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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 17:47
« Chefs », une série à déguster sans modération

La nouvelle série gastronomique aux arômes de suspense diffusée par France 2 depuis le 11 février excite notre appétit de découvrir les plats suivants.

« Tu dois toujours respecter ce qui est beau », annonce le chef (alias Clovis Cornillac) au jeune Romain (Hugo Becker), un employé en liberté conditionnelle. De quoi parle le « chef » ? D’un foie gras, d’une truffe, d’une merveilleuse volaille, d’une divine pâtisserie, d’un Armagnac hors d’âge ?

Non, de la Peugeot 203 dans laquelle il circule au quotidien. Un véhicule vintage bien différent des boites sur roues dénuées d’odeur et de saveur que nous offrent désormais les constructeurs soumis à la démence autophobe des pouvoirs publics. Une scène qui contribue à l’atmosphère empreinte d’harmonie du scénario.

Le tour de main des auteurs de thrillers

La clé d’un meurtre ouvre généralement le placard où mijote une vengeance amère. Il faut remonter dans un passé douloureux pour comprendre l’enchaînement de faits qui a causé le passage à l’acte. Les scénaristes de Chefs appliquent cette recette à l’univers de la gastronomie. Incompréhensions familiales, jalousie haineuse, solitudes, doutes, communication quasi-surnaturelle, problèmes financiers et violence implacable constituent les ingrédients des épisodes que nous dégustons. Sans oublier des mystères glaçants ainsi que des secrets enfouis que le temps n’a pas bonifiés comme un grand cru.

 

« Chefs », une série à déguster sans modération

La cuisine s’associe à des souvenirs sucrés ou amers, à des tranches de vie, aux terroirs dont elle transmet l’âme la plus authentique. L’art se décline sans artifices. « C’est notre métier, donner du bonheur aux gens, le faire avec enthousiasme et simplicité » assène Clovis Cornillac (le chef) à sa nouvelle directrice, scandalisée par une cliente qui souhaite manger des frites avec de la mayonnaise et du ketchup. Pas de prétention dans Chefs, juste du talent, de l’excellence, de la passion. Des fausses notes aussi car une question éternelle s’invite telle la salmonelle dans des aliments délicats. L’argent récompense-t-il les meilleurs ou préfère-t-il des gougnafiers manipulateurs qui s’attribuent les fruits des efforts déployés par les plus talentueux ? Réponse à la fin de la série, tout au moins dans le cas d’espèce…

La cuisine à toutes les sauces

Les bons petits plats sont à la mode. Ils s’invitent à la télévision, à la radio, dans les fictions. Normal, car en France, pays attaché à la tradition des bonnes tables, ceux qui échappent (encore ?) à la misère mangent régulièrement. Dîners et déjeuners s’associent à une pause, à un moment de détente, au plaisir, au partage avec des amis, la famille, les relations de travail. Ils sont supposés faciliter les relations – tout au moins l’étaient avant l’hystérie grossière du SMS ininterrompu. Il arrive aussi d’ailleurs que le repas devienne un moment d’horreur. Quoi de pire que devoir faire bonne figure lors d’’un repas partagé avec quelqu’un que vous détestez ? Si au dessert, vous ne souhaitez pas voir votre ennemi s’étouffer avec sa profiterole au chocolat, nul doute que vous serez canonisé un jour.

 

« Chefs », une série à déguster sans modération

Je suis d’autant plus curieux des fictions gastronomiques que, franchement épicurien, j’associé volontiers les visites de bons restaurants et les dégustations de spécialités à mes romans et nouvelles. Dès les premières pages de mon dernier polar, je vous invite à apprécier la subtilité d’un tournedos Rossini. Puis le récit taquine votre sens de l’humour et vos pailles par la mise en bouche du vocabulaire culinaire. Ces expressions, appliquées à la vie quotidienne ou au franc-parler du milieu se révèle aussi riche en nuances que la boutique d’un marchand d’épices. Sa gamme s’étend de la douceur de la vanille à la sauvagerie d’un piment rouge en passant par le piquant d’un paprika du Mexique.

« La vengeance est un plat qui se mange froid, très froid, glacé », se délecta le malfrat.

- Ouais, sauf que quand c’est un givré comme vous qui y goûte, il finit au frigo, amer comme un citron, riposta Philippe, le personnage principal de l’histoire. Si vous souhaitez lire gratuitement les premières pages de ce polar et éventuellement le commander ensuite, c’est simple, cliquez ici :

Et dans tous les cas, n’oubliez pas de suivre les prochains épisodes de Chefs. Les deux premiers ont enregistré les meilleures audiences de la soirée le11 févier 2015. Mieux que Brigade Navarro, dont TF1 rediffusait trois épisodes en hommage à Roger Hanin qui s’était éteint le matin. Une saison 2 est à l’étude et le scénario plait à Clovis Cornillac. Avec plus de quatre millions de téléspectateurs devant leur écran le soir de la diffusion des deux premiers épisodes, gageons que le soufflé de cette série montera suffisamment pour rester longtemps à la carte de France 2 !

QUELQUES LIENS A SUIVRE

* 66, cuisine sympathique, une autre histoire gourmande (illustrée et gratuite) avec un personnage secondaire de mon roman gourmand ! http://bit.ly/M3i5uT

* Un autre héros de fiction qui aime mettre les petits plats dans les grands ! http://bit.ly/1p2CKAh

* Compositions amères dans une famille décomposée http://bit.ly/19mDPXw

* Suivez-moi sur Twitter https://twitter.com/ThierryLeBras2

* Et pourquoi pas sur Facebook ? http://www.facebook.com/thierry.lebras.18

Thierry Le Bras

 

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Published by polarssportsetlegendes - dans coups de cœur divers mes polars
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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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