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10 octobre 2019 4 10 /10 /octobre /2019 15:46

La vie de chaque chat est un roman, comme celle de chaque être humain. Et comme le félin se montre naturellement élégant et comédien, il devient tout naturellement une star dès qu’un photographe s’intéresse à lui...

Chat à l'échauffement - Photo : Thierry Le Bras

Chat à l'échauffement - Photo : Thierry Le Bras

J’ai cru voir un gros minet s’échauffant avant d’aller à la salle de sport ! Ou alors, il rêvait d’attraper un p’tit Titi sur une branche qu’heureusement, il ne parvint pas à atteindre !

Car si j’aime les chats, je ne supporte pas leur obsession de poursuivre les oiseaux. Il m’est arrivé plus d’une fois d’intervenir pour sauver un oiseau sur le point de tomber entre les griffes d’un félin chasseur. Quand j’étais gamin déjà et que je regardais des dessins animés, j’avoue que j’espérais voir Tom gagner contre Jerry, la souris insupportable,  mais que j’attendais le moment où Titi allait déjouer les pièges de Sylvestre ou se faire attraper par Mémé.

A chaque félin son caractère

Z’ai cru voir un p’tit minet. Pas encore sorti des jupes de sa mère, il se prend pour un tigre mais zozote encore en miaulant.

P'tit Minet - Photo : Thierry Le Bras

P'tit Minet - Photo : Thierry Le Bras

Maman lui assure que dans quelques dodos, il sera le chef des gros minets du quartier. Attention quand même. Si tu le crois inoffensif, gare ta gueule à la récré. Il a le coup de griffe facile, comme papa qui veille discrètement à son éducation et lui apprend non seulement à séduire en ronronnant, mais aussi l’art du coup de patte... Craquant, tout mignon en apparence, pas le bisounours qu’il voudrait faire croire.

Pacha prend le frais - Photo : Thierry Le Bras

Pacha prend le frais - Photo : Thierry Le Bras

Quand Pacha prend le frais dans son jardin, prière de ne pas le déranger... Un bon pépère qui aime sa tranquillité.

Les chats ont une haute idée d’eux-mêmes

Mon voisin Bob le chat est snob et lunatique.

Bob le chat-1 - Photo : Thierry Le Bras

Bob le chat-1 - Photo : Thierry Le Bras

Certains jours, il miaule jusqu’à ce que je lui prête attention et vient se frotter contre mes jambes. D’autres, il m’ignore avec un mépris sans limite. Là, je pense qu’il se demandait s’il avait plus de chances d’embêter un oiseau dans l’arbre ou dans la haie quelques mètres plus loin. Je ne me formalise pas de ses caprices. Il faut l’accepter tel qu’il est.

Bob le chat-2 - Photo : Thierry Le Bras

Bob le chat-2 - Photo : Thierry Le Bras

Pendant la canicule de l’été 2019, Bob le chat s’est réservé une place à l’ombre et il n’était pas question de la partager !

Mon autre voisin Jack Céler guette le facteur avec impatience.

Jack Céler - Photo : Thierry Le Bras

Jack Céler - Photo : Thierry Le Bras

Il attend son invitation pour essayer une  Jaguar ! Car selon la pub qui s’est imprimée dans ses neurones, conduire sa Jaguar, c’est aujourd’hui, pas un jour comme voyager dans l’espace ou faire le Marathon de New-York.

Le chat et la BMW - Photo : Thierry Le Bras

Le chat et la BMW - Photo : Thierry Le Bras

Hélice aime les voitures de classe lui aussi. Il a choisi BMW !

Cooper - Photo : Thierry Le Bras

Cooper - Photo : Thierry Le Bras

 

Quant à Cooper, c’est l’acteur idéal pour interpréter le chat de Xavier, un des personnages de la première fiction du projet Pole Fiction présenté dans les liens ci-dessous !

A l’origine un chat perdu sans collier devant une maison à Montlhéry un soir d’hiver. Recueilli par les maîtres des lieux, il a reçu le nom Cooper. Pourquoi ? Parce qu’il avait une tête à s’appeler Cooper, a décrété Xavier, son humain préféré. Peut-être parce qu’il était encore petit, comme la Mini Cooper. Ne vous inquiétez pas pour lui.  Il a autant de caractère que la Cooper S. Il a pris possession des lieux. Il sait faire comprendre aux membres de la famille qui l’a secouru qu’ils  habitent chez lui et qu’il est content de les accueillir tant qu’ils  ne dérangent pas ses habitudes et qu’ils le servent correctement.

QUELQUES LIENS

Pole Fiction, storytelling d’un projet de fictions mécaniques mis au point par les animateurs des sites Circuitmortel & Designmoteur http://circuitmortel.com/?p=3795

J’ai croisé chats de caractère http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/2017/01/j-ai-croise-chats-de-toutes-sortes.html

Des photos de gros chats mécaniques http://bit.ly/2r1DkSW

Quand une princesse italienne devient Pantera https://bit.ly/2vGhBWW

Suivez-moi sur Facebook http://www.facebook.com/thierry.lebras.18 et sur Twitter https://twitter.com/ThierryLeBras2

Thierry Le Bras

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 16:28

Connue pour ses liens avec de grandes manifestations mettant les voiliers à l’honneur, la Cité corsaire est aussi une terre de pilotes sur deux ou quatre roues.

Berceau de fameux corsaires, site de rassemblement de grands voiliers, port de départ ou d’arrivée de courses hauturières, Saint-Malo s’enorgueillit de pages glorieuses dans l’histoire des aventures maritimes.

Baptiste-Felgerolles - 2018- 1

Baptiste-Felgerolles - 2018- 1

Mais la commune s’associe aussi aux performances de pilotes moto et auto. Parmi leurs auteurs, le jeune motard Baptiste Felgerolles, pilote d’une Yamaha R6 en Coupe de France Promosport 600 cc. Le Malouin se révèle digne de sa ville qui compte plusieurs cordes à son arc.

Clin d’œil à l’histoire des sports mécaniques

Dès l’invention de l’automobile, des constructeurs et des pilotes eurent l’idée de confronter leurs performances. Avant  la construction de circuits et la définition d’une réglementation des rallyes, les premières courses se disputèrent de ville à ville. C’était à la fin du 19ème siècle.

Antony - Mors - 1899 - Paris-Saint-Malo

Antony - Mors - 1899 - Paris-Saint-Malo

Une des premières compétitions automobiles arriva justement sur la Côte d’Émeraude. Elle se déroula entre Paris et Saint-Malo. C’était en juillet 1899. Elle fut remportée par Antony sur une Mors. Trop dangereuses, les courses de ville à ville furent abandonnées au début du 20ème siècle. 

 

Le sport automobile a évolué. Des spécialités sont apparues. Certains constructeurs ont privilégié les épreuves d’endurance, d’autres les affrontements de monoplaces, d’autres encore la confrontation de voitures de tourisme (ou dites telles) sur circuit. Sans oublier les rallyes, avec des secteurs chronométrés fermés à la circulation et un parcours routier où les concurrents doivent respecter le code de la route. 

BMW-30-CSL - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

BMW-30-CSL - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

Et il y eut le Tour Auto, une épreuve fascinante, tant par son histoire que sa durée et l’enchaînement d’épreuves très différentes. Spéciales de rallye, épreuves en circuit et ES empruntant des tracés de courses de côtes se succédaient à un rythme effréné. Un truc pour pilotes éclectiques, complets, endurants. Le Tour Auto réunissait des véhicules très différents, des machines de tourisme de série aux plus belles voitures de grand-tourisme, voire certaines années aux protos.

Le Tour Auto est désormais réservé aux véhicules historiques. Il fournit l’occasion de voir rouler de belles machines conçues à une époque où l’automobile n’était pas la bête noire des politiques et prétendus écologistes obsédés par la punition des  conducteurs.

En 2017 justement, le Tour de France Auto fit étape à Saint-Malo. Des voitures magiques stationnant sur un site sublime avant de repartir dévorer le bitume de routes et pistes emblématiques du sport automobile, un rêve !

