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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:28

Après les BD, les films ! Et toujours trois vedettes cabochardes, le cocker au caractère... de chien... et la 2cv rouge !

 

Reste-t-il un seul Français qui ne connaîtrait pas Boule et Bill ? Boule, c’est le petit garçon aux cheveux roux. Bill, c’est le cocker au poil roux. Ne vous inquiétez pas, tous les jeunes lecteurs ou spectateurs pensent que c’est l’inverse avant de découvrir la première histoire.

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

Boule et Bill sont nés en 1959. Leur apparence reste intangible dans les BD, mais auprès des médias comme du public, ils ont grandi dans les années 60 et continué à muscler leur aura lors des décennies suivantes.

De Spirou aux journaux de programmes télé...

 

Les journaux de BD se portaient bien dans les sixties. Ce sera la chance de Boule et Bill qui commenceront leur carrière dans Spirou, un des leaders sur le marché avec Tintin et Pilote.

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

Une des particularités de Boule et Bill réside dans le formatage des histoires. Ici, pas de découpage en « feuilleton » d’un album de 48 à 62 pages. Les auteurs initiaux préféraient des gags qui tenaient sur une planche. Cela n’a pas nui à la publication d’albums. Simplement, chacun rassemble une quantité de petites histoires du cocker coquin et de son jeune maître avec la participation de personnages secondaires, le père, la mère, Pouf, le meilleur copain, Caroline la Tortue et souvent la fameuse 2cv rouge. A part toutefois Globe-trotters, une histoire complète qui dure tout un album.

 

Boule et Bill ont poursuivi leur carrière dans des magazines annonçant les programmes télévisés et des quotidiens. Je me suis laissé dire que dans un magazine télé, une enquête de lectorat révéla que Boule et Bill luttaient pour le leadership des pages hors programmes TV avec la rubrique juridique qui présentait l’avantage d’aborder ce qui intéresse le plus les lecteurs, eux-mêmes, leurs petites histoires, ou leurs vrais problèmes...

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

A l’époque des débuts de Boule et Bill, la 2cv représente bien plus qu’une voiture. Elle fait partie des véhicules abordables qui mettent l’automobile à la portée des Français moyens, leur offrent la liberté, les week-ends à la campagne ou au bord de la mer, les vacances loin de la ville. La 2cv, un phénomène de société, un symbole d’une époque où les politiques souhaitaient que leurs concitoyens vivent de mieux en mieux et trouvent le bonheur. Je sais, ça, c’était avant, quand le peuple français était au cœur des préoccupations des candidats. Un passé dépassé...

 

Mais au bon vieux temps vintage, celui de l’optimisme et de la confiance en l’avenir, rien d’étonnant à ce que la petite famille de Boule et Bill se rassemble dans une 2cv. La sympathique petite Citroên contribue à l’identification. Le jeune lecteur se transporte volontiers dans l’univers parallèle de Boule et Bill. Il connaît forcément quelqu’un de positif qui roule en 2cv. Son père, celui d’un copain, un oncle, l’instituteur, le docteur, le curé... La 2cv fait partie de sa vie. Un choix judicieux !

Maintenant, les films !

 

Deux films mettent désormais en scène Boule, Bill, Caroline, les parents, Pouf, la 2cv et les autres personnages de l’univers de la série BD.

La 2cv rouge, star de BD et de cinéma avec Boule et Bill !

Naturellement, la 2cv tient sa place. Rouge, la couleur préférée des enfants. Un joli contraste avec les couleurs ternes et neutres des boites de conserves d’aujourd’hui auxquelles des constructeurs généralistes donnent encore le nom d’automobiles... Des trucs pleins d’électronique dont toujours prêts à tomber en panne et à générer des coûts de maintenance. Des objets sans joie, sans fantaisie, sans odeur ni saveur, si éloignés du monde de Boule et Bill et de la 2cv... En visionnant les films de Boule et Bill, le rire est garanti. Un plaisir à ne pas manquer dans ce monde qui donne si souvent envie de pleurer.

QUELQUES LIENS

 

Puisque nous parlons de 2cv... Vous rappelez-vous, Bolo, le bandit en 2cv ? http://bit.ly/1NHCOOV

 

Un personnage que je voudrais adapter en BD, Ronan : ici contre la mère Poupoune et sa 2cv http://0z.fr/SBfWH

 

Autre phénomène de société vintage, Le Club des 5 ! Que sont-ils devenus à votre avis ? http://bit.ly/2fLTRHU

 

Des voitures dans la ville, dont une Ami 6, petite sœur de la 2cv http://bit.ly/2nLO44O

 

L’automobile, c’était vraiment mieux avant http://bit.ly/2lkbnSk

 

Thierry Le Bras

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 19:22

Et j’ai intégré certains félins dans mes romans et nouvelles...

 

Le chat, un animal plein de mystères. Un peu sauvage, indépendant, affectueux, égoïste, joueur, attachant... Après avoir été pendant des décennies les vedettes des calendriers délivrés par les facteurs, les chatons deviennent les stars du web. Ils recueillent quotidiennement des millions de mentions favorables sur les réseaux sociaux.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Grâce à Felix ? Peut-être un peu. Le petit chat noir et blanc de la publicité ferait craquer les cœurs les plus endurcis. Tom, frère ennemi de Jerry dans les cartoons, présente des aspects attachants. En outre, il chasse une souris, fléau des maisons qu’attaquent les rongeurs. Qui n’a pas rêvé de voir Tom gagner à la fin d’un dessin animé, d’une image où Jerry s’enfuirait avec son balluchon sur une épaule, l’autre bras en écharpe et la tête d’un boxeur démoli par Mike Tyson ? Par contre, Tom se montre volontiers ingrat envers les humains qui l’hébergent... Ne parlons pas de Sylvestre, le gros-minet dont l’obsession se limite à dévorer le petit Titi, adorable oiseau aux grands yeux irrésistibles. Je pense sincèrement que les dessins animés de la Warner montrant le méchant gros-minet poursuivant le pauvre petit oiseau ont gravement nui à l’image des chats dans le monde. Mignon, malicieux, doté d’un éternel sourire engageant, Félix nous réconcilie heureusement avec tous les chats. Jamais il ne chasse un oiseau, jamais il n’embête un chien, jamais il ne griffe un humain.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Un vrai petit ange qui donne envie d’adopter un de ses congénères. Ou plutôt de laisser un chat nous adopter. Car ne nous faisons pas d’illusions, dans la relation entre le félin et l’humain, c’est le cousin du roi des animaux qui choisit et qui commande. Les chats se lient aisément aux enfants et aux adultes... dont la maturité s’accommode de l’indépendance de leurs amis à quatre pattes.

