livre=41 )

Curieuse coïncidence, Jean-Pierre, qui porte le nom d’une grande marque de l’histoire automobile et joua le rôle d’un journaliste adroit au guidon comme derrière un volant est né à Spa, commune qui abrite un des circuits les plus mythiques du monde. Et aujourd’hui encore, il habite tout près de Spa. Il aurait aussi pu jouer Mauro Caldi ou, avec ses cheveux teints en brun, Michel Vaillant !

 

QUELQUES LIENS (mis à jour le 30 mai 2016)

 

Les autos de Tintin

sur le site de François de Dardel :

http://dardel.info/tintin/index.html

le livre Hergé, Tintin et les autos aux Éditions Moulinsart

http://www.toys-collection.com/tintin/tintin-herge-les-autos.htm

 

DESIGNMOTEUR présente l’exposition 50 ans de style Bond http://www.designmoteur.com/2016/04/james-bond-007-exposition-50-ans/  
 

Héros de BD publié dans le journal Tintin, Michel Vaillant poursuit sa carrière à l’époque des loups de la finance http://bit.ly/1Xo4tJh  

 

Auteur obsédé par la course automobile rêve d’être pilote officiel, au moins une fois… http://bit.ly/1nGocrQ  

 

Ronnie, né pour devenir personnage de BD  http://0z.fr/DwoeM  

 

Bolonié, tricheur pathologique au point de devenir drôle http://0z.fr/110Cx  

 

Thierry Le Bras    

 

Pour optimier la visibilité du blog  et des artciles qu'il contient, je dois l'inscrire sur des anniaies. La mention qui sui correspond à la procédure d'inscription sur l'annuaire Paperblog :

« Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo teamvivia56 ».   

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 11:19

une mésaventure de Robin Lee GrahamRL-4.jpg

Parmi les pires dangers qu’affrontent les navigateurs figure la piraterie maritime. J’ai choisi de rapporter aujourd’hui un moment de terreur qu’affronta Robin Lee Graham, le plus jeune circumnavigateur solitaire de tous les temps puisqu’il appareilla à seize ans. Au retour, il raconta son tour du monde dans un livre intitulé Dove. Ce récit fut et demeure un coup de cœur pour moi. J’espère vous le faire partager.  

 

Robin Lee avait commencé son périple en 1965. Son voyage dura cinq ans. Il fit de nombreuses escales au cours desquelles il travailla à terre afin de gagner un peu d’argent.   PORTRAIT-1-ROBIN-LEE.jpg

L’adolescent parti de Californie devint un homme au cours du périple. Il fit la connaissance de Patti, une jeune femme qu’il épousa. Patti le rejoignait aux escales. Un soir, le couple crut sa dernière heure arrivée. Robin Lee et Patti avaient mouillé leur voilier le long d’une petite île au large de Nassau. Tout à la joie de la navigation à deux et de la découverte de sites paradisiaques, ils ne se doutaient pas du danger qui rôdait. A deux heures du matin, le bruit d’un moteur les réveilla. « Un bateau de cent cinquante pieds était en train de glisser devant nous, sans le moindre feu, se souvient Robin Lee. Tout à coup, un projecteur s’est allumé de l’autre côté de l’eau et a balayé la crique à l’opposé de l’endroit où nous étions amarrés. »

 

Comme dans un polar

 

Tapis dans leur cabine, Robin Lee et Patti ne pouvaient qu’attendre. Un quart d’heure s’écoula. Une éternité.

 

« Toute la scène avait l’air issue d’un roman policier, reprend le navigateur. Tout le monde sait qu’il y a des contrebandiers dans ces eaux et j’étais certain qu’il s’agissait d’un bateau qui faisait du trafic. »   PORTRAIT-2-ROBIN-LEE.jpg

 

Les bandits des mers ne laissent pas de témoins derrière eux. Selon les registres des Lloyds de Londres cinq à dix bateaux disparaissaient corps et biens chaque année sans laisser la moindre trace à cette époque. Combien furent victimes de pirates ? Beaucoup sans doute. Les Caraïbes méritent bien leur réputation sulfureuse.

 

Robin Lee connaissait les dangers des traversées transocéaniques. De terribles tempêtes avaient secoué son bateau avec rage. Un cargo l’avait abordé. Un démâtage l’avait contraint à fabriquer un gréement de fortune pour rejoindre un port. Il avait subi des attaques de requins. Il savait que certains marins comparent les conditions de navigation à la guerre tant la vie en mer se montre cruelle. Le skipper de Return of Dove possédait un caractère bien trempé. Mais malgré son courage et son sang froid, il n’avait pas appris à se battre contre des pirates. Il n’avait pas d’arme efficace à bord pour un tel affrontement.

 

Un repère de la mafia

 

L’atmosphère nocturne accroît l’angoisse. Blottie contre Robin Lee, Patti sentait sa gorge se serrer et sa bouche devenir sécher. Son cœur battait si fort qu’il lui semblait que les pirates allaient l’entendre.  ROBIN-LEE-ET-PATTY.jpg

    « Nous étions en danger, poursuit le navigateur. Que nous auraient fait ces gens s’ils avaient découvert que nous avions assisté à tout leur manège ? Je préfère ne pas l’imaginer. »

 

Ce jour-là, les Dieux de la mer décidèrent de protéger l’équipage de Return of Dove. Le navire suspect fit marche arrière pour sortir du récif et disparut dans la nuit, tous feux éteints.

 

« Un de nos amis nous a conseillé de ne rien dire de ce que nous avions vu, conclut Robin Lee. Il se passait tout le temps des choses curieuses dans cette région. Un gars qui avait trouvé une caisse de bière sur la plage en ouvrit une bouteille. Elle était pleine de billets de cent dollars. On prétend que l’île Paradise est l’un des coins favoris de la mafia. O.K., ils peuvent la garder. Nous en trouverons bien une autre pour nous … »

 

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Gare à la main du diable

Mon dernier roman, un thriller jeunesse teinté de fantastique dans l’univers de la course au large.   COUV GARE A LA MAIN DU DIABLE

    Les superstitions maritimes y tiennent une place importante. A la fin du livre, je raconte les superstitions auxquelles croient les navigateurs, et je souligne particulièrement celles qui impressionnaient Robin Lee :

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-nouveaute-polar-81824882.html

et

http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-g-83517093.html

(avec un lien vers les premières pages du livre accessibles gratuitement)

 

Dove de Robin Lee Graham a un compte Facebook

http://www.facebook.com/pages/DOVE-by-Robin-Lee-Graham/125790077436667

et est présenté sur plusieurs sites américains, p. ex.

http://www.bluemoment.com/dove.html

(il existe une version française que vous pourrez sans doute trouver d’occasion sur un des sites spécialisés dans les ventes aux enchères)

 

Surprise au Rallye du Kenya

Quelques aventures de Christian Rio, alors pilote officiel Citroën, au Kenya, en Finlande, au RAC et ailleurs :

http://circuitmortel.hautetfort.com/tag/christian%20rio

 

Thierry Le Bras

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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