Des pilotes à Saint-Malo

Un de mes polars automobiles démarre à Saint-Malo en février 1966. Il met en scène Philippe et sa bande de copains. L’adolescent, élève au Collège Jean Charcot, rêve du jour où il prendra le volant d’une voiture de course dans une épreuve officielle. Avec son cousin et des copains, il découvre fortuitement un cadavre au Fort National. L’homme a été assassiné... Philippe, son cousin et leurs amis sont-ils en danger ? Le début d’aventures insolites dont le dénouement interviendra quelques mois plus tard au bord de la piste des 24 Heures du Mans. Un délice pour amateurs de sensations fortes, de bolides et aussi de bonne chère car l’humour culinaire fait passer quelques saveurs amères (voir liens en fin de note).

Porsche-911-RS-3.0 l - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

Porsche-911-RS-3.0 l - 2017 - Tour-Auto-à-Saint-Malo

Philippe et son cousin apparaîtront dans d’autres fictions, automobiles ou non. Certaines sont déjà écrites, d’autres viendront, dont un roman qui commencera cinq décennies plus tard lors du passage du Tour Auto à Saint-Malo en 2017. Une nouvelle histoire policière, des retours dans le passé jusqu’au temps de Collège Jean Charcot, des moteurs vrombissants... Patience... Saint-Malo sera au cœur d’une aventure où la course automobile jouera à nouveau un rôle important.

Thierry-Le-Bras - VW-Golf-GTI - 1977- Victoire-de-classe-à-Saumur-Saint-Hilaire

Thierry-Le-Bras - VW-Golf-GTI - 1977- Victoire-de-classe-à-Saumur-Saint-Hilaire

J’habite Saint-Malo aujourd’hui. Et si mes activités liées aux sports mécaniques se limitent à les raconter et à tenter d’y amener des partenaires, j’en fus un véritable acteur. Je suis donc quelque part un pilote, ou plutôt ex-pilote malouin. Car à une époque, j’ai roulé régulièrement en compétition et remporté des victoires dans ma catégorie. Ça, c’était avant, comme dit la pub. Mais ça a tout de même existé. L’aboutissement d’une passion absolue qui ne s’est jamais démentie. Sûrement cette conviction que les sports mécaniques offrent des émotions uniques oriente-t-elle mon activité de chroniqueur, d’auteur, ainsi que ma volonté d’aider des pilotes contemporains qui le méritent lorsque l’opportunité m’en est offerte. M’étant sanglé dans un baquet, ayant connu les joies formidables et les mauvais moments dans ce sport, j’ose prétendre que je peux en parler avec pertinence et légitimité. Je sais ce que représente le verdict impitoyable du chronomètre. « La boxe ne ment jamais », affirmait Joe Frazier. Les sports mécaniques non plus. Comme les boxeurs et tous ceux qui se donnent à fond, les pilotes méritent le respect.

Baptiste-Felgerolles - 2018 - 2

Baptiste-Felgerolles - 2018 - 2

Quittons maintenant l’univers parallèle des fictions et le temps passé pour revenir au présent et nous projeter dans le futur. La Cité corsaire compte parmi ses habitants un authentique talent du sport motocycliste. Un vrai Malouin, le jeune Baptiste Felgerolles, roule en Coupe de France Promosport 600 cc avec une Yamaha R6. Il prépare sa saison 2019 avec enthousiasme et détermination.

Baptiste vit pour devenir pilote moto depuis l’âge de 9 ans. Il a obtenu le diplôme de meilleur apprenti moto de Bretagne en 2014 puis le titre de lauréat du Prix de l’espérance de la Fondation Bleustein-Blanchet en 2015. Volonté d’apprendre, sincérité absolue dans sa passion, condition physique, force de travail, Baptiste possède toutes les qualités d’un grand. Il a déjà signé de très belles performances. Un jour prochain, il fera partie des prétendants aux podiums en Grand-Prix ou/et aux 24 Heures du Mans. J’en suis convaincu et je sais que mon avis est partagé par de nombreuses personnes dont des spécialistes du sport motocycliste. La ville de Saint-Malo sera de plus en plus fière de lui, comme le sont déjà sa famille, ses partenaires, ses amis. Il mérite d’être encouragé, soutenu, aidé. Vous pourrez découvrir son portrait parmi les liens ci-dessous. Go Baptiste, pilote moto malouin ! Tu vas montrer à tous que Saint-Malo est  bien une terre de pilotes !!!

QUELQUES LIENS

Baptiste Felgerolles, un motard malouin sur la bonne trajectoire http://circuitmortel.com/?p=3500

Thierry Le Bras, l’apprentissage de la course avant de la raconter https://bit.ly/2F3Jc8Y

Le Tour de France Auto à Saint-Malo avec BMW http://bit.ly/2qjls5F

Vengeance glacée au coulis de sixties, un polar auto qui commence à Saint-Malo http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/article-un-polar-pour-fans-absolus-des-sixties-124431461.html

Une Triumph Spitfire à Saint-Malo avec une jolie fille et de futurs pilotes http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/2018/06/la-triumph-spitfire-de-christina.html

Thierry Le Bras

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:34

Une promenade aux frontières du fantastique et du monde réel au cours de laquelle votre imagination vous guidera sur les traces de Merlin l'Enchanteur et de la Fée Morgane.

 

Le granit, roche dure réputée résistante aux assauts des siècles, s'associe généralement à la couleur grise et aux paysages arides. Mais tout principe appelle des exceptions. La Côte de granit rose, dont Perros constitue l'un des joyaux, fait mentir la croyance traditionnelle.

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Ici, la pierre revêt une douce couleur rose et des formes émoussées qui se marient à la perfection avec les couleurs changeantes et nuancées de la Manche. Cette région côtière inspire la douceur de vivre. Rien d'étonnant à ce que sa vocation de station balnéaire se soit révélée dès le XIXème siècle.

 

Nous avons cédé à la tentation et franchi les frontières du réel le temps d'une randonnée pédestre sur le Chemin des Douaniers entre la plage de Trestraou et Ploumanac’h, village préféré des Français en 2015.

 

Une source d'inspiration permanente

 

Dès les premières minutes de marche, nous avons rencontré un peintre, qui mélangeait sur sa palette du bleu, du gris et du rose dans le but de donner naissance à un tableau traduisant sa perception du site étonnant qui s'offrait à nos yeux. Songeait-il qu'avant lui Paul Gauguin, André Gide, Paul Valery et Charles Lindbergh firent cette promenade et tombèrent sous le charme de cet univers étrange ? Nous ne le saurons jamais, car nous n'avons pas osé le déranger et risquer de troubler son inspiration.

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Nos esprits s'accoutumaient peu à peu aux couleurs du monde parallèle que transmettaient nos pupilles. Le bruit des vagues nous berçait dans l'illusion d'un voyage au siècle du Roi Arthur, loin des attributs nocifs de la vie moderne, qu'ils empruntent la forme de nuisances sonores ou olfactives.

 

D'autres surprises nous attendaient.

 

Une main surnaturelle

 

Voir la roche la plus dure arborant la couleur la plus douce défie déjà notre logique habituelle. Que penser en outre de rochers qui ressemblent à des sculptures ?

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Certains évoquent des cranes, des têtes de dauphins, le chapeau de Napoléon, une demeure du Diable, une guérite… Bien sûr, les scientifiques prétendront qu'il s'agit du résultat de millions d'années d'évolution géologique. Les formes apparentes aujourd'hui se seraient dessinées sous terre par le jeu de l'altération de l'eau sur la roche. Puis l'érosion et l'effondrement de blocs de granit auraient dévoilé ces œuvres d'art.

 

D'autres penseront que Morgane et Merlin ont voulu tester leurs pouvoirs sur ces lieux, ou encore que les Dieux de la mer et des vents y ont exercé leurs talents créatifs. A moins que la main incandescente du Diable n'ait tenté de s'approprier cette côte avant d'en être chassée par les forces du bien.