Un charisme inné

 

N’appelez pas les messieurs en une blouse blanche avec une ambulance qui m’amèneraient sans ménagements dans une chambre capitonnée. Ils ne me laisseraient vraisemblablement pas écrire mes voyages dans des univers parallèles, ceux de mes romans, de mes nouvelles, de mes chroniques, des mondes qui existent vraiment, c’est-à-dire dans mon imagination et, j’espère, celles des lecteurs. Je me promène toujours – ou presque – avec un petit appareil photo à portée de main. Parmi mes sujets préférés, les animaux et les automobiles. Alors, quand je vois un chat que je ne connais pas encore, je le salue et je m’efforce de me montrer aimable, de lui donner envie de nouer une relation avec moi.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Certains chats refusent tout dialogue, montrent ostensiblement que je les dérange. Je ne saurais leur en tenir rigueur. Ils ont leurs soucis, comme tout être vivant. Ils revendiquent légitimement le droit à une vie privée à l’abri des paparazzis. Je peux comprendre.

J’ai croisé chats de toutes sortes

D’autres affichent une méfiance a priori mais acceptent tout de même d’entamer le dialogue. La curiosité l’emporte sur la froideur. Au fil des rencontres, Ils finiront par devenir franchement amicaux. Ils ne parlent pas à n’importe qui. La patience construira une relation.

J’ai croisé chats de toutes sortes

D’autres encore, businesscats avisés, cherchent à tirer profit de notre rencontre. Après la photo, il m’a demandé si je le photographiais pour un casting, quel serait le cachet, s’il serait en haut du générique et avec qui il jouerait. A moins que j’ai mal interprété son miaou curieux…

J’ai croisé chats de toutes sortes

Beaucoup font preuve de dignité et de sympathie nonobstant leurs peines et épreuves. Ce matin-là Kid Cat sortait d’un combat difficile. Il avait perdu sa ceinture de champion. Quatre pattes de cuir et soudain... « Cette fois, le jeune puncheur a gagné, témoigna Kid Cat... Mais ce n’est pas grave. Je prendrai ma revanche, et j’aurai son sourire, poing final de mes papattes, même si dans les coins, Boxe, Boxe, j’y vois encore luire, quatre pattes de cuir... » Des caresses le réconforteraient, à condition de faire attention à ses plaies.

Des chats jouent un rôle dans mes fictions

 

Tout chat naît pour devenir une star. Le félin inspire forcément l’écrivain !

J’ai croisé chats de toutes sortes

Encore quelques mois et ce p’tit minet pourra jouer le rôle de Tom dans une adaptation ciné ou télé de « CHICANES ET DÉRAPAGES DE LORIENT AU MANS ». Dans ce roman, Tom est le chat de Benjamin Boden, un ami de David Sarel, un de mes personnages récurrents (cf p. ex. http://bit.ly/1lEpd2a ). David adore les animaux et s’entend bien avec Tom. Le félin va pourtant lui causer une sacrée frayeur dans le scénario. Il faut dire qu’à cet instant, David, menacé de mort et planqué par Benjamin est particulièrement sensible à tous les signes de danger. Au fait, si vous êtes producteur et que vous souhaitez adapter un de mes romans au cinéma, pas de problème, nous pouvons discuter !!!

J’ai croisé chats de toutes sortes

Je vous présente ci-dessus Miss Tigri, la chatte dont Jocelyn, héros de prochains polars, est l'humain. Le jeune homme vit dans le but de devenir un grand rallyman. La chatte n’essaie pas de l’en dissuader. Il ne lui reproche pas ses escapades. Quand elle rentre, il la laisse s’installer sur son lit ou dans tout autre lieu qu’elle choisit. Elle s’éclipse poliment quand la copine de son humain vient dormir à la maison. L'adorable chatte blanche et Jocelyn entretiennent une relation sans tâche.

J’ai croisé chats de toutes sortes

Le chat noir n’est pas très bien vu en sport automobile. Dans LE PACTE DU TRICHEUR, David rencontre quelques ennuis avec celui d’un sorcier… L’histoire se passe bien avant celle évoquée plus haut, lorsqu’il était encore adolescent... Un incident qui ne troublera nullement ses relations ultérieures avec la gent féline !

QUELQUES LIENS

 

DESIGNMOTEUR présente une Jaguar, fauve d’exception, féline de charme http://www.designmoteur.com/2016/05/jaguar-project-7-by-svo/

 

Le 13 en sport automobile ! http://urlz.fr/2GpM

 

David affronte un chat menaçant http://bit.ly/1o8MWb5

 

Thierry Le Bras

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 14:39

Le journaliste accompagné de son chien Milou reste un magicien de la fiction. Non content de partager ses propres aventures, il a servi de tremplin à quelques-uns des héros de BD les plus attachants.

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Le journal de Tintin est apparu en 1946. Il fut édité jusqu’en 1988. Son concept, des BD publiées en feuilletons à raison généralement de deux pages par semaine. Sa clientèle, les jeunes de 7 à 77 ans ! Plus sérieusement, les enfants et les ados jusqu’à ce qu’un amour propre mal placé les incite à ne plus l’acheter. Tintin, le journal que les parents et grands-parents empruntaient volontiers aux plus jeunes.

 

Ses plus, des BD de grande qualité, des reportages sur des thèmes qui retenaient l’attention des jeunes, voire des moins jeunes, Un humour irrésistible. L’attente de son arrivée d’une semaine sur l’autre... Je ne vous dirai pas jusqu’à quel âge j’ai lu le journal de Tintin. Ça restera mon jardin secret. Mais j’avoue volontiers que je relirais (ou lirais) bien maintenant tous les numéros parus de 1964 jusqu’à la fin du magazine. Un jour, peut-être...