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

En tout état de cause, le promeneur jouit d'un paysage stupéfiant et exceptionnel, d'autant que les interventions de l'homme s'accordent parfaitement avec la nature. Et c'est avec émerveillement que le randonneur découvrira le phare de Ploumanac’h, le manoir de Park armen bu, le château de Costaérès, et l'oratoire de Saint Guirec. Ce dernier édifice possède d'ailleurs sa légende : les jeunes filles qui veulent se marier dans l'année doivent venir y faire une prière.

 

Que faire après une telle promenade ?

 

La randonnée évoquée représente huit kilomètres sur un sentier piétonnier escarpé mais dénué de toute difficulté de franchissement. Une baignade - en période estivale -  clôturera agréablement la demi-journée. Et pourquoi ne pas profiter ensuite d’un bon repas ? Sans excès mais avec les richesses variées de la gastronomie bretonne. Fruits de mer, galettes, crêpes, et aussi viandes de premier choix, tout est bon en Bretagne !

Ploumanac’h invite au voyage dans des mondes parallèles

Des sites tels que ceux de Perros, Trestraou, Ploumanac’h ouvrent l’esprit aux voyages extraordinaires. L’occasion de dévorer  des aventures accommodant légendes, sorcellerie, recettes de défense contre les sorts... Au menu, Ankou, Halloween, un peu de Vaudou, des rites de désenvoûtement, des mises en scène, de l’humour cynique et parfois culinaire avec des recettes étonnantes, très étonnantes... Haine absolue contre amitié, velléités meurtrières contre vengeance, des combats à faire frissonner... et rire ! Bon appétit de lecture,

 

QUELQUES LIENS

 

Le mage qui faillit faire basculer le Tour de France http://bit.ly/2vsp7DA

 

Les sorcières d’Halloween, un feuilleton qui vous promènera des Monts d’Arrée à Avranches et à la région rennaise

ÉPISODE 1 – http://bit.ly/2e0YfRs

ÉPISODE 2 – http://bit.ly/2ePhjjM

ÉPISODE 3 – http://bit.ly/2er5yQk

ÉPISODE 4 – http://bit.ly/2enAsLR

ÉPISODE 5 – http://bit.ly/2f8pzM9

 

Souvenirs d’Auvergne, une autre terre de légendes https://bit.ly/2P7IhVx

 

Thierry LE BRAS

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 18:11

Avez-vous remarqué l’attirance que les appareils photographiques et caméras exercent sur les gens ?

 

Tous ceux qui aiment photographier ou/et filmer comprendront mon propos. Ils riront ou s’énerveront a posteriori en pensant à celles et ceux qui s’acharnent à essayer de figurer sur des clichés alors que le preneur d’images n’a rien à faire d’eux.

Objectif photo !

Qui n’a pas raté une prise de vue à cause d’un gougnafier venu se placer sans raison valable entre lui et le sujet qu’il voulait immortaliser ? Si un intrus s’était imposé devant la Lotus ci-dessus à la Traversée de Rennes 2018, j’aurais été très déçu.

 

Faut-il des spectateurs sur l’image ?

 

Oui, dans certains contextes particuliers.

Objectif photo !

Les journalistes de la PQR (presse quotidienne régionale) sont attachés à la présence de spectateurs assistant à l’événement qu’ils racontent. Le journal sera vendu à des gens du coin. S’intéresseront-ils à une course automobile ou à une transatlantique à laquelle s’associe leur commune ? Pas sûr. Par contre, s’ils voient des voisins parmi le public, ils se sentiront concernés. Et s’ils sont dans la foule photographiée, ils afficheront la page du journal dans le hall ou dans la salle à manger pendant au moins dix ans. Certains achèteront même des exemplaires afin d’envoyer la page aux cousins, tantes, relations diverses... Avec leur bobine reconnaissable au quinzième rang – à condition d’utiliser une bonne loupe - entourée au marqueur rouge bien sûr.

 

Effet de la téléréalité qui a rendu la célébrité accessible à des personnes sans savoir-faire particulier ? Conséquence de la starisation des mannequins ? Sans doute un peu mais pas seulement. Regardez des reportages télévisés des années 60 ou les jeux avec Guy Lux. Vous verrez presque toujours en arrière-plan des guignols qui s’agitent, sautent, font des grimaces ridicules afin d’attirer l’attention des téléspectateurs. Une beauf & conne attitude ? Ou l’expression d’un complexe, d’un mal être, d’une insatisfaction terrible ? Je ne sais pas. La réponse dépend du regard cynique ou compatissant  que chacun portera à la foule.

Objectif photo !

Là où la soif de figurer sur la photo saoule les preneurs d’images, c’est quand ces gens viennent gâcher le cliché. Mettez-vous à la place de celui qui vient photographier quelque chose qui le passionne. Il s’est organisé afin d’assister à un événement. Il se fait une joie de réaliser des images, de les partager (que ce soit sur des sites, blogs, réseaux sociaux ou simplement avec quelques proches). Il se met là où il prendra les meilleures photos, qu’il pleuve, vente ou neige. Il marche, se fait une place, reste parfois longtemps dans une position inconfortable. Et tout à coup, au moment où un des temps forts qui motivent sa présence va se produire, un abruti se place devant son objectif. Pas d’intrus sur la photo ci-dessus prise à la Traversée de Rennes 2018. Mais quelques minutes plus tôt, un passant m’a fait rater volontairement une voiture qui me plaisait particulièrement. Un type qui arrivait à pied et ne s’intéressait visiblement pas aux véhicules. J’étais installé à côté d’autres photographes. Nous laissions de la place derrière nous sur le trottoir. Une intelligence normale eût dicté au triste sire de poursuivre sa trajectoire en passant derrière nous. Et bien non. L’individu a préféré allonger son chemin,  descendre du trottoir et passer devant nous, juste histoire d’embêter les photographes. S’il voulait faire le malin, le commentaire que je lui ai adressé l’aura déçu...

 

Ne pas être sur la photo

 

Les paroles de Photo, une chanson de Sylvie Vartan me reviennent en mémoire.

Objectif photo !

Dans ma baignoire ou dans mon lit

L’œil d’un objectif me poursuit

Pour les disques et pour les journaux

Après le show et les bravos

Encore photo

Toujours photo

Belles photos

Clic Clac, photo

 

Certains ne rêvent que de papier glacé (ou de photos numériques). Les vraies stars préfèrent qu’on les laisse tranquilles.

Objectif photo !

J’avoue que lorsque je prends des photos sur les circuits ou lors de manifestations, je préfère les images sans spectateurs. Je vais photographie les pilotes, les skippers, les voitures, les bateaux, d’autres sujets, pas des gens que je ne connais pas, que je ne reverrai jamais et qui ne m’intéressent pas. Attention, je ne dis pas qu’ils ne présentent aucun d’intérêt. Je photographie volontiers des personnes que j‘aime bien dans des contextes conviviaux. Mais à chaque photo son thème, sans le troubler. Si je prends un cliché d’un repas entre amis, je ne vais pas imposer une image de voiture ou de bateau en arrière-plan. Si je photographie un modèle de collection, nul besoin qu’un inconnu vienne polluer mon image. D’autant que je ne tiens pas à ce qu’il me demande de la retirer s’il la trouve plus tard sur un blog ou un réseau. Il m’est arrivé de prévenir des personnes qui se plaçaient volontairement devant l’objectif sans s’intéresser particulièrement à ce que j’allais enregistrer sur pellicule ou Scandisk : « vous êtes sûr(e) que vous vous présentez sous votre meilleur profil ? Je mettrai la photo en ligne. Alors, ne venez pas vous plaindre d’avoir été photographié(e) sans autorisation ou de ne pas vous trouver assez beau (belle)... » Certains rigolent. D’autres se vexent. En principe, ils s’écartent.

Objectif photo !