Beaucoup de mes BD préférées sont liées à Tintin

 

Les histoires de Tintin et de Milou se révèlent passionnantes. Le jeune reporter sympathique, intelligent, libre des contraintes habituellement liées à son âge m’a entraîné avec des millions d’autres dans les univers parallèles de ses aventures. Les injures du Capitaine Haddock plaisent toujours. Qui n’a jamais eu envie de traiter un bougre de faux-jeton à la sauce tartare d’ectoplasme à roulettes, de Bachi-bouzouk, de concentré de moule à gaufres, tonnerre de Brest ? Autre source intarissable d’éclats de rire et de moqueries, la Castafiore, braillarde d’opéra, une dondon hystérique qui se prenait pour une artiste Je me souviens combien elle faisait rigoler mon père qui assimilait toutes les chanteuses d’opéra à des foldingues.

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Des adaptations cinématographiques de Tintin virent le jour durant les sixties. Dans le rôle du reporter, Jean-Pierre Talbot, un garçon né à Spa (cf liens en fin de note). A mon avis les meilleurs films de Tintin jamais tournés ! Comme moi, comme la majorité de mes lecteurs, Tintin aime tout ce qui va vite avec un moteur. Il possède un réel talent derrière un volant. Dans « Les cigares du pharaon », il pilote une voiture de course (Alfa Romeo, Bugatti, Amilcar ?).Au pays des soviets, il roulera en Mercedes et Amilcar. En Amérique, il dompte une Bugatti. Le Congo nous permet de le découvrir dans une rustique Ford T. Il n’hésite pas non plus à poursuivre des méchants à moto, parfois avec le capitaine Haddock et Milou en passagers inquiets. Les Éditions Moulinsart ont consacré un livre à ses voitures. Tintin enchante les passionnés d’auto et de moto, pour peu qu’ils aient entre 7 et 77 ans, voire beaucoup plus car grâce au rallongement de la durée de vie, je crois pouvoir affirmer qu’il est maintenant raisonnable de se considérer un jeune lecteur potentiel de Tintin jusqu’à au moins... 117 ans !!!

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Personne ne s’étonnera de mon attachement à Michel Vaillant, découvert dans Tintin. J’ai souvent évoqué l’apport de Jean Graton au sport automobile, notamment la richesse des informations qu’il apporta en ouvrant à ses lecteurs les coulisses de la F1, des 24 Heures du Mans et d’autres disciplines. Michel Vaillant représente bien plus qu’un personnage de fiction. Je suis tenté d’écrire qu’à l‘époque des années 60 et 70, Jean Graton créa avec le magazine Tintin un des médias les plus remarquables consacrés aux sports mécaniques.

 

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Connaissez-vous Jari ? C’est mon joueur de tennis préféré avec Rafael Nadal et Richard Gasquet. Orphelin, le jeune adolescent se confronte à des épreuves douloureuses et angoissantes. Lorsque le champion Jimmy Torrent le prend sous sa protection, son horizon semble s’éclaircir. Sans que sa vie devienne pourtant un long fleuve tranquille.

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Jari aime aussi l’automobile et la vitesse. Il est apparu le temps de quelques cases avec Michel Vaillant dans « Le pilote sans visage ». Entre les entraînements et les histoires policières, Jari n’avait pas le temps de chasser le Pokémon. Dommage que cette série se soit arrêtée.

 

Autres scenarii publiés dans Tintin qui réveillent ma nostalgie, les 3 A. Des histoires de scouts. Il s’agissait de trois adolescents qui véhiculaient des valeurs que n’aurait pas reniées Serge Dalens. Nul doute que ces gars-là avaient lu les aventures du Prince Éric et de son ami Christian d’Ancourt. Je me souviens de cases où ils déplaçaient dans une jeep bleu marine pilotée par l’aîné du groupe. Une série agréable où l’amitié, la solidarité et le courage prenaient tout leur sens. Aux antipodes de la télé-réalité.

 

D’autres héros qui ont grandi dans le journal de Tintin font partie des classiques de la BD. J’en citerai quelques-uns pour mémoire : Alix, Chevalier Ardent, Ric Hochet (le journaliste qui roule en Porsche à part un petit intermède dans lequel il apparaît au volant d’un Coupé Volvo 1800, un modèle identique à celui du Saint). Je n’oublierai pas Tim et Anthime, Chick Bill (avec son inséparable et loyal ami indien appelé Petit Caniche, d’une adresse stupéfiante au tir à l’arc), Cubitus (le gros chien blanc pas très malin), Blake et Mortimer, Prudence Petitpas... Tant de bons souvenirs...

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Les fans de moto se doivent de chercher des albums ou informations su Taka Takata, un aviateur japonais myope qui évolue dans l’univers rigoureux de l’armée de son pays. Il subit la mauvaise humeur du général Hassi Hamoto, reçoit des ordres du ministre Toushpa Hamamoto, croise monsieur Yamamoto Kadératé. Pourra-t-il trouver refuge au mess ? Oui, enfin à condition que le colonel Rata Hosoja ne lui confie pas de mission urgente. Les planches mettant en scène Taka Takata surfaient sur l’humour linguistique. Je ne sais si les albums du petit soldat japonais restent trouvables. En vérité, je crains que chacune coûte aujourd’hui une colossale bouchée de pain (expression apprise en lisant une histoire de Taka Takata).

Rêves, reportages, sport

 

Tintin, tant de bons souvenirs... Bon d’accord, tout ça, c’était avant. Mais les bons moments consacrés à la lecture de l’hebdomadaire des jeunes de 7 à 77 ans ont existé pendant de nombreuses années. Rien ni personne ne pourront nous les enlever. J’espère que ceux qui achètent encore des anciens numéros ou des albums regroupant des périodes de parution éprouvent le même bonheur. A dire vrai, j’en suis convaincu.

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Outre les planches de BD, Tintin publiait régulièrement des dossiers ou articles consacrés à des sujets intéressant les jeunes. Mes souvenirs privilégient forcément ceux traitant de thèmes automobiles, par exemple les 24 Heures du Mans ou certains modèles de voitures de sport, Matra Djet, Triumph Spitfire. Mais d’autres, moins liés à mes terrains de prédilection m’ont également marqué, justement parce qu’ils incitaient à la découverte de nouveaux horizons. Je citerai par exemple un article au milieu des années 60 sur la vie d’un adolescent dans une manade en Camargue. Une existence proche des chevaux, de la nature, du vent, du soleil dans un site magnifique. Un quotidien qui semblait très libre, éloigné de la discipline scolaire, des ordres des parents. Sûrement pas si idyllique car ce garçon travaillait déjà très dur à l’âge de quatorze ou quinze ans, tout au moins pendant les vacances. Mais un reportage rien que pour les enfants, des tranches de vie qui faisaient rêver. Une histoire que j’ai associée un peu plus tard à l’atmosphère de « La calanque aux serpents », roman de Philippe de Baër paru aux Éditions SPES (collection Jamboree).

 

Non content de raconter le sport dans des reportages ou par le biais de la fiction, le magazine Tintin s’est investi auprès de compétiteurs. En 1973 par exemple, Alain Colas décide de s’aligner à la première Whibread, une course autour du monde en équipage passant par les trois caps (Bonne Espérance, Leuwin et Horn). Les organisateurs ne veulent pas de lui car il barre un trimaran, l’ex Pen Duick IV rebaptisé Manureva. Ils craignent qu’il domine la course, comme la Transat 1972 qu’il a brillamment remportée. Alain décide alors de partir hors compétition officielle, en solitaire. Parmi les partenaires de l’aventure, le journal Tintin. Le skipper communiquera avec la rédaction par radiotéléphone. Le magazine publiera régulièrement le récit de la circumnavigation. Le 8 septembre 1973, le coureur au large quitte le port de Saint-Malo. Les lecteurs de Tintin suivront les péripéties de son record autour du monde.

Tintin, 70 ans et plein d’amis !

Quelques jours plus tard, toujours en septembre 1973, le Grand National Tour Auto démarre à Dinard. De nombreuses Alfa Romeo 2000 GTV au départ, dont la beige immatriculée dans la Seine confiée à Martine Rénier et Béatrice Méo. Parmi les partenaires de l’équipage féminin lancé dans le grand bain, le journal de Tintin ! Les filles iront au bout de l’épreuve et se classeront 32èmes, résultat fort honorable avec une voiture du groupe 1 (catégorie la plus proche de la série). Nul doute que Tintin, le reporter, était fier qu’elles portent ses couleurs !

 

70 ans après le premier numéro du journal de Tintin, le journaliste et son compagnon Milou conservent plein d’amis. Des générations de lecteurs, et aussi les héros de fiction qui ont partagé les colonnes du magazine pendant une ou plusieurs décennies ! Je fais partie des amis éternels de Tintin et Milou. En raison du plaisir qu’ils m’ont offert en lisant le magazine et les albums mettant en scène mes héros de BD préférés. Et aussi parce que sans Michel Vaillant et Jari, c’est à dite sans Tintin, Jean Graton et Raymond Reding, je n’aurais peut-être pas osé le défi qui me tient le plus à cœur, écrire des fictions dans le monde du sport et plus particulièrement de la course automobile !

QUELQUES LIENS

 

Ronnie, un gentleman driver né pour être adapté en BD http://0z.fr/DwoeM

 

Une Honda aux couleurs des BD Michel Vaillant présentée par DESIGNMOTEUR http://www.designmoteur.com/2016/07/honda-art-car-jean-graton-artstrip-michel-vaillant/

 

Michel (Vaillant), Le Mans, sont des mots qui vont très bien ensemble http://bit.ly/1UV0fW4

 

Avant, quand Talbot roulait pour Tintin http://0z.fr/uxx1p

 

Un polar signé Thierry Le Bras dans l’univers de la course automobile http://bit.ly/1XEpx1J

 

Thierry Le Bras

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:19
Patrimoine automobile

Les voitures d’hier ne méritent-elles pas la vie de château ?

 

De nombreuses sorties de véhicules anciens étaient organisées le week-end des Journées du patrimoine. Parmi elles, le Rallye des Corsaires qui se terminait à Saint-Malo sur l’esplanade Saint-Vincent.

 

Les participants ont saisi l’obligation qui incombe aux héritiers des œuvres automobiles réalisées par d’authentiques artistes de la carrosserie et de la mécanique. Ils les respectent, les entretiennent et les font connaître de manière à perpétrer la tradition des belles machines. Dommage que toutes ces belles autos n’aient pas été là lorsque France Télévision a tourné le film de présentation de Saint-Malo à l’émission « Le monument préféré des Français ». Les remparts d’Intra-Muros auraient peut-être grimpé les trois marches qui manquaient pour transformer une place d’honneur en victoire éclatante.

Souvenirs et univers parallèles

 

Les voitures rassemblées par La Baie’L des Jantes’T à Saint-Malo étaient étincelantes. Un soleil radieux soulignait la splendeur des carrosseries. Car comme toujours ou presque, il faisait beau en Bretagne, région diffamée par de mauvais plaisants qui osent prétendre qu’il y pleuvrait souvent. Les photos de cette note, toutes prises le dimanche 20 septembre 2015, prouvent sans conteste que la météo s’y révèle au contraire clémente.

Patrimoine automobile

En ma qualité d’auteurs de romans et nouvelles dont les actions se déroulent dans des univers vintage, j’éprouve des émotions particulières quand j’assiste à un rassemblement d’anciennes. Choc de l’originalité des modèles d’avant, vivacité des couleurs, recherche du plaisir ramènent à des époques plus légères et guident vers des souvenirs agréables. Des tranches de vie associées à des joies et à des personnes appréciées. Et aussi association de ces voitures aux univers parallèles que je crée dans mes fictions. Ceux qui liront VENGEANCE GLACEE AU COULIS DE SIXTIES constateront qu’une Triumph et une 2cv jouent un rôle dans le scénario. Elles appartiennent toutes les deux à des jeunes femmes et se retrouveront justement à Saint-Malo, un samedi soir, dans un contexte très sombre.