Ne pas chercher à figurer à tout prix sur les photos pose parfois des désagréments. Je n’ai pas beaucoup de photos me représentant, sauf en action dans des cadres particuliers, au volant en compétition quand j‘étais jeune, en dédicace de mes ouvrages, lors de débats... Pourquoi ? D’abord parce qu’étant passionné de photo depuis mon enfance, j’ai le plus souvent joué le rôle de photographe, en famille comme dans les groupes d’amis. Sans toujours penser à demander à quelqu’un d’autre de prendre une photo sur laquelle je figurerais. Ce n’est pas grave. Je ne suis pas comédien mais auteur. Pas besoin de book avec des photos de moi !

 

QUELQUES LIENS

 

Gare aux frustrés et aux jaloux http://polarssportsetlegendes.over-blog.com/2017/04/jalousie-haine-et-riposte-les-piliers-de-la-societe.html

 

Des sujets qui méritent de se trouver devant l’objectif http://circuitmortel.com/2017/03/des-oeuvres-dart-automobile-signees-giorgetto-giugiaro/

 

Une p’tite MG, d’autres voitures d’avant, des chansons, des fictions, des souvenirs... http://circuitmortel.com/2016/10/vague-automobile-retro-a-saint-malo-22/

 

Thierry Le Bras

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 13:56

50 ans de chansons, une magnifique carrière, des souvenirs, les siens, les nôtres...

 

Pour rien au monde je n’aurais manqué la diffusion du dernier show télévisé de Michel Sardou le samedi 21 octobre. Je ne suis pas le seul. Nous étions plus de quatre millions à avoir choisi de passer cette soirée avec Michel. Grâce à lui, France 2 a enregistré le meilleur audimat de la soirée.

Michel Sardou, la dernière danse

100 millions de disques vendus, des semaines en tête des classements, des shows télévisés, des concerts, des tournées, cinq décennies de communion avec les Français, d’expression des sujets qui les touchaient.

Michel Sardou, la dernière danse

Michel va nous manquer, me manquer.

 

Depuis le collège...

 

Mes premiers coups de cœur pour des chansons de Sardou remontent à l’adolescence. Les Ricains, Danton...  des chansons que j‘ai adorées, comme  ensuite Monsieur le Président de France, J’habite en France, Le rire du sergent, La corrida n’aura pas lieu, Le surveillant général et tant d’autres. J’écoutais ses disques si souvent que je connaissais son répertoire par cœur.

 

La première fois que je suis allé voir Michel Sardou en scène, c’était à l’automne 1975, à Rennes. J’étais étudiant en troisième année de droit. J’avais acheté une bonne place, près de la scène. Il m’a enthousiasmé par son charisme, son jeu, une interprétation réunissant le talent du comédien et l’énergie du champion qui donnait tout ce qu’il avait au public, avec la même force qu’un boxeur sur le ring. A la fin du concert, j’étais presque sourd. Le lendemain matin, l’audition était revenue et j‘ai pu suivre normalement mon cours de droit du travail dans l’amphi. Je suis retourné voir Michel Sardou souvent. A chaque spectacle, la magie a opéré.

Michel Sardou, la dernière danse

Je serais bien en peine de citer ma chanson préférée de Michel Sardou. Je les aime toutes ou presque. Certaines s’associent à des souvenirs particuliers. L’été 1973, juste après avoir obtenu mon bac, j’aurais répondu La maladie d’amour, le tube de l’année. Trente-neuf ans après avoir terminé mon service militaire, une anecdote me revient en mémoire. C’était deux ou trois jours avant la quille. Conformément à la tradition, nous avons dîné dans un restaurant avec des camarades de plusieurs classes. Parmi eux, Yannick B, un bon copain qui avait travaillé sur plusieurs tournées avec des stars du show-bizz, notamment Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. Un passionné de spectacle et de chansons. Que pouvaient chanter des appelés en fête ? Le rire du sergent bien sûr ! Yannick et moi connaissions les paroles par cœur. Alors, nous avons entraîné les autres, poursuivant en duo quand ils décrochaient. Je ne garantis pas que notre interprétation méritait des applaudissements. Nous étions jeunes, heureux de vivre, dans l’esprit de l’époque, de nos artistes favoris.

 

Michel Sardou et les bolides

 

Michel Sardou aime les voitures et les motos. Je crois qu’il a possédé au moins une Golf GTI à la fin des années 70 pour ne citer que ce modèle sportif qui me tient particulièrement à cœur. Preuve de son amour de la compétition et de la vitesse, ses participations  au Dakar en qualité de navigateur de Jean-Pierre Jabouille (1984 et 1985). Michel apprécie la vitesse, la compétition et l’ambiance bivouac.

Michel Sardou, la dernière danse

Il a fait les deux écoles, celle du spectacle comme celle du co-pilotage, et il n’a rien oublié. En 1984, il connaît la satisfaction d’une course dans le peloton de tête. La Lada Niva de l’équipage Jabouille – Sardou pointe en quatrième position lorsque le moteur casse. L’année suivante, Michel renouvelle l’expérience au côté de Jean-Pierre. Mais une nouvelle fois, la mécanique du pays de Vladimir Ilitch fait des siennes. Le temps d’une spéciale se sera écoulé, il aura passé pour rien. Puisqu’aucun Dieu du ciel ne s’intéresse à la Lada, Niva ne se relèvera pas, ses bielles sont devenues folles… Où sont passés les chemins de l’espoir ? Pas sur les pistes du Dakar 1985 en tout cas. Michel et Jean-Pierre rentrent à Paris. Quelques jours plus tard, le 26 janvier, Michel fête son anniversaire à Megève. Étant en vacances à Saint-Gervais,  je saisis l’opportunité d’assister à des directs organisés autour de l’évènement. Interviewé sur ses impressions du rallye, il répondra avec l’humour qui le caractérise : «  Je dois être le seul concurrent du Dakar à être rentré du rallye en pleine forme, pas fatigué du tout ».

Michel Sardou, la dernière danse

Les pilotes sont superstitieux. J’ai pratiqué la course automobile quand j’étais jeune et je ne faisais pas exception à la règle. En course de côte, la sono du circuit diffusait souvent des variétés avant que le speaker officiel prenne la parole afin de commenter l’épreuve. Notamment le dimanche midi. J’avoue avoir toujours considéré comme un bon présage d’entendre des chansons de Michel Sardou et de Sylvie Vartan avant d’aller me présenter au départ. Des forces positives m’accompagnaient. La course s’annonçait sous les meilleurs auspices. Le sort m’adressait un clin d’oeil. Il m’encourageait à bien piloter. N’étant pas complètement idiot, je savais mon appréciation irrationnelle. Seulement, plusieurs facteurs influent sur le moral d’un sportif avant une compétition. Entendre mes artistes préférés contribuait à me donner confiance. Soucieuse de me placer dans les meilleures dispositions, mon équipe provoquait le destin. Les amis qui m’accompagnaient sur les sites de course avaient enregistré des cassettes avec mes chansons préférées de Michel Sardou et de Sylvie Vartan. Ainsi déjeunions-nous dans l’ambiance musicale Je vais t’aimer, J’accuse, Le France, Requin chagrin (remarquable duo avec Mireille Darc), Le bon temps c’est quand, Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes, La drôle de fin, Le temps du swing, La marche en avant, J’ai 2000 ans...  Je ne sais pas si Michel et Sylvie m’ont fait gagner des centièmes de seconde en piste et ont ainsi participé à mes meilleures performances. Peut-être au fond dans la mesure où les entendre contribuait à ma préparation. Ils ne le savent pas, mais ils m’ont apporté du bien-être, ces jours-là comme beaucoup d’autres quand j’écoutais leurs disques, cassettes, CD.

 

Ma dernière association entre Michel Sardou et les engins à moteur qui luttent contre le chronomètre reste douloureuse. S’il ne reviendra jamais sur le Dakar, Michel Sardou tâtera des sensations fortes que procure un autre monstre mécanique, l’Offshore. Il s’initiera à la discipline avec Didier Pironi et achètera un bateau à son professeur de luxe. Mais lorsqu’il apprendra la mort de Didier aux commandes du Colibri, Michel décidera de renoncer au offshore et il mettra immédiatement son bolide flottant en vente.

 

La dernière danse

 

Les années, que dis-je, les décennies, ont passé. Toutes les générations l’ont constaté ou le constateront un jour...

Michel Sardou, la dernière danse

Les chansons de Michel Sardou sont restées présentes dans nos vies. Dans la mienne en tout cas. Victoria, Les lacs du Connemara, Musica, L’autre femme, La première fois qu’on s’aimera (en duo avec Sylvie Vartan), Manie, manie, Verdun, Je viens du sud, Rouge, Chanteur de jazz, Selon que vous serez, Marie-Jeanne, La débandade, 1965, Le cinéma d’Audiard... Et d’autres encore. Elles reviennent à l’esprit sans ordre chronologique, au rythme d’une mélodie, en symbiose avec un état d’âme, une pensée mélancolique, la conscience de la vie qui passe. C’est toujours la même eau qui coule, Un roi barbare, Je ne suis pas mort, je dors, Le figurant... Des mots, des phrases tels Ma vie ne vaut pas une vie (L’accident), La vie d’une homme qu’est-ce que ça vaut, ça ne peut pas aller bien loin, un peu de sang et beaucoup d'eau (Le prix d’un homme), Cette angoisse éternelle du déclin qui rend fou (Le Bac G), J'essaie de t'expliquer que tout peut arriver, que rien d'humain n'est éternel (Mon fils), J’aimerais que pour ma dernière danse (La dernière danse)...

Michel Sardou, la dernière danse

Je souhaite beaucoup de satisfactions et de bonheur à Michel Sardou dans la suite de sa vie dont le volet artistique s’orientera entièrement vers le théâtre. J’ai éprouvé une grande tristesse à la fin de son dernier show télévisé. Je me sens triste de ne plus attendre son prochain album. Je suis triste de réaliser que je n’irai plus le voir en scène pésenter un nouveau spectacle. Je m’avoue  égoïstement triste d’admettre que les années ont passé, que le tourbillon des sixties et des seventies appartient à l’histoire de siècle d’avant, que je vieillis, que je ne comprends pas tout du monde d’aujourd’hui, que je l’aime moins que celui de mes jeunes années. Même si mes modestes écrits sont loin d’atteindre les sommets de l’extraordinaire carrière de Michel Sardou, j’ai peur, moi-aussi, peur d’avoir dit tout ce que j’avais à dire dans mes livres, nouvelles et chroniques déjà diffusés. Réussirai-je à faire mieux, à me renouveler, à faire plaisir à mes lecteurs, fidèles ou futurs ? Le doute, toujours le doute. Encore une fois, je me sens dans le même état d’esprit que mon chanteur préféré depuis si longtemps. Comme vraisemblablement beaucoup d’hommes et de femmes des générations qui aiment Michel Sardou... Ma génération c’est Loving You, une chanson  c’est tout...

 

QUELQUES LIENS

                        

1977, Une photo, un souvenir, un père, un fils, des courses automobiles, les chansons de Sardou, des livres... http://bit.ly/2uRmDv5

 

Le visage de l’année mentionné dans un de mes romans, disponible sur Amazon http://amzn.to/1nCwZYd

 

Icônes des années 70 et jours de course (docufiction) http://bit.ly/1jfXuLQ

 

Une bande de jeunes pilotes sur un circuit dans les années 70, à l’époque où Michel Sardou chantait Le France http://bit.ly/2bAFnbr

 

La VW Golf GTI, voiture emblématique de toute une génération de fans de Michel Sardou http://www.designmoteur.com/2016/04/vw-golf-gti-annees-70/

 

Thierry Le Bras

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 18:15

Chaque jour de course, l’extrême est leur quotidien. La vitesse les expose au danger. Ils franchissent les frontières de la vie normale. Dans un tel univers, se montrer sensibles au paranormal ne relève-t-il pas de la raison ?

 

La plupart des sportifs de haut niveau respectent des rites plus ou moins conscients, avoués ou non. Le geste trouve sa justification dans la logique et les codes de la communication. Enfiler sa combinaison de pilote d’une certaine manière, célébrer une victoire par une communion avec le court, mettre sa chaussette droite avant la gauche...

Superstitions de champions et prédiction d’oracle

A moins que chaque geste corresponde à une croyance irrationnelle, celle de chasser le danger, ou l’espoir de rééditer l’exploit ? Pourquoi porter un sous-vêtement avec lequel on a signé préalablement des performances. Les plus grands champions de l’histoire du sport ont affronté leurs démons, voire  ceux que d’autres leur ont opposés, par erreur, manipulation, ou pire.

 

La prédiction ahurissante qui faillit fausser le Tour de France 1964

 

Qui peut vaincre Anquetil en 1964 ? Personne, ou en tout cas aucun cycliste de chair et de sang. Maître Jacques a déjà remporté quatre fois l’épreuve. Il est au sommet de son art, plus complet que tous ses rivaux, doté d’une rare intelligence de la course.

Superstitions de champions et prédiction d’oracle

A moins qu’un grain de sable dérègle la mécanique implacable. Nous sommes le 5 juillet, journée de repos à Andorre. A cette époque, le Tour part une semaine plus tôt qu’aujourd’hui afin d’arriver le 14 Juillet au Parc des Princes. Jacques Anquetil compte 31 secondes d’avance sur son principal rival, Poulidor. Georges Groussard porte le maillot jaune. Provisoirement. Tout le monde pense que les deux ogres du cyclisme français vont le dévorer avant l’arrivée à Paris. Le jour de repos, un moment important, un temps de récupération avant une étape montagneuse jusqu’à Toulouse.

Superstitions de champions et prédiction d’oracle

Surprise, Jacques Anquetil, son épouse ainsi que Raphaël Geminiani, directeur sportif du champion, s’invitent au méchoui organisé par Radio Andorre. Le champion oublie les règles de la diététique et retrouve son naturel de bon vivant. Il profite de la sangria et du mouton sans se rationner. Ses adversaires se demanderont s’il ne les sous-estime pas. Certains de ses propres équipiers ne cacheront pas leur mécontentement. Ils ne savent pas tout. Pas tous en tout cas. Si Raphaël Geminiani a osé cette initiative déraisonnable, c’est dans le but de détendre son ami et champion qui a besoin  de réconfort. Le célèbre mage Belline  a prédit sa mort le lendemain, 6 juillet. L’oracle bénéficie d’une grosse popularité et d’une crédibilité inquiétante. Il a prévu l’invention du vaccin antipolio, la mort d’Einstein, la maladie d’Eisenhower, le naufrage de l’Andréa Doria, l’affaire de Suez, le suicide de Mademoiselle Monroe, la mort tragique de John Kennedy... Le public ne l’assimile pas à un vulgaire charlatan. Normal de s’inquiéter de ses visions si elles vous concernent. Le 6 juillet, Jacques Anquetil ne prend pas le départ de l’étape dans les meilleures conditions. Le voyant a annoncé sa chute pendant l’étape du jour, un accident mortel. Un grand quotidien a relayé l’information. Lors de l’ascension du port d'Envalira, il est probable que le mouton et la sangria absorbés la veille aient alourdi les jambes du champion. Jacques Anquetil n’en peut plus. Il envisage d’abandonner avant que la prédiction du mage se réalise. Son équipier Louis Rostollan réveille alors  l’orgueil du champion. "Mais enfin tu t'appelles Anquetil, nom de dieu !", Maître Jacques serre les dents, s’accroche, continue  à grimper au bout de la souffrance. Il atteint le sommet du col quatre minutes après  Poulidor.