Patrimoine automobile

De nombreuses voitures des années 60 contribuent à l’atmosphère du roman. Parmi elles, une Mercedes 190 SL utilisée par deux des personnages lorsqu’ils se rendent aux 24 Heures du Mans. En 1961, l’année où leur Ferrari du Nart, les frères Pedro et Ricardo Rodriguez menèrent la vie dure aux voitures officielles. Leur course est intégrée en flash-back dans le livre, comme l’édition 1966 à la fin de laquelle intervient le dénouement. Alors forcément, je ne me lasse pas d’admirer ces autos d’avant…

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Le compte Facebook de La Baie’L des Jantes’T https://www.facebook.com/La-Baiel-DES-Jantest-428434467243029/timeline/

 

VENGEANCE GLACEE AU COULIS DE SIXTIES présenté sur DesignMoteur http://www.designmoteur.com/2014/12/roman-polar-passion-automobile/

Patrimoine automobile

Une Simca 1200 S dans un feuilleton estival (en 4 épisodes)

ÉPISODE 1 http://bit.ly/1trq9Df

ÉPISODE 2 http://bit.ly/1vJ6dTB

ÉPISODE 3 http://bit.ly/1vjuSMr

ÉPISODE 4 http://bit.ly/1y8CyRw

 

Suivez-moi sur Twitter https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

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Thierry Le Bras

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 16:21
James Dean, pilote et acteur

« La vitesse, il n’y a que ça. » affirmait Jimmy Dean à son jeune cousin Markie. Il aura tout fait à vive allure, tourner, vivre, piloter et même mourir…

 

James Dean est et restera un mythe. A cause de son charisme bien sûr. Il dégage quelque chose de rare, qui ne se trouve que chez d’autres acteurs d’exception, tels Steve McQueen, Alain Delon, Tom Cruise… Il possède sa part de mystère. De tourments aussi. Comme tous les êtes plus doués que les autres, ceux qui sont nés pour aller au bout de leur talent et de leur passion. Ceux-là suscitent l’admiration, la fascination… des jalousies. Ils alimentent des ragots, des controverses, et ils souffrent de ne pas être compris. Sans doute une sorcière issue du domaine de la médiocrité s’acharne-t-elle à leur faire payer au prix fort les dons de la nature et les cadeaux de la bonne fée qui s’est penchée sur leur berceau. La dernière épreuve, l’accident mortel, a érigé le mythe James Dean en légende.

 

Dans Vivre vite, Philippe Besson traque l’homme derrière la star. Sa technique, rapporter les propos imaginaires de ses proches, de détracteurs, et de Jimmy lui-même. L’ouvrage prend donc la forme d’un roman, une recette littéraire qui mélange des zests d’histoire avec les fruits de l’imagination. Un cocktail très réussi qui se déguste sans modération et provoque un sentiment de manque au moment de fermer le livre.

Jimmy, un pilote fou de vitesse

 

Philippe Besson brosse le portrait d’un James Dean insaisissable, ambigu. Il laisse la liberté au lecteur de construire son personnage au fil des témoignages selon la force qu’il reconnaît à chacun.

James Dean, pilote et acteur

Comme chaque lecteur, j’ai forgé mon Jimmy Dean. Ou plutôt ai-je conforté mon image de cet acteur et pilote qui m’a toujours fasciné. Mon Jimmy est un homme attachant, un être surdoué et sensible pas toujours compris par son entourage, un garçon qui ne peut pas communiquer avec son père malgré une affection sans doute réciproque. A la fois très fort, battant, et également blessé, à fleur de peau. Jimmy a compris très jeune que la sincérité est rare dans les rapports humains. Il a fabriqué sa carapace et a appris à se servir des autres comme on se servait de lui.

 

En outre Jimmy, c’est un pilote automobile, autant qu’un acteur. « J’ai repéré une Porsche 356 qui me plait beaucoup, témoigne-t-il à travers le clavier de Philippe Besson. Les voitures au moins ne font pas d’histoires. Et elles ne nous déçoivent jamais. » Il ne se contentera pas de rouler vite sur route avec cette auto. Il l’engagera à deux compétitions et montrera qu’il a le cran et l’adresse d’un vrai pilote. Décidé à persévérer, il cherche alors une voiture plus puissante. Il arrête son choix sur une Lotus, mais elle n’arrive pas. Alors il se rabat sur une Porsche 550 Spider, celle au volant de laquelle il trouvera la mort en se rendant à une épreuve en compagnie de son mécanicien. « Les sensations que j’ai éprouvées à Palm Springs et Backersfield (NDLR ses premières courses) je ne les ai pas oubliées. J’ai hâte de m’aligner au départ à Santa Barbara à la fin du mois. Tout de même, il n’y a rien de mieux qu’un moteur qui vrombit et une voiture qui file à toute vitesse. » Tout le monde connaît la suite…

James Dean, pilote et acteur

Je vous conseille à tous de lire ce roman. Votre Jimmy sera forcément un peu (ou totalement) différent du mien. Mais n’est-ce pas l’intérêt de la littérature que de nous immerger dans un univers qui fait travailler notre imagination et provoque des émotions ?

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Vivre vite, de Philippe Besson, est un roman publié par les Éditions Julliard. Il est disponible dans toutes les bonnes librairies ou sur Amazon http://amzn.to/1UcUIQd

 

Un de mes romans comporte une annexe consacrée à l’incroyable histoire de la Porsche 550 de James Dean http://bit.ly/1KhGOBW

 

Quelques Porsche au Mans Classic http://bit.ly/29tLQpx   

 

Suivez-moi sur Twitter https://twitter.com/ThierryLeBras2

 

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Thierry Le Bras

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 18:06
A Antraigues, La Remise écrit un nouveau chapitre

La Remise, un restaurant célèbre

 

Antraigues en Ardèche fut le village d’adoption du chanteur Jean Ferrat. Fidèle de l’établissement, il le fit découvrir à des personnalités du monde des médias, notamment Jean-Luc Petitrenaud, Michel Chabran ou Michel Drucker. Le Prince Albert est venu aussi un jour où le Rallye de Monte-Carlo passait devant la porte du restaurant.

 

La Remise, c’était une excellente table exploitée par la famille Jouanny depuis 1964. Il y eut d’abord Albert et Yvonne Jouanny, les parents, puis Yves et Yvette, les enfants.

 

Révolution au mois de janvier 2015. Yves Jouanny annonçait la fermeture du restaurant au quotidien Le Progrès. La fermeture d’une institution…

La Remise, une histoire liée au Rallye de Monte-Carlo

 

Gastronomie et course automobile font généralement bon ménage. Je le dis et je l’écris souvent. La cuisine et la course automobile excitent et réjouissent toutes deux nos sens.