 

L’orgueil d’un géant

 

Le tour vient-il de basculer ? A cet instant précis, de nombreux observateurs le pensent. Le champion, lui,  ne s’avoue pas vaincu. Il entame la descente à une allure folle, au mépris du brouillard. Jacques Anquetil est adroit et maîtrise parfaitement les trajectoires et la vitesse. Il fera d’ailleurs équipe au Rallye de Monte-Carlo quelques mois plus tard avec Raphaël Géminiani sur une Ford Mustang. Le brouillard réduit la visibilité. Jacques fonce quand même. Il ne subit plus la prédiction du voyant, il la défie. Les sports de vitesse s’assimilent à des disciplines de combat. Qui va gagner, le coureur ou la mort prédite par Marcel Belline ?  "C'est vrai, j'ai vu la mort, avouera-t-il  après l’arrivée. J'ai tout descendu au radar. Ça passait ou ça craquait. Mais je n'avais pas le choix. Pour moi, c'était la victoire ou la mort. »  Maître Jacques rattrape le groupe maillot jaune dans cette descente à tombeau ouvert. En bas, il reste 75 kilomètres de plaine avant l’arrivée à Toulouse. Les meilleurs grimpeurs dont Poulidor sont encore devant. Cinquante kilomètres plus tard, Anquetil est revenu sur Poulidor. La chance change de camp lorsque des rayons de la roue arrière de Poulidor cassent. Après en avoir changé, il tombe et concède du temps à Jacques Anquetil.

Superstitions de champions et prédiction d’oracle

Le duel n’est pas encore terminé, mais la supériorité de Jacques Anquetil dans les deux épreuves contre la montre restantes lui permettront de vaincre pour la cinquième fois. Le mage s’est trompé et c’est tant mieux. A son tour, Géminiani émet une prédiction concernant Marcel Belline : « Il y a une chose qu'il n'avait pas prédit. C'est ma visite. Et j'en profiterai pour lui mettre une chaise en travers de la gueule. Ça changera peut-être sa prédiction... » Je ne crois pas que cette prédiction-là se soit réalisée non plus. En tout cas, je n’en ai pas trouvé trace. Je pense cependant vraisemblable que la mesure des risques tout à fait concrets liés aux erreurs aient dissuadé le mage de s’intéresser aux résultats sportifs les années suivantes.

 

Superstitieux, moi ? Non, ça porter malheur

 

Et pourtant... Qui osera affirmer ne pas considérer certains événements, certains signes, comme annonciateurs de chance ou de désagrément. Personne n’a joué au loto un vendredi 13 ? Ce n’est pas ce qu’affirme la Française des jeux... Les vieux marins, les vieux cultivateurs, tous ceux dont l’existence ou/et les revenus dépendent d’éléments qu’ils ne maîtrisent pas complétement tentent de se rassurer par des croyances irrationnelles. Les sportifs aussi, surtout ceux que leur discipline expose au danger ou à la brutalité d’une compétition, par exemple les pilotes, skippers, cyclistes, boxeurs, skieurs, lutteurs... Gris-gris et rites rassurent avant le tonnerre de l’affrontement.

Superstitions de champions et prédiction d’oracle

Cette problématique ramène aux origines de ce blog. Je l’ai ouvert après avoir interviewé nombre des skippers et de pilotes automobiles, ce qui m’a forcément conduit à évoquer leurs croyances et superstitions. Je me rappelle aussi les miennes lorsque, plus jeune je m’engageais régulièrement en course de côte et en rallye. Les superstitions tiennent une place dans plusieurs romans, feuilletons et nouvelles que j’ai écrits. Je vous invite à les découvrir (cf liens ci-dessous). Surtout si vous n’êtes pas si sûr que le craquement du plancher au cœur d’une nuit sombre n’obéit qu’à des règles purement physiques, qu’aucun sorcier Vaudou n’exerce ses pratiques douteuses à proximité, qu’un ciel sombre ne menace de vous tomber sur la tête, qu’aucun proche n’a cherché à entrer en contact avec vous par la force de l’esprit, qu’aucun chiffre n’influence votre destin, qu’aucun objet fétiche ne vous protège du danger...

QUELQUES LIENS

 

Le pilote avait oublié son gri-gri http://0z.fr/U10ZB

 

LES SORCIÈRES S’INVITENT AU RALLYE D’HALLOWEEN : les 5 épisodes du feuilleton sont en ligne et accessibles gratuitement !

Épisode 1 : http://bit.ly/2e0YfRs

Épisode 2 : http://bit.ly/2ePhjjM

Épisode 3 : http://bit.ly/2er5yQk

Épisode 4 : http://bit.ly/2enAsLR

Épisode 5 : http://bit.ly/2f8pzM9

 

Dégustation d’émotions sans modération au Rallye des Vins de Touraine. http://bit.ly/17ZTQTh  

 

Partir en livre auto et moto http://bit.ly/2w3FxPg

 

Comment commander un exemplaire dédicacé de mon roman CIRCUIT MORTEL http://bit.ly/2hjfyxa

 

Thierry Le Bras

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:58

« La course, c’est la vie. Avant et après, il n’y a que l’attente », affirme Steve McQueen dans le film Le Mans.

 

La course pousse le pilote et chaque membre de son équipe à donner le meilleur de lui-même. Elle exacerbe les passions, celles des concurrents, des supporters, de tous ceux qui ont investi sur ses résultats. Le danger rôde. La jalousie se cache sous les sourires de façade. Considéré comme le but ultime, un simple moyen, une obsession maladive selon les personnalités des acteurs, l’argent s’invite au programme. Le suspense surfe naturellement sur les sommets de l’angoisse.

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Existe-t-il quelque chose d’aussi fort que les émotions que procure un bolide mené à l’extrême limite de l’adhérence ? Je ne le pense pas. Auprès de la satisfaction d’un pilote qui a réussi la performance parfaite, qui se convainc que personne au monde n’aurait pu faire mieux avec son matériel, tout paraît fade, insipide, sans intérêt réel.

 

C’est pour cette raison que je choisis la course automobile comme cadre de romans et nouvelles. D’ailleurs, même quand je n’inscris pas les sports mécaniques au menu de mon scénario, j’y fais discrètement allusion avec une voiture ou une moto qui épice la personnalité de tel ou tel personnage. Je ne suis pas le seul à observer cet accord parfait entre sport automobile et fictions. D’autres romanciers et nouvellistes ont ouvert la piste, à diverses époques, en invitant différentes générations de lecteurs à s’identifier à leurs personnages. Trois exemples aujourd’hui.

« Court-circuit en Malaisie - 6 Histoires d’automobiles »

Barbara Castello et Pascal Deloche – Emmanuel Viau – Pascale Védère d’Auria – Patrick Capelli – Julie Got – Xavier Mauméjan.

Éditions Fleurus

 

Humour, sentiments, policier, faits divers, fantastique, science-fiction, tels sont les genres auxquels correspondent les histoires courtes réunies dans cet ouvrage destiné principalement à un lectorat jeunesse. Précisons cependant que tout lecteur de 10 à 90 ans et plus dévorera ce recueil rédigé par des maîtres du suspense.

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Car aucun adulte ne saurait résister au complot qui menace un pilote de F 1, aux rebondissements d’un rallye sur des routes enneigées, à une course vitale contre des extra-terrestres féroces. Sans parler des dangers d’une poursuite aux US, d’une enfant meurtrie par la passion que son père voue aux voitures anciennes ou de la vengeance post mortem d’un pilote.

« Le Ciel n’a pas de préférés »

Érich Maria Remarque

Édité chez : Club femmes – Éditions Rombaldi – Presses de la Cité – Presses Pocket

 

Coureur automobile habitué à une vie brillante et trépidante, Clerfayt se trouve hospitalisé dans un sanatorium suisse. Il y fait la connaissance d’une jeune femme charmante, frappée comme lui par la maladie.

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Retrouvera-t-il un jour sa place dans le cockpit d’une voiture de course ? L’histoire d’amour qu’il commence connaîtra-t-elle un dénouement heureux ?

 

Une histoire poignante où le luxe des sites et des décors ne fait pas oublier le désespoir et l’angoisse de la mort. Car comme l’annonce l’auteur, le Ciel n’a pas de préférés …

« Derniers essais avant le Grand Prix »

J.P. Domescq

Gallimard Jeunesse (Folio Junior)

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Grâce à ses résultats scolaires, Cédric est autorisé à aller au Grand Prix de France de Formule 1.

 

Il est subjugué par les bolides alors que sa copine Marion qui l’accompagne préfère les sciences naturelles. Les essais se déroulent bien lorsque, catastrophe, l’aileron d’une voiture s’envole…

 

Des univers différents, mais toujours la course en fil conducteur... Envie de vous immerger dans le monde de la course ? Grâce à la lecture, vous y parviendrez sans vous exposer aux dangers de la vitesse, sans consentir les sacrifices financiers qu’exigent la compétition, sans les contraintes des voyages autour du monde, mais avec l’excitation et les poussées d’adrénaline qu’offrent les sports mécaniques. QUELQUES LIENS A SUIVRE pour partager l’existence hors normes des pilotes :

 

D’autres chroniques sur des romans, BD, albums et récits traitant de course automobile http://circuitmortel.com/cat/critique/

 

Un polar dans l’univers du Rallycross http://bit.ly/1XEpx1J

 

Jour de gloire pour Ronnie, une nouvelle illustrée accessible gratuitement sur ce blog http://0z.fr/DwoeM

Des auteurs, des lecteurs, des courses automobiles

Ronnie, pilote courageux qui vit la course comme un sport de combat et accepte tous les défis, même s’il doit souffrir http://bit.ly/2bAFnbr

 

Un polar jeunesse teinté de fantastique dont l’action se déroule pendant un rallye en Auvergne http://amzn.to/1jAhsoF

 

Thierry Le Bras

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 16:45

Une photo et des échanges sur les réseaux sociaux en parfaite adéquation avec un poème de Richard Grieco récemment découvert m’ont conduit sur la piste du passé.

 

L'occasion de réaliser le temps qui s’écoule, la volonté d'aller de l'avant, une certaine nostalgie aussi de ce qui est passé, d’émotions et sentiments que nous ne retrouverons plus, plus jamais... Pas dans ce monde en tout cas...

Faire revivre le passé

La course contre le temps est perdue d’avance. J’écris cette note à la veille d’un nouvel anniversaire. Sera-ce le dernier ou en verrai-je encore beaucoup d’autres ? Je ne sais pas. Je n’ai pas le pouvoir de retenir le temps, ni de créer un futur antérieur m’autorisant à jouir une nouvelle fois des meilleurs moments de mon existence puis à négocier différemment les virages qui ne m’ont pas comblé....

Un poème pour dimanche.... (partagé par Richard Grieco - en photo ci-dessus -  sur son compte Facebook le 18 septembre 2016)

 

LE PROGRÈS

Aller de l'avant

Laisser le passé derrière

Mais de ne pas oublier

Ceux qui ont aidé le long du chemin

Quand les temps étaient durs

Quitter les amis et la famille

Pour avancer et poursuivre C'est un but dans la vie

Peut être l'une des épreuves les plus dures

Un homme peut passer à travers

Mais l'excitation de rencontrer de nouveaux amis

Ce déséquilibre contrebalance Mais je n'aurai jamais d'amis

Comme je l'ai fait quand j'étais petit

                                                                                                     Richard Grieco

La volonté et ses limites

 

Lors d’un échange sur Facebook, un ami m’a fait observer que nous pouvions revivre le passé, qu’il fallait simplement en manifester la volonté. Il n’avait pas tort. . C’est la raison pour laquelle j’ai écrit VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, un polar automobile, vintage et gourmand (pour l’heure en ebook mais pour lequel je cherche une solution rapide de publication papier avec une nouvelle couverture) : cf http://amzn.to/1nCwZYd

Faire revivre le passé

Un univers parallèle en 1966, avec des Lotus Elan, Shelby Cobra Daytona, DS 21, Cooper S, Floride, Ferrari P4, Ford MKII, Fiat 600, Ford Taunus, Daf 33, Mercedes 280 SL, Facel Vega... Un univers parallèle où les personnages vivent vraiment, entraînent des lecteurs qui deviendront leurs amis, chaque lecteur s’identifiant à un acteur (ou une actrice) du scénario.

 

Oui, c’est toujours vrai lorsque certains rassemblements, événements, mises en scène permettent de recréer une tranche de vie d’avant.

Faire revivre le passé

Mais d’un autre côté, nous rejouons une pièce de théâtre, une illusion, fantastique, mais juste une illusion. Dès que nous sortons de la concentration inhérente au rôle, nous voyageons dans le temps à la vitesse de l’éclair. Jusqu’au présent, pas forcément désagréable, mais par définition loin des rêves, avec ses blessures, ses cicatrices, les coups de poignard dans le dos, les disparus, dont des amis chers avec qui, enfants, nous avons partagé tant de rêves. A 10 ans, ma génération lisait Tintin, ou Pilote, ou Spirou. Aujourd’hui, elle s’informe de l’état du monde avec L’Express, Valeurs Actuelles, ou d’autres publications très sérieuses... C’est la vie. Elle nous fait perdre l’insouciance en devenant responsables, en réalisant plus ou moins complètement nos ambitions. Mais il reste au moins deux hebdomadaires qui, en ce qui me concerne, apportent un rayon de soleil, le mercredi et le jeudi, AUTOhebdo et LVA !

QUELQUES LIENS

 

Quand le Rallye des Corsaires rappelle l’atmosphère automobile de romans d’avant http://bit.ly/2dN78Mk

 

Quand Richard Grieco pilotait des Firebird, Lotus, Mustang, Toyota Celica http://bit.ly/1MJglo6

 

Un polar avec des voitures de course, des amis, des ennemis, des cadavres, des menaces, des jeunes et des moins jeunes, des voyages dans le temps... http://bit.ly/29fHooI

 

Thierry Le Bras

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 17:47

Polars, sports et légendes a 5 ans et maintient le cap, défendre la fiction qui met en valeur les milieux du sport.

 

Ce blog est né en juillet 2011, au moment de la parution de GARE A LA MAIN DU DIABLE, un roman jeunesse teinté de fantastique dont l’action a pour thème les mystères autour d’un des favoris d’une course transatlantique en solitaire. Les jeunes lycéens qui ont sympathisé avec le skipper Florian Manach parviendront-ils à déjouer les actes de malveillance destinés à saboter sa course et à couler son trimaran ?

5 ans de défense des histoires de sport !

Les malheurs du marin ne résultent-ils d’ailleurs que des attaques des malfaiteurs ? Pas sûr... Car si les marins comme les pilotes automobiles se révèlent superstitieux, c’est parce qu’ils ont vérifié le bienfondé des légendes qui circulent sur les pontons et dans les paddocks. Il faut écouter les anciens, ceux qui assurent la transmission des traditions. Les épreuves leur ont enseigné la sagesse. Ils savent de quoi ils parlent...

Le sport, un univers de combat permanent

 

Le sport implique la recherche de la performance absolue.

5 ans de défense des histoires de sport !

Dans mon polar Chicanes et dérapages de Lorient au Mans, Denis Grenier, équipier de David Sarel, un de mes héros récurrents, l’exprime lors d’une interview accordée quelques minutes après qu’il ait réussi le meilleur chrono de sa catégorie aux essais des 24 Heures du Mans : « aujourd’hui, j’ai eu le sentiment de piloter la Super GT à la limite dans tous les virages du circuit. Après mon chrono, je me suis dit, tu as fait le tour parfait, personne au monde n’aurait fait mieux que toi avec cette voiture ce soir. C’est une satisfaction intense. » A dire vrai, cette phrase m’a été inspirée par une déclaration du meilleur pilote de F1 actuel, Nico Rosberg, après une séance d’essais à Monaco lorsqu’il pilotait encore pour Williams. Fiction et réalité sont proches, des mondes parallèles entre lesquels le lecteur et les personnages voyagent. Ne dit-on pas que la réalité dépasse souvent la fiction.

 

La volonté, l’effort, rendent la compétition magnifique. Le comportement de ses acteurs implique forcément des histoires extraordinaires. Le sport génère l’exploit, ou l’acceptation de la défaite, ou les dérapages incontrôlés.