A Antraigues, La Remise écrit un nouveau chapitre

Yves Jouanny ne me démentira pas. Du temps de ses parents déjà, La Remise avait institué une véritable tradition. Offrir une part de tarte aux pommes à tous les pilotes et copilotes lorsque que le Rallye de Monte-Carlo passait (en parcours de liaison) devant le restaurant. Il faut dire que le petit monde du rallye mangeait volontiers à la table de la famille Jouanny pendant les reconnaissances. Mais Yves ne s’est pas contenté de servir des repas conviviaux aux équipages et aux spectateurs. Il n’a pas davantage cantonné son implication dans l’univers du rallye aux parties de cartes avec les équipages aux époques de préparation du Monte-Carle. Non, Yves Jouanny a mis la main à la pâte ! Il a navigué deux fois son ami Jean-Claude Andruet et il a pris lui-même le volant en course. En 1984, il pilote une Opel Kadett GTE groupe A préparée par le Simon Clarr Racing. Son navigateur est Claude Maldjian. Le restaurateur d’Antraigues ne fera pas de salade de bielles mais devra tout de même renoncer avant l’arrivée, trahi par la suspension de sa Kadett GTE. Pour cette édition-là, les carottes étaient cuites. Avec une suspension en marmelade, mieux valait abandonner que se retourner comme une crêpe, ce qui eût été un comble pour un cuisinier ! Il prendra part plus tard à des éditions du Monte-Carlo historique.

La Remise devient une table d’hôtes

 

« Je raconterai bientôt l’histoire de La Remise dans un livre, annonçait le patron au début de l’année. Et puis La Remise va continuer à vivre, autrement. Je voudrais vendre des produits que je préparerai avec mon ami Jean-Pierre Duchamp. Je veux aussi que l’Automobile Club de Monaco y ait sa place ».

 

La promesse a été tenue. AUTOhebdo l’annonce dans son numéro du 23 juin 2015. La Remise devient une table d’hôtes. Les clients pourront aussi y acheter les produits locaux préparés par son chef. Nouveau décor, nouvelle façade, nouveau mode d’exploitation mais conservation de la qualité, du rôle d’ambassadrice de l’Ardèche, du Rallye de Monte-Carlo et des traditions !

A Antraigues, La Remise écrit un nouveau chapitre

Vivement la sortie du livre d’Yves Jouanny ! Je le dévorerai dès son arrivée en librairie. Avec autant d’appétit que celui des pilotes – dont Sébastien Loeb - qui ont goûté la fameuse tarte aux pommes de la maison. Et je m’efforcerai de vous mettre l’eau à la bouche en vous donnant un aperçu de ses saveurs.

 

Attention, pour déjeuner ou dîner à La Remise, il faut réserver :

La Remise – 07530 Antraigues – sur – Volane – 04.75.98.70.74

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Quand Rallye de Monte-Carlo rime avec convivialité http://bit.ly/1KuDl3Z  

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 14:59
OBJETS ANIMÉS…

Il existe des objets différents des autres, auxquels nous nous attachons particulièrement.

 

Pourquoi ? Parce que leur design provoque une émotion particulière ? Parce que leur personnalité nous séduit ? Parce qu’ils nous accompagnent dans notre vie quotidienne ? Parce qu’ils représentent des oeuvres d’art ? Parce que leur possession correspond à l’image que nous souhaitons projeter ? Parce qu’ils symbolisent des événements ou valeurs qui nous chers ? Sans doute notre inconscient synthétise-t-il l’essentiel de ces ingrédients pour produire un cocktail de désirs, de fruits de nos passions, de jouissance égoïste de nos rêves les plus fous.

 

Parmi ces objets attachants, les voitures et les montres. La Capeland Shelby © Cobra lancée par Baume et Mercier s’inscrit dans cette lignée des objets exceptionnels, qui s’achètent par passion, qui se conservent, se collectionnent de génération en génération et illustrent une page d’histoire.

Objets animés, avez-vous donc une âme ?

 

Amis amateurs de Vintage, avez-vous entendu une Cobra hurler sa rage de vaincre dans la ligne droite des Hunaudières ? Ses vrombissements rauques, graves, pleins de défi face à l’adversaire, annoncent un combat impitoyable.

OBJETS ANIMÉS…

Le moteur Ford V8 de la Cobra monte sur le ring de la course tel un boxeur poids lourd déterminé à avancer sur son adversaire, à le bousculer dans les cordes, à lui faire mettre les genoux à terre, à le foudroyer. La Cobra Shelby motorisée par Ford se sait puissante, résistante, sobre, belle, terriblement efficace. Elle n’a rien à voir avec sa rivale, cette Ferrari 275 GTB qui prétend lui contester la victoire. Avec sa force bestiale, la fulgurance de ses frappes, leur violence, la Cobra ne craint pas la rivale flamboyante, sophistiquée, à la voix plus haut perchée, moins dure au mal, apprêtée par des spécialistes de la haute couture.

OBJETS ANIMÉS…

Baume et Mercier a saisi l’âme Cobra et la traduit magnifiquement dans sa création. La montre correspond au monstre mécanique engendré par Carroll Shelby. Elle possède évidemment une âme proche du bolide qui l’a inspirée. Et cette âme communie avec celles des passionnés de pilotage pur et brut. Comment ne pas s’imaginer pilotant une Cobra avec une Capeland Shelby © Cobra au poignet ? Grâce à ce objet animé, nous voilà dans la peau de Jo Schlesser, Bob Bondurant, Dan Gurney, Phil Hill, Chris Amon ou encore Maurice Trintignant…

Avec cette montre, Baume et Mercier célèbre la Shelby Cobra Championne du monde

 

1965, les Shelby Cobra remportent le Championnat du monde FIA des constructeurs GT. Carroll Shelby a battu Ferrari. Comme l’année précédente aux 24 Heures du Mans. Comme Ford le fera l’année suivante sur la piste sarthoise lorsque trois de ses MKII franchiront la ligne d’arrivée en escadrille après avoir terrassé les rivales italiennes.