5 ans de défense des histoires de sport !

C’est un combat où le sportif cherche le dépassement de sa limite, ce qui signifie parfois la défaite. Ronnie, personnage de l’univers de David Sarel, aurait rêvé de devenir champion olympique de lutte. Bien que costaud, il constatera qu’il n’en a pas la capacité physique. Il pratiquera également le sport automobile. Avec des succès et des déceptions. Même les champions du monde ne remportent pas toutes les courses. Les gentlemen drivers trouvent logiquement des rivaux sur leur route, comme en lutte, un sport qui, à l’instar de la boxe, ne ment jamais.

 

Si le sport véhicule en principe des valeurs positives, il arrive cependant que des compétiteurs ou équipes transgressent l’honneur et les règles. Dans ces cas-là, les champions quittent la rubrique sportive et rejoignent les colonnes consacrées aux faits divers et à la justice. Dopage mécanique, chantages, comportements scandaleux sur les sites de compétition ou en dehors, bagarres, insultes, trafics de produits prohibés, les exemples sont nombreux. Certaines stars échappent à la détention préventive ainsi qu’à des contrôles judiciaires rigoureux en raison des réactions redoutées de certains publics ou/et grâce à des partenaires financiers aussi puissants que des États. Certains faits sont suspectés mais ne donnent pas lieu à poursuite faute de preuves ou pour les raisons précitées...

5 ans de défense des histoires de sport !

Dans tous les cas, le sport offre la matière de belles histoires qui méritent d’être racontées, que ce soit sous forme de documentaires ou de fictions. Polars, sports et légendes les soutient toutes, qu’elles prennent la forme de récits, romans, films, reportages, chroniques, BD, feuilletons...

Polars, sports et légendes, des notes sans limite de forme ni de fond

 

Ce blog a pour finalité d’exprimer la passion du récit autour du sport par tous les moyens à la disposition de son auteur.

5 ans de défense des histoires de sport !

Parfois, j’y présente des livres, films, feuilletons, opinions d’auteur. D’autres notes en ligne prennent la forme de courtes fictions illustrées (nouvelles).

 

D’autres encore renvoient vers des fictions en ligne sur CIRCUITMORTEL.COM, mon autre blog consacré à la compétition automobile et aux voitures vintage. Et aussi vers présentations de produits culturels en lien direct avec l’automobile. L’important, c’est le partage de la passion !

 

Polars, sports et légendes s’autorise même un hors sujet de temps en temps, un coup de cœur ou un coup de gueule. Coup de cœur pour le roman d’un ami – Kevin Kluska, lui-même grand amateur de sport -, pour une série télévisée, un restaurant, coup de gueule contre le vide juridique qui permet le crime parfait ou contre les attaques visant notre culture, Polars, sports et légendes reste un blog libre qui ne s’interdit rien.

QUELQUES LIENS

 

Que diriez-vous d’une salade à la sauce Bolonié pour ce soir avec des personnages de polar ? http://0z.fr/110Cx

 

De la lutte au sport automobile, la trajectoire de Ronnie http://0z.fr/DwoeM

 

Des fictions automobiles gratuitement accessibles http://circuitmortel.com/cat/fiction/

 

Des présentations de romans, films et BD sur fond de course automobile http://circuitmortel.com/cat/critique/

 

Un pilote de F1 raconte sa première fan ! http://bit.ly/1pNE7oX

 

Coup de cœur pour le roman d’un ami, Kevin Kluska http://0z.fr/s5gdj

 

Coup de gueule contre le vide juridique qui permet encore le crime parafait http://0z.fr/1sjFz

 

Thierry Le Bras

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:05

Vous rappelez-vous la présentation de Maître Collard il y a quelques années dans une émission satirique ? L’avocat se présentait comme avocat à la télévision, à la radio et au Barreau. Il citait les médias avant le palais de justice.

COMMUNICATION JUDICIAIRE : parce que les procès se gagnent aussi dans les médias

Certes, les auteurs entendaient se moquer du goût prononcé du praticien pour les interviews. Mais plus sérieusement, mieux vaut éviter une campagne de presse négative qui influencera le public et vraisemblablement les magistrats.

Qui est le vrai méchant ?

 

Les avocats et les équipes qui travaillent avec eux à la préparation d’un procès souhaitent que leur client arrive avec la meilleure image possible devant la juridiction qui va traiter leur affaire.

 

Pour atteindre cette finalité, plus question de laisser le hasard, les velléités d’un média ou la campagne menée par l’adversaire, des politiques ou un juge ambitieux imposer un scénario à l’opinion publique.

COMMUNICATION JUDICIAIRE : parce que les procès se gagnent aussi dans les médias

Devant les magistrats, l’avocat va créer et défendre la vérité judiciaire qui servira la cause de son client. Mais il n’agira plus seul. Avant les audiences, des conseillers en communication contribueront à écrire le storytelling qui préservera au mieux les intérêts du justiciable, sa réputation, et le sauvera le cas échéant du lynchage médiatique.

 

Ces consultants travailleront en collaboration étroite avec les avocats :

* ils endosseront le costume (ou la robe) de pédagogue auprès des médias et du public dans le but d’imposer les aspects de l’affaire les plus favorables au client (en vulgarisant sans les dénaturer des notions juridiques, des concepts relatifs à la procédure, à la preuve, aux enjeux réels…) ;

* ils contreront les lobbyistes qui, quelles que soient leurs motivations, travaillent contre les intérêts du client.

Parer les contre-vérités

 

Certains s’étonneront de ce jeu d’influences. Les esprits les plus purs crieront à la manipulation. Et pourtant, il s’agit au contraire de garantir l’équilibre et l’équité.

 

Il arrive que des médias foncièrement lobbyistes pour le compte de leurs amis politiques et peu soucieux de déontologie, présentent sciemment une version déformée, voire carrément mensongère d’une situation. Ce fut le cas avec le bouclier fiscal décrit comme un chèque cadeau aux plus riches alors qu’au contraire, il s’agissait de rembourser un trop perçu. Car en vérité, l’administration fiscale restituait simplement a posteriori aux gros contribuables des avances de trésorerie qu’ils avaient consenties à l’État sans intérêts. Le mensonge a payé et la communication négative orchestrée autour du bouclier fiscal a aidé les adversaires de la majorité de l’époque à s’emparer du pouvoir.

COMMUNICATION JUDICIAIRE : parce que les procès se gagnent aussi dans les médias

Sans atteindre une telle dimension nationale, des affaires portées à la connaissance du public affecteront durablement les justiciables impliqués. Surtout lorsqu’elles suscitent des polémiques, des passions, des oppositions fondamentales et irréductibles entre les défenseurs des thèses qui s’affrontent. Guerres au sujet d’héritages, légitime défense de commerçants agressés, infractions économiques mineures ou graves emportant des conséquences importantes sur des entreprises et leurs employés, les exemples ne manquent pas. D’autant que le secret de l’instruction n’est qu’une illusion. Le justiciable est-il jugé par l’opinion publique avec les médias dans le rôle du parquet avant le terme de la procédure judiciaire ? Sans doute, car les médias n’accorderont jamais autant d’espace à un non-lieu, une relaxe ou un acquittement qu’à une audition en qualité de témoin, une garde à vue ou une mise en examen.

 

Alors, dans le contexte médiatique et judiciaire contemporain, les avocats et les justiciables ont tout intérêt à s’adjoindre le concours de nouveaux conseillers qui savent écrire une histoire, un scénario, un storytelling, la version factuelle et juridique qui va dans le sens de leur thèse. L’adversaire, lui, n’hésitera pas…

QUELQUES LIENS

 

Pour John Irving, l’écriture d’un scénario ressemble à un match de lutte http://0z.fr/ffluo

 

Marâtres, détournements et petits meurtres http://0z.fr/1sjFz

 

Drogués de sport : docufiction mettant en scène un avocat, un rallye, des dealers… http://bit.ly/1lEpd2a

 

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Thierry Le Bras

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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