OBJETS ANIMÉS…

1965, c’était il y a 50 ans. Un anniversaire que Baume et Mercier célèbre en produisant deux séries limitées de la Capeland Shelby © Cobra. La première, en acier, sera éditée à 1965 exemplaires, et la seconde, en or rouge, à 98 unités. Impossible d’oublier une fraction de seconde la parenté de cette lignée avec le bolide qui fit mordre la poussière aux Ferrari. Non seulement les couleurs s’inspirent de la Cobra, mais la signature de Carroll Shelby est gravée sur le verre saphir du fond du boîtier.

 

Amoureux fou de la Cobra depuis l’enfance, auteur d’un roman policier où cette voiture joue un rôle important, j’ai éprouvé un coup de cœur pour la montre Capeland Shelby © Cobra quand je l’ai découverte dans une brève du magazine LVA. Qu’importe que les lecteurs ou l’auteur puissent ou non l’acheter ? L’important c’est qu’elle existe, qu’elle offre du plaisir, du rêve, tant aux heureux propriétaires qu’à ceux qui se contenteront de l’admirer.

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Présentation de la Capeland Shelby © Cobra sur le site de Baume et Mercier http://www.baume-et-mercier.fr/b-m-world/news/news/2015/cobra-capeland-limited-edition.html

 

Cobra, parce qu’elle reste une star éternelle http://bit.ly/1DR9e76

 

Piloter une Alfa Romeo officielle en course, un rêve… http://bit.ly/1nGocrQ  

 

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 14:25
DISPARUE ou la course automobile au cœur d’une série télé !

Avec Léa, héroïne de « Disparue », France 2 nous offre le mercredi soir pendant quatre semaines une série pleine de suspense qui laisse présager des rebondissements inattendus et beaucoup de surprises.

 

Léa est une adolescente lyonnaise qui s’apprête à fêter son 17ème anniversaire. Une jolie jeune fille déterminée qui s’entend avec tout le monde, ses parents, son oncle, sa cousine, son frère, son copain. Rien ne laisse présager son implication dans un fait divers. Et pourtant, elle va disparaître la nuit de la Fête de la musique. Fugue, enlèvement, meurtre ? Nous ne le saurons sans doute qu’à la fin du dernier des 8 épisodes prévus. Et encore, si la vérité n’est pas repoussée à une saison 2…

 

L’enquête nous fait découvrir des personnages bien moins transparents qu’il apparaît au premier abord. Car dans cette histoire, tout le monde ment, tout le monde tente de cacher des éléments, tout le monde possède plusieurs visages. Comme dans la vraie vie ? Peut-être, car les enfants ont souvent des secrets pour leurs parents et ces derniers ne confient pas forcément tous les chapitres de leur existence à leur progéniture.

La course automobile clé de l’intrigue ?

 

Léa se rend souvent sur un circuit automobile. Pas seulement dans le but d’encourager son petit ami Romain qui s’entraîne en monoplace. Elle prend elle-même des cours de pilotage sur une FR. Elle se révèle douée.

DISPARUE ou la course automobile au cœur d’une série télé !

Son père, Julien, et sa mère, Florence, ignorent tout de cette passion. Pourquoi ? « Parce qu’elle avait peur que vous l’obligiez à arrêter », avoue Romain au papa de Léa. Il faut dire que l’automobile est un sujet délicat dans la famille. Jean, l’oncle de Léa a perdu sa femme dans un accident de voiture où la vitesse pourrait être en cause. Quant au moniteur de pilotage, il déclare que la jeune fille, qui avait produit à l’école une fausse autorisation parentale, payait ses cours en liquide, soi-disant parce que c’était plus facile pour Julien qui exploite un restaurant. Mais voilà, l’argent venait d’une autre source. Laquelle ? Un trafic de coke ? Une piste forcément envisageable quand une personne disparaît.

Mais la vérité est sans doute ailleurs

 

Qu’a fait Anne, l’ancienne serveuse du restaurant, un temps maîtresse de son patron avant d’être licenciée ? Anne, une femme vindicative et amère, prête à déclencher des scandales et n’hésitant pas à formuler un faux témoignage dans le but de nuire à son ancien amant et patron. C’est fou comme les employées subalternes tombent facilement amoureuses de leurs patrons… ou des avantages matériels qu’elles peuvent en tirer. Parfois ça marche et la prédatrice devient maîtresse attitrée, concubine, épouse (après avoir fait divorcer sa proie), puis enfin veuve joyeuse au moment où le petit chou à la crème d’oseille disparaît – plus ou moins naturellement - après avoir transféré par des manœuvres douteuses une grande partie de ses actifs à la gourgandine légitimée. Quelle vengeance sournoise peut fomenter une calculatrice déçue de l’échec de son plan d’enrichissement par le piratage ?

DISPARUE ou la course automobile au cœur d’une série télé !

Dans la vraie vie, cette créature serait la plus suspecte. Elle correspondrait à des tas de faits divers où la criminelle est une maîtresse ou une marâtre cupide et sans scrupules. Non, je n’exagère pas. Je travaille à un essai (et des prestations dérivées) sur le thème de la défense des héritiers lésés et cela m’a amené à recenser un nombre très important de cas autour de cette problématique.

DISPARUE ou la course automobile au cœur d’une série télé !

Mais nous sommes dans une fiction… Une vérité trop simple ne serait pas acceptable ou pas assez politiquement correcte… La solution sera sans doute plus complexe à défaut d’être plus vraisemblable. J’espère en tout cas que les auteurs traiteront la course automobile avec le respect et la sympathie qu’elle mérite. Car c’est une discipline magique, formidable, excitante, auprès de laquelle tout le reste paraît un peu terne.

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Ment-on et triche-t-on en course automobile ? Un exemple singulier… http://bit.ly/1o4PkyL

 

Marâtre, détournements et petits meurtres http://0z.fr/1sjFz

 

Une recette de crime parfait… http://bit.ly/1l7SOft

 

Pétassine, dangereuse courtisane malouine, réussira-t-elle à séduire le père de Philippe et à voler son patrimoine ? Réponse dans ce roman http://amzn.to/1nCwZYd

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 18:32
Jeu, F1 et polars

Qui est l’auteur de cette citation ? « J’aime bien les Grands-Prix de Formule 1 : le bruit de moustique asthmatique dans la télé m’endort ».

 

J’ai posé cette question existentielle sur les réseaux sociaux. Une réponse est arrivée très vite. Consulter un moteur de recherche permet en effet de trouver le livre dans lequel la phrase est écrite. Il s’agit de « Miaou, Bordel ! », roman policier de Gérard Chevalier paru aux Éditions du Palémon.

Une chatte plus intelligente que son humain

 

Un complément d’information s’impose cependant. Ce n’est pas Gérard Chevalier qui prononce cette phrase. En réalité, li n’est que la plume, le nègre, de Catia, une chatte écrivaine et enquêtrice fort douée mais capricieuse, voire prétentieuse, selon son collaborateur et son éditeur.

Jeu, F1 et polars

C’est donc Catia qui trouve la F1 contemporaine soporifique. A l’évidence, elle n’apprécie guère la nouvelle réglementation qui aboutit à des moteurs anémiques en comparaison des tigres rugissants d’avant 2014. Je vais vous faire une confidence. Moi, je ne me m’endors pas devant la F1. Je la boycotte. J’explique pourquoi dans un des liens ci-dessous. « Miaou, bordel ! » est un polar plein d’humour et d’esprit. Il n’est pas consacré à la course automobile mais je vous conseille tout de même vivement de le lire. Vous aurez constaté que j’ai écrit plus haut une chatte et son humain et non une chatte et son maître. Pourquoi ? Mais tout simplement parce que ceux qui comptent des félins parmi leurs amis savent qu’un humain n’est jamais le maître d’un chat !

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

* Vous trouverez « Miaou, bordel ! » dans toutes les bonnes librairies ou sur Amazon http://amzn.to/1Djgx5y

 

* « L’art de piloter sous la pluie », ou les aventures d’Enzo, le chien qui rêvait de devenir pilote automobile http://0z.fr/D1Mlc

(les droits d’adaptation de ce scénario au cinéma sont détenus par Patrick Dempsey, le Docteur Mamour mais aussi un gentleman driver passionné et performant)

 

* « VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES », un polar automobile avec Titus, Berger allemand, et Cooper chat de pilote qui a une tête à s’appeler Cooper http://amzn.to/1nCwZYd

(le livre n’existe qu’en eBook pour l’heure, mais je travaille à concrétiser dès que possible une version papier)

 

* Pourquoi je ne regarde plus la F1, cirque scénarisé au bénéfice des chouchous de ces messieurs qui la manipulent http://bit.ly/19gVB57

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:57
Des gants blancs au fourneau et en voiture !

Avez-vous vu le film « Les saveurs du palais » au cinéma ou à la télévision ?

 

Cette fiction ne manque pas de sel ! Catherine Frot joue le rôle d’un personnage inspiré de Danièle Mazet-Delpeuch, cuisinière à l’Élysée du temps de François Mitterrand. Jean d’Ormesson est le Président de la République.

Des gants blancs au fourneau et en voiture !

Quelques échanges se révèlent savoureux !

Du matériel utilisé avec dextérité

 

Hortense Laborie apprend en arrivant à l’Élysée que le matériel des cuisines se manie avec des gants blancs comme une voiture de course.

Des gants blancs au fourneau et en voiture !

La comparaison est tout à fait pertinente. Une voiture de compétition fonctionne parfaitement à une certaine température, avec certains réglages. A défaut, elle ne permettra pas à son pilote de signer les temps escomptés. Et si malgré son tour de main, le conducteur commet une petite erreur, la sanction est immédiate. Le tour sera raté. Il faudra recommencer.

Des gants blancs au fourneau et en voiture !

Une sanction comparable guette le chef qui ne respecterait pas la température idéale du four ou le temps nécessaire à la confection d’un soufflé au Grand-Marnier parfait. Le moindre dérapage gâchera le plat.

Cuisine et pilotage, des synthèses de l’art, de la passion et de la technique

 

Impossible d’évoquer ces thèmes sans faire remonter les souvenirs d’un pilote trop tôt disparu. « Au plan du pilotage pur, l’Italien Elio de Angelis fut le plus beau pilote qu’il m’ait été donné d’admirer », confie Johnny Rives dans « La course aux souvenirs ».

Des gants blancs au fourneau et en voiture !

« Elio de Angelis jouait merveilleusement du piano », rappelle Philippe Lambert dans « Pilotes de Formule 1, l’épreuve des hommes ». Dans le même ouvrage, l’auteur constate que « a priori, la conduite d’une Formule 1 repose sur une succession d’actes techniques. Mais on en vient à se demander si le sang des pilotes ne charrie pas quelques globules empruntés à l’artiste. Ne parle-t-on pas d’art du pilotage ? »

Des gants blancs au fourneau et en voiture !

« Il n’y a pas de bonne cuisine si au départ elle n’est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée », témoigne Paul Bocuse. La technique n’est qu’un moyen. Le résultat exige des épices de respect et d’affectif.

Des gants blancs au fourneau et en voiture !

Soulignons enfin qu’un chef Ferrari officie au piano (d’une cuisine) à Shangai. Nico Rosberg l’a trouvé comme le prouve la photo ci-dessus ! D’accord, Monsieur Ferrari ne porte pas de gants blancs sur l’image. Peut-être les avait-il retirés afin de serrer la main au champion de Formule 1 avant la photo ?

QUELQUES LIENS A SUIVRE

 

Cuisiniers et pilotes font bon ménage ; plus d’un chef court au four et au moulin ! http://bit.ly/1y4UFrJ

 

Mon dernier polar, VENGEANCE GLACÉE AU COULIS DE SIXTIES, vous invite sur les pistes et… dans quelques restaurants http://bit.ly/1IoxuzK

 

Petit feuilleton humoristique et gastronomique illustré

ENTRÉE http://bit.ly/1rlBhnh

PLAT http://bit.ly/1yuTHIC

DESSERT http://bit.ly/1vouydO

 

David Sarel, un de mes personnages récurrents favoris, aime les bons petits plats http://bit.ly/1p2CKAh

 

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  • Mon nom : Thierry Le Bras. Profession :  chroniqueur, écrivain, consultant. Ma passion, décrypter les mécanismes psychologiques qui animent les personnes les plus attachantes comme les plus dangereuses. Surtout dans des univers cyniques...
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